Le vélo pour se rendre au travail : Grenoble en tête selon l’Insee

sep article

Notre indépendance c

Une étude de l’Insee publiée mardi 17 janvier porte sur les modes de déplacement pour se rendre au travail sur la région Auvergne – Rhône-Alpes. Une étude qui montre notamment que « Grenoble se positionne dans le tiercé de tête des grandes villes françaises où le vélo est le plus utilisé ».

 

 

Sur l’en­semble de la région, le vélo est plus cou­ram­ment uti­lisé pour se rendre au tra­vail que sur l’en­semble du pays. Ainsi, 2,2 % des actifs choi­sissent de jouer de la pédale tous les matins, contre 1,9 % pour la moyenne natio­nale.

 

Des chiffres qu’il convient de nuan­cer, en fai­sant remar­quer que le pour­cen­tage de per­sonnes se dépla­çant en voi­ture est, lui aussi, supé­rieur à la moyenne natio­nale (74,5 % pour la région, contre 70,6 % pour l’en­semble du ter­ri­toire). Tandis que les dépla­ce­ments en trans­ports en com­mun concernent 10,6 % des per­sonnes en Auvergne – Rhône-Alpes, contre… 14,8 % en moyenne dans l’Hexagone.

 

 

Grenoble très largement en tête pour l’usage du vélo

 

 

Nul doute que Grenoble fait, à elle seule, mon­ter la moyenne régio­nale en ce qui concerne l’u­sage du vélo. « Grenoble, entou­rée de mon­tagnes mais ville la plus plate de France, se dis­tingue par­ti­cu­liè­re­ment », indique ainsi l’é­tude. Elle n’exa­gère pas : le taux de recours au vélo pour se rendre au tra­vail y est de 15,2 %, devant Lyon avec un taux trois fois infé­rieur, de 5,9 %. En fin de clas­se­ment, Saint-Étienne dépasse à peine les 1 %.

 

L’étude montre encore que l’âge n’est pas un élé­ment déter­mi­nant, mais que les hommes uti­lisent plus fré­quem­ment le vélo que les femmes, et que la situa­tion fami­liale peut éga­le­ment jouer. « En effet, explique l’é­tude, 1,8 % des adultes en couple dans ce cas vont au tra­vail à vélo, contre 2,1% des adultes en couple sans enfant. »

 

 

Le vélo plus populaire chez les hauts diplômés et les cadres

 

 

Enfin, le vélo n’ap­pa­raît pas comme une pra­tique aussi popu­laire que cer­tains veulent le lais­ser pen­ser. « L’utilisation du vélo croît avec le niveau de diplôme », remarque l’Insee : 2 % des actifs de niveau bac se rendent au tra­vail à vélo sur la région, contre… 8,3 % des titu­laires d’un doc­to­rat.

 

« De même, les cadres comptent pro­por­tion­nel­le­ment plus d’a­deptes du vélo que les autres caté­go­ries socio­pro­fes­sion­nelles », note enfin l’Insee. « Les agri­cul­teurs, arti­sans et com­mer­çants sont les moins enclins à tra­vailler à vélo, lors­qu’ils sont ame­nés à se dépla­cer », tan­dis que 6 % des cadres de la fonc­tion publique et 3 % des cadres d’en­tre­prise font des dépla­ce­ments pro­fes­sion­nels à vélo. Dont le maire de Grenoble en per­sonne.

 

FM

 

 

commentez lire les commentaires
3878 visites | 1 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 1
  1. L’hirondelle de la tran­si­tion a du plomb dans l’aile. L’hirondelle de la tran­si­tion a du plomb dans l’aile.

    Merci à l’INSEE de démontre chiffre à l’ap­pui ce que nous savions déjà : la muni­ci­pa­lité mène des poli­tiques uni­que­ment pour une toute petite mino­rité d’ha­bi­tants, les plus pri­vi­lé­giés, pour une caste de bobos rési­dant en centre-ville, 85% des dépla­ce­ment ne se fai­sant pas en vélo.

    Ce que l’é­tude de l’INSEE dit c’est que ce sont les habi­tants du centre-ville, pri­vi­lé­giés et pos­sé­dant un haut niveau d’é­tude, et sur­tout des hommes, qui uti­lisent le vélo pour des dis­tance très courtes, moins de 5 KM.

    « L’utilisation d’un vélo pour se rendre à son tra­vail n’est pas réser­vée aux plus jeunes. La part des adeptes de la bicy­clette ne varie pas avec l’âge.

    En revanche, les hommes uti­lisent plus fré­quem­ment le vélo que les femmes (2,8 % contre 1,6 %).

    Le vélo est aussi davan­tage uti­lisé par les per­sonnes qui vivent seules (4,4 %) ou qui, sans conjoint, coha­bitent avec d’autres adultes (3,7 %). Avoir des enfants à charge semble être un frein à la pra­tique du vélo. En effet, 1,8 % des adultes en couple dans ce cas vont au tra­vail à vélo contre 2,1 % des adultes en couple sans enfant.

    L’utilisation du vélo croît avec le niveau de diplôme. Dans la région, alors que moins de 2 % des actifs titu­laires au plus d’un bac­ca­lau­réat vont tra­vailler à vélo, cette part s’élève à 2,8 % pour les titu­laires d’un diplôme de niveau bac + 3 ou + 4, à 4,7 % pour les déten­teurs d’un Bac + 5 et 8,3 % pour les diplô­més d’un doc­to­rat. De même, les cadres comptent pro­por­tion­nel­le­ment plus d’a­deptes du vélo que les autres caté­go­ries socio­pro­fes­sion­nelles. Ce sont ainsi 6 % des cadres de la fonc­tion publique et 3 % des cadres d’entreprise qui ont recours à ce mode de dépla­ce­ment pour aller au tra­vail. À l’inverse, les agri­cul­teurs, arti­sans et com­mer­çants sont les moins enclins à tra­vailler à vélo, lors­qu’ils sont ame­nés à se dépla­cer. »

    sep article