La CGT Isère dénonce le “tout routier” et appelle à développer le rail

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L’Union départementale CGT Isère condamne dans un communiqué la politique de déplacements menée au niveau de l’État et de la Région. Elle appelle à un « report modal massif de la route vers les modes propres comme le rail » pour faire face aux problèmes de pollution et respecter les engagements de la France pris lors des Grenelle de l’environnement et de la Cop 21.

 

 

La CGT Isère dénonce ainsi « les contra­dic­tions et inco­hé­rences entre les dis­cours pro­non­cés aux citoyens et la poli­tique des trans­ports réel­le­ment conduite au quo­ti­dien dans le pays ». Des contra­dic­tions qui se mani­festent, selon elles, de façon aiguë à l’oc­ca­sion des pics de pol­lu­tion, comme ceux enre­gis­trés ces der­nières semaines qui ont occa­sionné des res­tric­tions de cir­cu­la­tion sur l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise.

 

« Les épi­sodes de grande pol­lu­tion de plus en plus fré­quents et le niveau élevé de pol­lu­tion dans les autres périodes exigent une prise en compte conti­nue des poli­tiques de dépla­ce­ments, loin des opé­ra­tions de com­mu­ni­ca­tion cher­chant à cacher les vraies res­pon­sa­bi­li­tés », note le syn­di­cat, qui – sans sur­prise – veut défendre le fer­ro­viaire public contre l’au­to­mo­bile pri­vée.

 

Directement visé par la vin­dicte de la CGT Isère, le pré­sident de la région Auvergne – Rhône-Alpes est ainsi accusé de faire « le choix du “tout rou­tier” (300 mil­lions d’euros) et du “tout sécu­ri­taire” (85 mil­lions d’euros), notam­ment en exter­na­li­sant la police fer­ro­viaire et en ren­for­çant la vidéo-sur­veillance ».

 

 

Défendre les petites lignes ferroviaires

 

 

Mais la CGT Isère fus­tige éga­le­ment « le désen­ga­ge­ment de l’État (et) l’absence d’ambition concer­nant le fret SNCF », ainsi que l’ou­ver­ture des trans­ports à la concur­rence qui, estime-t-elle, « ne vont pas dans le sens de l’intérêt géné­ral ».

 

« L’Union dépar­te­men­tale CGT Isère conti­nuera de por­ter d’autres alter­na­tives que le “tout rou­tier”, en par­tant des besoins réels des popu­la­tions », conclut le syn­di­cat, rap­pe­lant notam­ment son atta­che­ment aux petites lignes fer­ro­viaires, « dont celle de Grenoble-Veynes tou­jours mena­cée de fer­me­ture ».

 

FM

 

 

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