L’immeuble Salammbô d’Actis dans le collimateur de Vivre à Grenoble

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Offres de locations exceptionnelles aux 2 Alpes

EN BREF – L’association Vivre à Grenoble dénonce le démarrage hâtif de la construction de l’immeuble Salammbô sur l’îlot Marceline de la Zac Flaubert. Actis, le bailleur et constructeur du bâtiment, ne disposerait pas, pour l’heure, d’un permis de construire dûment signé par la Ville. Et plus largement, c’est la forte densité de l’îlot qui pose souci aux militants.

 

 

 

VivreAGrenobleZacFlaubertRecoursActisCreditSeverineCattiaux

Denis Pellerin, mili­tant de Vivre à Flaubert, Bruno de Lescure, secré­taire de Vivre à Grenoble, et Louis Cipri, pré­sident de Vivre à Grenoble, devant le chan­tier de l’im­meuble Salammbô construit par Actis, sur l’î­lot Marceline de la Zac Flaubert à Grenoble, lundi 13 février 2017. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

L’association Vivre à Grenoble, qui lutte contre l’excès de den­sité en ville, est de nou­veau très fâchée contre la Ville de Grenoble. Cette der­nière entend en effet construire 405 loge­ments (selon ses sources) sur l’îlot Marceline, por­tion de quar­tier située entre la Bifurk et l’avenue Marcelin Berthelot.

 

« C’est beau­coup trop de loge­ments pour une si petite par­celle ! », estiment les mili­tants de Vivre à Flaubert et Vivre à Grenoble.

 

« Il faut pen­ser à la ville dans trente ans ! Eric Piolle s’engageait [enga­ge­ments 78 et 80, ndlr] à revoir toutes les Zac à son arri­vée, mais il s’est glissé dans les chaus­sons de ses pré­dé­ces­seurs », regrettent-ils amè­re­ment. « Il n’y a pas eu de vraie concer­ta­tion […] Après avoir essayé de dis­cu­ter avec Vincent Fristot, Eric Piolle, et de [se] faire entendre », l’as­so­cia­tion Vivre à Grenoble est bien déci­dée désor­mais à empê­cher, coûte que coûte, la construc­tion de l’îlot Marceline en l’é­tat

 

 

 

La construction d’Actis a démarré, dès janvier, sans permis signé

 

 

L’association s’est donc réso­lue, en février 2015, à mettre des bâtons dans les roues du pre­mier immeuble sus­cep­tible de sor­tir de terre, en l’occurrence le bâti­ment Salammbô du bailleur Actis, qui com­prend 37 loge­ments sociaux sur 6 et 8 étages. C’est ainsi que le per­mis déposé par Actis, le 18 décembre 2014, a été par­tiel­le­ment annulé le 22 sep­tembre 2016 par le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif. Ce der­nier a donné rai­son à l’as­so­cia­tion Vivre à Grenoble, l’auteur du recours gra­cieux.

 

VivreAGrenoble4ZacFlaubertRecoursActisCreditSeverineCattiaux

« On est sur du 200 loge­ments à l’hec­tare ! » déclare Bruno de Lescure, mili­tant asso­cia­tif de Vivre à Grenoble. L’association redoute que cette forte den­sité sur l’î­lot Marceline de la Zac Flaubert nuise à la qua­lité de vie des futurs habi­tants. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Pour se confor­mer aux demandes du tri­bu­nal admi­nis­tra­tif, Actis a dûment entre­pris les modi­fi­ca­tions atten­dues. En l’es­pèce, le bailleur a revu le local à vélos de façon à l’in­té­grer davan­tage dans le bâti­ment. Il a aussi porté de 18 à 24 le nombre de places réser­vées aux loca­taires de Salammbô dans le futur par­king sillo. Le per­mis ainsi modi­fié a été déposé en décembre 2016. Or, pour l’heure, ce docu­ment n’a pas reçu la signa­ture offi­cielle de la Ville de Grenoble. Pour autant, la construc­tion a démarré, dès le mois de jan­vier.

 

 

 

Une requête déposée en Conseil d’État depuis novembre

 

 

L’occasion était trop belle. Vivre à Grenoble a convo­qué la presse ce lundi 13 février à midi pour dénon­cer la pré­ci­pi­ta­tion avec laquelle le bailleur Actis lance la construc­tion de son immeuble, et ce en dehors du cadre légal. Même si, à n’en pas dou­ter, la deuxième mou­ture du per­mis de construire devrait être signée, sous peu, par la Ville.

 

zacflaubertdr

Zac Flaubert

Fin de l’histoire ? Pas tout à fait, puisque Vivre à Grenoble a déposé, en novembre der­nier, une requête en Conseil d’État, tou­jours contre la construc­tion d’Actis. A charge de l’as­so­cia­tion de béné­voles de payer des frais de jus­tice, s’é­le­vant entre 3 000 et 6 000 euros. Mais quand on n’aime vrai­ment pas la den­sité, on ne compte pas…

 

 

Séverine Cattiaux 

 

 

Nota bene : Le maire de Grenoble, Eric Piolle, pré­sident d’Actis n’a pas donné suite à notre demande d’in­ter­view. 

 

MC2 - La morsure de l
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