Votation citoyenne à Grenoble : un match perdu d’avance ?

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FOCUS – Après le débat contradictoire télévisé, organisé par la Ville, sur le sujet de la première votation citoyenne, les pétitionnaires du Cluq tapent du poing sur la table. Pour eux, pas de doute, les dés sont pipés. De fait, les 20 000 voix majoritaires nécessaires pour remporter la votation, ne pourraient pas être atteintes…

 

 

 

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Lors du débat contra­dic­toire télé­visé (à retrou­ver sur TéléGrenoble), orga­nisé mardi 4 octobre 2016, dans les salons de l’hô­tel de Ville de Grenoble. A gauche, Gilles Namur, pré­sident du Cluq. A droite, Bruno de Lescure, membre du bureau du Cluq.

Le Comité de liai­son des unions de quar­tier (Cluq) por­teur de la seule péti­tion qui sera sou­mise à la vota­tion citoyenne du 10 au 15 octobre n’est pas content du tout… Pas content du débat dans lequel il a débattu face à trois adjoints de la Ville de Grenoble, dif­fusé en dif­féré sur TéléGrenoble ? Non, tel n’est pas le pro­pos…

Il s’a­git plu­tôt de dénon­cer ce qui se trame dans les cou­lisses du dis­po­si­tif de la vota­tion citoyenne.

 

En résumé : la Ville ne joue pas le jeu, affirme le Cluq. C’est-à-dire ? Elle n’aurait pas mis en œuvre les moyens suf­fi­sants pour que la vota­tion puisse se tenir dans de bonnes condi­tions. Et donc… il serait maté­riel­le­ment très dif­fi­cile d’at­teindre 20 000 voix majo­ri­taires [score obtenu par la majo­rité actuelle aux élec­tions muni­ci­pales, ndlr]. Et donc… toute cette débauche d’éner­gie à convaincre, à faire signer des péti­tions, etc. serait peine per­due. Qu’en est-il vrai­ment ?

[…]
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Commentaires 4
  1. Ping : Politique de stationnement | Comité de Liaison des Unions de Quartier de GRENOBLE (CLUQ)

  2. Ce qui est triste c’est qu’une idée pas mau­vaise / bonne (deman­der aux habi­tants) se trouve muse­lée.
    Avez vous vus les horaires pour voter ? Purée, et ceux qui bossent la jour­née et ont les enfants ? Si nous avions pu voter depuis notre espace per­son­nel sur le site web il y aurait eu le seuil de 20 000. Mais là c’est juste ridi­cule. Vous ne trou­ve­rez jamais 20 000 per­sonnes qui auraient le temps.
    Pis aussi si tout le monde payait le sta­tion­ne­ment à Grenoble ca serait juste, indé­pen­dam­ment du lieu d’ha­bi­ta­tion. Pour moi l’in­jus­tice c’est ce cri­tère géographique:tu paie/tu paie pas dou­blé de celui des revenu.
    Si la mai­rie avait été hon­nête intel­lec­tuel­le­ment (et non élec­to­ra­liste) elle aurait fait sau­ter la bar­rière de la géo­gra­phie. Bref.…
    Dommage ca met en lumière les pra­tiques.

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  3. Pour quoi l’État a t‑il laissé faire cela ? Pour quoi ne pré­fet ne réagit-il pas quand il “agit de faire voter dans un scru­tin à « 20 000 voix majo­ri­taires » qui est par­fai­te­ment illé­gal ? Pourquoi l’État et le Préfet laissent t‑il ainsi dévoyer notre CONSITUTION et nos lois, avec les résul­tats cala­mi­teux pour la concorde que l’on constate ?

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    • Si la vota­tion citoyenne n’est pas « légale » (pas dans la loi), elle n’est pas illé­gale non plus.
      « Par ana­lo­gie avec les réfé­ren­dums d’i­ni­tia­tive popu­laire suisse, l’ex­pres­sion « vota­tion citoyenne » a été uti­li­sée en France pour la consul­ta­tion popu­laire orga­ni­sée par un col­lec­tif de syn­di­cats, d’as­so­cia­tion et de par­tis poli­tiques sur la pri­va­ti­sa­tion de La Poste, entre le 28 sep­tembre et le 2 octobre 2009. » nous apprend La Toupie.
      Le pré­fet n’a donc pas à s’en mêler, puis­qu’or­ga­ni­ser une vota­tion citoyenne n’est pas un délit.
      Que le GAM ne soit pas d’ac­cord avec son orga­ni­sa­tion, c’est une chose, qu’il parle de « dévoyer notre consti­tu­tion » est autre chose, c’est même com­plè­te­ment faux et aber­rant.

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