Logements sociaux et très sociaux : la Métro à la peine face à la demande croissante

sep article

Festival oenologique et musical Le Millésime à Grenoble du 5 au 20 octobre 2019

DÉCRYPTAGE – Entre inquiétude des associations, baisse des budgets ou des subventions et objectifs ambitieux de la Métro, quel état des lieux dresser du logement social dans l’agglomération grenobloise à la veille de l’adoption d’un Programme local pour l’habitat 2017-2022 ?

 

 

 

Actuellement en pleine préparation, le Programme local pour l’habitat (PLH) 2017-2022, s’apprête à être voté à la fin de l’année. En jeu, ni plus ni moins que l’orientation de la politique de l’habitat de la Métro pour les six ans à venir. Avec quels moyens et quelles ambitions pour le logement social en Isère ?

 

Le logement social est-il à vif ? Il est ici... à Vif, avec Le Clos, 18 logements sociaux de la SDH. © SDH

Le logement social est-il à vif ? Il est ici… à Vif, avec Le Clos, 18 logements sociaux de la SDH. © SDH

 

Pour l’association Un toit pour tous, ce PLH n’est « pas à la hauteur des nécessités », a t-elle jugé dans une lettre adressée aux conseillers communautaires de la Métro en juin 2016. « Un PLH frileux et rétréci conduirait à maintenir, voire accroître les difficultés des habitants de la Métro : des loyers élevés, un accès et un maintien difficile dans le logement, un secteur du logement social bloqué, moins de sorties d’hébergement, plus de sans-abri. »

 

 

 

Des budgets en diminution

 

 

À ce PLH « frileux », s’ajouteraient « des budgets en diminution », mentionne encore Un toit pour tous. Ce que confirme Stéphane Duport-Rosand, président de l’Association des bailleurs sociaux de l’Isère (Absise) : « Que ce soit au niveau de l’État ou de certaines collectivités locales, il y a effectivement des baisses d’aides, notamment sur la construction. Nous avons déjà interpellé les partenaires, que ce soit le Département, la Métro, les communes… »

 

« Nous voulons montrer combien certaines démarches peuvent avoir un impact important, ajoute Stéphane Duport-Rosand. On essaie de sensibiliser, par exemple, sur l’enjeu des taxes foncières ou des taux d’intérêt afin de maintenir et d’accroître le rythme de la production. »

 

Réunion d'Absise : les bailleurs sociaux ne sont pas rassuré. © Florent Mathieu - Place Gre'net

Réunion d’Absise : les bailleurs sociaux notent des moyens en baisse. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

La directrice de l’Opac 38 et vice-présidente de l’Absise Isabelle Rueff tient, de son côté, à rappeler un changement marquant du modèle de financement : « Jusqu’ici, c’était surtout des aides de l’État, qui venaient aider une opération et permettaient d’être sélectif. Aujourd’hui, c’est un système de prêts qui se met en place, à des conditions avantageuses certes, mais qui pose tout de même un certain nombre de problèmes. »

 

Mais encore ? « D’abord, un prêt, ça se rembourse… Et deuxièmement, c’est un prêt qui n’est pas sur une opération mais pour un opérateur, ce qui ne permet plus d’être sélectif. Non seulement, cela pèse sur nos fonds propres, mais cela engendre une absence de maîtrise pour les collectivités de savoir ce qui se fait sur leur territoire. Ce que permettait le système de subventions. »

 

 

 

1000 logements sociaux de plus par an

 

 

En ce qui concerne le PLH, « les éléments de financement ne sont pas encore finalisés », fait savoir Christine Garnier. La 5e vice-présidente de la Métro, en charge de l’habitat, du logement et de la politique foncière, tient surtout à rappeler les objectifs fixés pour ce qui concerne le logement social : 1 000 logements supplémentaires et 1 000 logements réhabilités par an. Une grande ligne directrice confirmée par les bailleurs sociaux.

 

1000 logements réhabilités par an ? Ici un logement insalubre dans les Vieilles Cités, quartier de Abbaye-Jouhaux. © Véronique Magnin - Place Gre'net

Mille logements réhabilités par an ? Ici un logement insalubre dans les Vieilles Cités, quartier Abbaye-Jouhaux. © Véronique Magnin – Place Gre’net

 

Christine Garnier précise avoir rencontré Un toit pour tous et estime avoir rassuré l’association, en particulier sur une mauvaise interprétation de données très techniques pouvant prêter à confusion. Rassuré, le responsable de l’association Michel Delafosse ne l’est pourtant pas tant que cela…

[…]

La suite du contenu est réservé aux abonnés

Connectez vous…

Veuillez vous connecter pour accéder à cette page.
S'inscrire

 

…ou choisissez votre abonnement ci-dessous !

commentez lire les commentaires
3432 visites | 4 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 4
  1. sep article
    • FM

      16/11/2016
      10:21

      Bonjour, merci pour votre commentaire, la lettre d’Un toit pour tous adressée aux élus métropolitain est mentionnée et citée dès le deuxième paragraphe de l’article, accompagnée plus loin des réponses de Christine Garnier de la Métro.

      sep article
  2. Procurez la note de la Fondation « Un toit pour tous » distribuée en juin au élus métropolitains. Vous allez voir, c’est instructif: PLH parfaitement insuffisant et incohérent…
    Encore des aigles qui planent dans les hautes de la réflexion et de la conception des politiques publiques.

    sep article
    • FM

      16/11/2016
      10:21

      Bonjour, merci pour votre commentaire, la lettre d’Un toit pour tous adressée aux élus métropolitain est mentionnée et citée dès le deuxième paragraphe de l’article, accompagnée plus loin des réponses de Christine Garnier de la Métro.

      sep article