Interdictions de rouler à Grenoble, pas à Chambéry : où est la cohérence ?

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Alors que Grenoble entre, mercredi 25 janvier, dans son sixième jour de pollution consécutif et son deuxième jour d’interdiction de circulation pour les véhicules considérés comme les plus polluants*, la qualité de l’air continue de se dégrader d’après les mesures réalisées par Atmo Auvergne Rhône-Alpes.

 

 

L’air était médiocre mardi ? Il sera mauvais ce mercredi. Ce qui, sans nul doute, devrait conduire les pouvoirs publics à élargir le dispositif dès jeudi. En effet, au septième jour de pollution, les interdictions de circulation seront étendues à un quart du parc automobile**. Dans le même temps, sera mise en place la gratuité dans les transports en commun (sauf TER) et pour les vélos de Métrovélo et seront maintenues les limitations de vitesse.

 

En attendant, quelques kilomètres plus loin, la qualité de l’air a beau être aussi voire plus mauvaise que dans la cuvette grenobloise, ça circule toujours. A Chambéry, les seules mesures mises en place jusque-là consistent à réduire la vitesse maximale autorisée de 20 km/h.

 

Ce qui a fait bondir la Frapna Savoie. Dans un communiqué, l’association pointe l’inertie des pouvoirs publics, « qui semblent ignorer un problème de santé publique majeure », et demande que soient prises des mesures cohérentes.

 

 

Un problème de cohérence…

 

 

La cohérence territoriale, comme la capacité à anticiper les épisodes de pollution, ce n’est pas (encore) le fort du dispositif. Dimanche en fin d’après-midi, alors que la qualité de l’air était qualifiée de médiocre, une « longue file de véhicules, sans doute le retour des stations de ski, s’accumulait sur la voie urbaine de Chambéry, notamment à proximité de l’échangeur autoroutier de Chambéry nord », fait remarquer la Frapna.

 

« Sur les panneaux d’information, une seule indication qui prêterait à sourire si l’on ne touchait pas au domaine de la santé en période d’épidémies en tous genres : « pollution, écoutez 107,7 ». Ce qui devait arriver… est arrivé le lendemain, lundi. La pollution est montée d’un cran, l’air passant de médiocre à mauvais, selon Air Rhône-Alpes. La « zone urbaine des pays de Savoie » ainsi que la « zone alpine Savoie » ont été classées au niveau d’alerte 1.

 

PC

 

 

* Les voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997, les poids lourds, bus et autocars immatriculés avant le 1er janvier 2001 et les véhicules utilitaires légers d’avant le 1er octobre 1997 (véhicules non classés).

 

** Véhicules non classés et Crit’air 4 et 5.

 

 

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Commentaires 1
  1. Au lieu de bondir, la FRAPNA ferait mieux de jouer son rôle et de critiquer la métro qui a mis en place un dispositif parfaitement inefficace exigé à grand coup de caprice par les écolos grenoblois et parisiens.

    La cohérence vaut pour tout le monde , non?

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