Rentrée 2016 : ce qui change pour les petits Grenoblois

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FOCUS – Treize nouvelles classes ont été ouvertes à Grenoble pour cette rentrée 2016, afin d’accueillir 224 élèves supplémentaires par rapport à l’effectif de 2015. L’autre événement de cette rentrée : la nouvelle formule des temps périscolaires… Et une ombre au tableau, avec la fermeture probable d’une classe de l’école Jardin de Ville.

 

 

 

Les cahiers sont prêts pour la Rentrée des classes 2016 à Grenoble © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Les cahiers sont prêts pour la Rentrée des classes 2016 à Grenoble © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Treize mille enfants des écoles mater­nelles et élé­men­taires font leur ren­trée, ce jeudi 1er sep­tembre 2016, à Grenoble. Ils seront donc encore plus nom­breux que l’an­née der­nière à fré­quen­ter les écoles pri­maires. « Cela montre la vita­lité de Grenoble, l’une des rai­sons qui expliquent que l’Éducation est notre prio­rité », a réaf­firmé Eric Piolle, maire de Grenoble, lors d’un point presse à la veille de la ren­trée.

 

Si on regarde les chiffres de plus près, seuls les effec­tifs des enfants de l’élé­men­taire (de 6 à 11 ans) aug­mentent à Grenoble (+ 245 enfants).

 

En revanche, on compte 21 enfants de moins pour les mater­nelles (de plus de 3 ans à 5 ans). Une ten­dance qui se retrouve ailleurs en France. Selon la direc­tion de l’évaluation, de la pros­pec­tive et de la per­for­mance (Deep), ces chiffres tra­duisent le pas­sage en CP des « enfants du baby-boom de 2010 ».

 

 

 

Treize nouvelles classes ouvertes

 

 

Pour cette ren­trée, treize nou­velles classes voient le jour à Grenoble : deux classes de mater­nelles – l’une à l’é­cole Joseph Vallier et l’autre à Beauvert – et onze nou­velles classes dans les écoles élé­men­taires. « Il y en aura peut-être une autre encore qui ouvrira à l’é­cole Jean Macé », annonce Eric Piolle. Une 14e ouver­ture de classe qui a été confir­mée, le mardi 6 sep­tembre.

 

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Les effec­tifs du quar­tier montent d’an­née en année à Grenoble. A la ren­trée 2016, un deuxième étage de modu­laires a pris place dans la cour de l’é­cole Lucie Aubrac. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

2,8 mil­lions d’euros ont été inves­tis en 2016 pour la réno­va­tion et la créa­tion de ces treize classes notam­ment. Ainsi, l’école Sidi Brahim a‑t-elle été éten­due, pour per­mettre la créa­tion de trois nou­velles classes, qui ouvrent ce jeudi 1er sep­tembre.  Et des solu­tions alter­na­tives ont été trou­vées, quand l’extension n’était pas envi­sa­geable… Par exemple, un deuxième étage a‑t-il été ajouté aux modu­laires déjà en place dans la cour de l’école Lucie Aubrac. Ces locaux pro­vi­soires seront en place jus­qu’à la livrai­son de la future école Hoche atten­due pour 2020 (cf. enca­dré « Plan École »). Des modu­laires ont éga­le­ment été posés à Beauvert. Ils feront eux office de salles pour le péri­sco­laire.

 

Reste qu’en dépit de ces nou­velles ouver­tures de classes, cer­taines pour­raient se retrou­ver rela­ti­ve­ment bien char­gées à la ren­trée, sou­ligne Eric Piolle. La Ville demeure impuis­sante sur ce point. « C’est bien sûr l’Éducation natio­nale qui décide d’ouvrir des postes… et la Ville doit suivre pour créer des classes. Le Plan École a, certes, la volonté d’ouvrir les pos­si­bi­li­tés d’accueil, mais la poli­tique de l’Éducation natio­nale est ce qu’elle est. »

 

RentreeScolaire2016EricPiolleEtAdjoints3CreditSeverineCattiaux

La ren­trée 2016 a sonné à Grenoble. De gauche à droite : Mondane Jactat, adjointe à la Santé ; Elisa Martin, adjointe au par­cours sco­laire ; Eric Piolle, maire de Grenoble et Fabien Malbet, adjoint au patri­moine sco­laire. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

 

 

Nouvelle formule des rythmes scolaires

 

 

Autre chan­ge­ment de taille pour les jeunes élèves de Grenoble à la ren­trée : la nou­velle for­mule des temps péri­sco­laires. Les parents ne choi­sissent plus les acti­vi­tés pour leurs enfants, « comme on choi­sit dans un cata­logue mais ils décident des jour­nées de pré­sence de l’enfant aux temps péri­sco­laires », lance Elisa Martin, adjointe au par­cours édu­ca­tif.

 

Initiation tir à l'arc pour les enfants au Bois français. © Patricia Cerinsek - placegrenet.fr

Initiation tir à l’arc pour les enfants au Bois fran­çais. © Patricia Cerinsek – placegrenet.fr

Les conte­nus se construi­ront en coopé­ra­tion entre les ani­ma­teurs, les enfants, le réseau édu­ca­tif, les asso­cia­tions, autour de la citoyen­neté, de la Culture, du jeu, du sport… A ce titre, les édu­ca­teurs spor­tifs de la Ville inter­vien­dront trois fois par semaine dans chaque école.

 

Les acti­vi­tés des temps péri­sco­laires se dérou­le­ront à l’école mais aussi au dehors, dans les gym­nases, les musées ou bien encore les biblio­thèques. La gra­tuité des temps péri­sco­laires (jusqu’à 18 heures le soir, autre nou­veauté pour les enfants) est accor­dée deux jours sur quatre. Les tarifs des deux autres jours payant, sont fonc­tion du quo­tient fami­lial.

 

Par ailleurs, bonne nou­velle pour les 500 enfants qui sont contraints de prendre quo­ti­dien­ne­ment des médi­ca­ments à l’école (pour l’asthme, le dia­bète) : « Ils pour­ront cette année accé­der aux temps péri­sco­laires », annonce Mondane Jactat, adjointe à la Santé.

 

La Ville estime qu’un peu plus de la moi­tié des enfants (55 %) pour­rait cette année fré­quen­ter ces nou­veaux temps péri­sco­laires. 570 ani­ma­teurs ont ainsi été pré­vus pour assu­rer l’a­ni­ma­tion et l’en­ca­dre­ment des enfants.

 

 

Séverine Cattiaux

 

 

« PLAN ÉCOLE » : RETARD OU PAS ?

 

Fabien Malbet, adjoint aux écoles. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Fabien Malbet, adjoint aux écoles. © Joël Kermabon – Place Gre’net

En sep­tembre der­nier, l’exécutif gre­no­blois lan­çait son Plan École. Ce der­nier pré­voit la construc­tion de six nou­velles écoles ou exten­sions, de nou­veaux res­tau­rants sco­laires, ainsi qu’un pro­gramme de réno­va­tion dans les éta­blis­se­ments sco­laires.

 

Pour l’heure, les gros pro­jets sont bien enga­gés : écoles Diderot, Hoche, Saint-Bruno. « Le lan­ce­ment de la concer­ta­tion pour la nou­velle école Flaubert démarre en sep­tembre », ajoute Fabien Malbet, adjoint au patri­moine sco­laire. Les trois futurs res­tau­rants sco­laires (Jouhaux, Sidi Brahim et Elisée Chatin) sont éga­le­ment sur les rails. Ils ouvri­ront, eux, à la ren­trée pro­chaine.

 

Le plan pré­voit aussi des réno­va­tions dans les écoles. Par exemple, un mil­lion d’euros a été affecté pour des tra­vaux sur l’école Jean Racine, cet été, afin de per­mettre l’extension de la mater­nelle. « On n’a pas tota­le­ment fini », recon­naît l’ad­joint. Pour le reste, tout avance comme prévu », assure-t-il.

 

Pascal Clérotte, ani­ma­teur du GAM (que Place Gre’net vous pré­sen­tait dans cet article) en doute, et affirme, au contraire, dans un récent com­mu­ni­qué trans­mis à la Presse, que l’exécutif gre­no­blois a pris beau­coup de retard.  L’animateur ne voit pas com­ment la nou­velle école Hareux (zone Presqu’île) pour­rait ouvrir pour 2018. « C’est pour­tant bien parti ! rétorque l’adjoint. Un léger retard a été pris du fait de pol­lu­tion trouvé dans le sol, mais on suit le plan­ning. Allez voir l’é­tat d’a­van­ce­ment : les murs sont déjà en place… »

 

L’animateur du GAM déclare aussi dis­po­ser d’in­for­ma­tions qui lui viennent d’un infor­ma­teur. Selon ce der­nier, des études étaient prêtes mais l’équipe d’Eric Piolle n’en a pas tiré par­tie et aurait perdu trois ans, au moins, sur cer­taines construc­tions.  « Je n’ai pas trouvé toutes ces études dont parle Pascal Clérotte, confie l’ad­joint. Même celle sur l’é­cole Buffon ? « Ah, mais cette étude ne cor­res­pon­dait pas aux besoins actuels et les habi­tants n’a­vaient même pas été concer­tés ».

 

 

UNE CLASSE EN SURSIS À LA MATERNELLE DU JARDIN DE VILLE

 

Seuls 12 enfants sont ins­crits cette année, en petite sec­tion, de l’école mater­nelle du Jardin de Ville, contre 24 l’an­née der­nière. Trop peu pour main­te­nir la classe ?

 

EcoleMaternelleJardinDeVilleCreditSeverineCattiaux

Le Rectorat don­nera une réponse ferme et défi­ni­tive ce mardi 6 sep­tembre. Si la fer­me­ture est actée, l’effectif actuel de l’école de 56 enfants sera réparti sur deux classes, contre trois aupa­ra­vant. Soit 28 enfants par classe.

 

Avertis de la mau­vaise nou­velle le jour de la ren­trée, les parents d’é­lèves ont immé­dia­te­ment lancé une péti­tion pour empê­cher cette fer­me­ture qui, sur de nom­breux points, leur appa­raît aber­rante.

 

Ce n’est pas faute de demandes…

 

S’il n’y a que 12 enfants ins­crits, ce n’est pas faute de demandes, invoquent les por­teurs de la péti­tion. Plusieurs déro­ga­tions ont été refu­sées à des familles habi­tant à proxi­mité de l’école Jardin de Ville, mais dépen­dant d’autres écoles (Jaurès, Bizanet, Marceau) du point de vue du péri­mètre de la carte sco­laire stricto sensu. A cela, Bertrand Bosson, l’un des parents d’é­lèves à l’i­ni­tia­tive de la péti­tion, ajoute : « Trois enfants du quar­tier auront trois ans d’ici jan­vier 2017. Les parents s’en­gagent à les faire ren­trer à l’é­cole, à cette date. Et on sait aussi, de manière sûre, que deux enfants qui emmé­nagent à Grenoble en octobre, entre­ront à l’école Jardin de Ville. »

 

Matériellement enfin, l’école, construite tout en hau­teur sur deux étages (une classe par étage), n’est pas conçue pour accueillir des classes trop char­gées. « La classe du rez-de-chaus­sée de l’é­cole est pré­vue pour 24 enfants, car elle accueille le dor­toir des tout petits », sou­ligne Bertrand Bosson. « Cela fera juste en bas. La classe sera très rem­plie » confirme la direc­trice Sylvie Cadoux.

 

« C’est plus facile de fer­mer une classe que d’en ouvrir une »

 

Enfin, dans l’hypothèse où l’école pas­se­rait à deux classes, l’établissement pour­rait-il encore accueillir, ponc­tuel­le­ment, comme il le fait tous les ans, les enfants des forains lors de la fête des rameaux, de familles Roms, ou encore de réfu­giés ? Si c’est le cas, les condi­tions d’accueil seront net­te­ment dégra­dées… « On sou­haite que la rec­trice fasse preuve d’an­ti­ci­pa­tion, lance Bertrand Bosson. C’est plus facile de fer­mer une classe que d’en ouvrir une. Par ailleurs, si Grenoble veut main­te­nir les familles en centre-ville, ce n’est pas en fer­mant des classes qu’elle va y par­ve­nir ».

 

La Ville de Grenoble ne s’attendait mani­fes­te­ment pas à cette fer­me­ture de classe. Cet été, l’escalier du troi­sième étage a même d’ailleurs été refait (la somme de 80 000 euros est évo­quée par Bertrand Bosson). Un inves­tis­se­ment inutile si l’une des trois classes ferme…

 

 

N.B. : L’article a été com­plété lundi 5 sep­tembre à 16 heures par un enca­dré sur la fer­me­ture pos­sible d’une classe à la mater­nelle Jardin de ville.

 

 

Pays Voironnais, un jour, une activité
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Commentaires 12
  1. Puisqu’on inter­roge le GAM sur ce qui perçu comme des attaques sur la per­sonne de son porte Parole, il nous semble bon de pré­ci­ser les choses sui­vantes :

    1 – Les jour­na­listes écrivent ce qu’ils veulent et les élus disent ce qu’ils veulent. Nous aussi ! Nous n’al­lons pas répondre autre­ment que par des faits. Ce que nous avons fait. Il ne s’a­git que la « riposte » à la réac­tion de Pascal Clérotte (qui n’y est certes pas allé de main morte) sur la manière à son avis par­tielle dont la jour­na­liste qui nous a contacté a rendu compte des élé­ments et des ana­lyses qu’il lui avait trans­mis. C’est le droit d’un jour­na­liste de choi­sir de trai­ter un sujet comme il l’en­tend, même par­tiel­le­ment. Pascal Clérotte a exercé son droit de rec­ti­fi­ca­tion direc­te­ment sur le site de Place Gre’net donc l’af­faire est close (il ne va tout de même pas faire un pro­cès comme cer­tains élus). Il ne se for­ma­lise abso­lu­ment pas des cri­tiques dont il ferait l’ob­jet.

    2 – Pascal Clérotte n’a jamais fait de mys­tère de ses opi­nions poli­tiques, qui ne sont pas par­ta­gées d’ailleurs par tous les membres du GAM, qui n’est pas, rap­pe­lons le, un parti poli­tique. Toutes les infor­ma­tions don­nées dans les com­men­taires en ques­tion sont obte­nables en tapant son nom dans Google. Au GAM, nous ne sommes pas sec­taires : nous pré­fé­rons des débats, par­fois vifs mais tou­jours construc­tifs entre per­sonnes avis dif­fé­rents à l’entre-soi dog­ma­tique ou au crê­page de chi­gnon et autres haines par­ti­sanes.

    3 – Relisons Schopenhauer ; « L’Art d’Avoir Toujours Raison » :« Si l’on s’aperçoit que l’adversaire est supé­rieur et que l’on ne va pas gagner, il faut tenir des pro­pos déso­bli­geants, bles­sants et gros­siers. Être déso­bli­geant, cela consiste à quit­ter l’objet de la que­relle (puisqu’on a perdu la par­tie) pour pas­ser à l’adversaire, et à l’attaquer d’une manière ou d’une autre dans ce qu’il est : on pour­rait appe­ler cela argu­men­tum ad per­so­nam pour faire la dif­fé­rence avec l’argumentum ad homi­nem. Ce der­nier s’écarte de l’objet pure­ment objec­tif pour s’attacher à ce que l’adversaire en a dit ou concédé. Mais quand on passe aux attaques per­son­nelles, on délaisse com­plè­te­ment l’objet et on dirige ses attaques sur la per­sonne de l’adversaire. On devient donc vexant, méchant, bles­sant, gros­sier. C’est un appel des facul­tés de l’esprit à celles du corps ou à l’animalité. Cette règle est très appré­ciée car cha­cun est capable de l’appliquer, et elle est donc sou­vent uti­li­sée. La ques­tion se pose main­te­nant de savoir quelle parade peut être uti­li­sée par l’adversaire. Car s’il pro­cède de la même façon, on débouche sur une bagarre, un duel ou un pro­cès en dif­fa­ma­tion. »

    Le GAM ne détient pas la vérité et ne s’en pré­oc­cupe que peu, car nous ne sommes pas des magis­trats. C’est la réa­lité qui nous importe. Et sur le plan école, la réa­lité est par­fai­te­ment éta­blie.

    sep article
  2. Et pour en rajou­ter encore une couche, vous trou­ve­rez ci-après l’in­ter­ven­tion de Paul Bron sur le plan école lors du conseil muni­ci­pal du 21 sep­tembre 2015.
    Paul Bron a t‑il été contacté pour la rédac­tion de cet article ? Si oui, pour­quoi n’a t‑il pas été cité ?

    Des faits, rien de faits, encore des faits, qui démontrent que la muni­ci­pa­lité ne dit pas la vérité.Or, c’est tout ce qui nous importe : ana­ly­ser les déci­sions prises par la muni­ci­pa­lité et véri­fier sa com­mu­ni­ca­tion à l’aulne de faits éta­blis. Nous n’é­met­tons d’a­vis que sur pièces.

    http://www.grenoble-ensemble.fr/conseil-municipal/les-interventions-au-conseil-municipal/conseil-municipal-du-21-septembre-2015-plan-ecoles-2015 – 2021‑2/

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  3. Post du GAM, le jour de la ren­trée sco­laire, le 1er sep­temnbre 2016 à 14h27

    « Pour pour­suivre dans les joyeu­se­tés de la ren­trée des classes :

    La mai­rie a refusé toute les demandes de déro­ga­tion pour l’en­trée en petite sec­tion à l’é­cole jar­din de ville. Résultat des courses : 12 élèves en petite sec­tion (ce qui peut ame­ner à la fusion de classe), alors qu’à Jean Jaurès, ils sont +/- 35 par classe !!!

    Le Maire qui est res­pon­sable de cet état de fait avec son adjoint à l’é­du­ca­tion, annonce devant des parents furieux, que toutes les déro­ga­tions qui seront dépo­sées à par­tir d’au­jourd’­hui seront accep­tées. Sauf que les gosses sont déjà dans d’autres écoles…

    Tout ça pour faire fer­mer l’é­cole du jar­din ville à terme afin de ne pas avoir à faire des tra­vaux et récu­pé­rer les bâti­ments… »

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  4. SC

    03/09/2016
    9:58

    Pascal Clérotte, ani­ma­teur du GAM, puisque que vous évo­quez la DEONTOLOGIE (… des jour­na­listes, je sup­pose) et ten­tez de mettre la mienne en doute, sous pré­texte
    que je n’ai pas relayé vos élé­ments, comme vous l’es­pé­riez, à la vir­gule près, sans doute.

    Permettez moi de remettre les points sur les i…

    Il est néces­saire que le lec­teur connaisse un peu mieux vos méthodes. Vous bom­bar­dez les médias, depuis quelques mois, de com­mu­ni­qués s’en pre­nant à la même cible. Vous réagis­sez aux articles de la Presse en ligne, tou­jours dans le même sens, en visant tou­jours les mêmes… Or, dans le même temps, vous pré­ten­dez être a‑politique. Par ailleurs, vous pré­ten­dez aussi être « plu­sieurs » au GAM, mais on entend que vous. Ne repré­sen­te­riez vous au final que vous-même ou alors… les inté­rêts d’autres ? Que vous ne soyez pas neutre, cela n’est un secret pour per­sonne et n’est pas un pro­blème. Vos infor­ma­tions, vos docu­ments peuvent éven­tuel­le­ment être matière à début d’en­quête… En revanche, l’in­jonc­tion que nous, jour­na­listes, devrions rece­voir de vous, en l’occurrence celle de reprendre à la lettre vos consi­dé­ra­tions, sup­pu­ta­tions, affir­ma­tions… n’est pas accep­table. Et c’est ce qui semble se pas­ser dans le cas pré­sent…

    A la veille de la ren­trée, vous dif­fu­sez, à la Presse, un com­mu­ni­qué, que vous inti­tu­lez « Plan école : tout le monde redouble ! « . De quoi s’a­git il ? Vous sou­te­nez – je résume – que les élus de l’ac­tuelle majo­rité ont en somme piqué le Plan Ecole à leurs pré­dé­ces­seurs et qu’ils ont pris du retard sur les pro­jets de construc­tion, réno­va­tions des écoles, parce qu’ils n’ont pas tenu compte des études qui auraient déjà été réa­li­sées par l’é­quipe pré­cé­dente.

    C’est, donc, ce que je com­prends en lisant votre com­mu­ni­qué… Suite à quoi, je m’a­dresse à vous par tchat pour en savoir plus. Je vous demande, au cours de ce tchat, le contact de votre source s’a­gis­sant des études, car c’est le pré­sent qui m’in­té­resse pour un article « ren­trée 2016 ». Par ailleurs, sur l’af­faire de « qui le pre­mier a pensé à construire telle ou telle école »… excu­sez-moi, mais vu la den­sité de l’ac­tua­lité, per­son­nel­le­ment je n’ai pas l’in­ten­tion de consa­crer trop de temps à ces brou­tilles. Je reviens sur l’é­change que nous avons eu par tchat… au cours duquel je vous explique que je vou­drais bien en savoir plus sur la teneur, le cadre des études dont il est ques­tion, afin de me faire mon propre avis… Mais là, pas de chance, vous m’in­di­quez que « la source » ne veut pas par­ler même de manière ano­nyme… (pour­tant, il n’y a aucun risque, vous devriez le savoir : « le jour­na­liste garde le secret pro­fes­sion­nel et pro­tège les sources de ses infor­ma­tions » dixit la Charte de la déon­to­lo­gie des jour­na­listes). En revanche, vous sem­blez vrai­ment très atta­ché, lors de notre tchat, à ce qu’un article soit rédigé sur le thème « Qui a le pre­mier pensé à construire des écoles… et engagé des études ? « . Et même, vous me conseillez vive­ment de joindre Michel Destot et d’autres per­son­na­li­tés proches, qui – en toute impar­tia­lité – confir­me­ront vos pro­pos, votre démons­tra­tion irré­pro­chable…

    Alors, il est vrai que, vu le contexte exposé plus haut, et que, étant tenu de faire preuve d’es­prit cri­tique (autre prin­cipe de la Charte de déon­to­lo­gie des jour­na­listes :  » le jour­na­liste tient l’esprit cri­tique, la véra­cité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action jour­na­lis­tique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des docu­ments, la défor­ma­tion des faits, le détour­ne­ment d’images, le men­songe, la mani­pu­la­tion, la cen­sure et l’autocensure, la non véri­fi­ca­tion des faits, pour les plus graves dérives pro­fes­sion­nelles »), je ne me suis pas par­ti­cu­liè­re­ment sen­tie tenue de reprendre vos élé­ments. J’ai néan­moins, vous le note­rez, relayé les inquié­tudes du GAM, enfin vos inquié­tudes à vous… Et pour les conseils en déon­to­lo­gie, vous n’êtes pas vrai­ment bien placé. La Charte déon­to­lo­gie rap­pe­lant que « Le jour­na­liste n’accepte en matière de déon­to­lo­gie et d’honneur pro­fes­sion­nel que la juri­dic­tion de ses pairs ».

    Enfin, les inter­nautes et les lec­teurs de Place Gre’Net doivent savoir, qu’en matière d’é­thique, de confiance, vous n’êtes pas non plus au top… Vous m’a­vez mena­cée de publier l’é­change que nous avions eu par tchat – tel­le­ment mécon­tent que vous étiez qu’un jour­na­liste garde son libre arbitre, alors que vous lui aviez pour­tant mar­telé la tête de votre démons­tra­tion, de vos « faits », comme vous dites. Ce mes­sage sera le der­nier à votre atten­tion, s’a­gis­sant de cet article « ren­trée 2016 ».

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    • Merci pour cette très inté­res­sante mise au point et le res­pect que vous mon­trez pour la déon­to­lo­gie jour­na­lis­tique.
      😉

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    • Chère Madame Cattiaux,

      C’est vous qui nous contacté suite à noter com­mu­ni­qué. Nous avons une longue conver­sa­tion sur le chat de Facebook. Je vous ai trans­mis des élé­ments publics qui démontrent qu’un plan 2014 – 2024 exis­tait en 2013 et qui fut expli­cité pré­ci­sé­ment en février 2014. Nous vous avons éga­le­ment trans­mis le dos­sier de presse du plan école « 2015 – 2021 » pré­sente en grande pompe par le maire de Grenoble le 31/08/2015. Et nous vous avons trans­mis toutes l’au­to­ri­sa­tion de pro­gramme telle que votée en juin 2016 qui pose que ce plan est un plan 2016 – 2024. 2024 – 2021 = trois ans de retards.

      Le maire a affirmé dans l« édito du dos­sier de presse que 6 écoles allaient être construites d’ici 2021, ce qui n’est pas le cas. Je vous l’ai fait remar­qué.
      Je vous ai éga­le­ment fait remar­quer que l’é­cole Jean Macé rebap­ti­sée Hareux qui en cours de construc­tion était dans les clous dès 2013/2014.

      Je vous ai effec­ti­ve­ment dit avoir des sources, vous m’a­vez demandé leur contact. Avant de vous les don­ner, je leur ai demandé leur auto­ri­sa­tion. Elles ne me l’ont pas don­née car elles ne sou­haitent pas par­ler à la presse du fait de l’am­biance actuelle. Rappelez vous qu’il n’y a pas que la ville de Grenoble qui traite d’é­du­ca­tion et d’é­coles.

      Vous me citez, et vous me citez de manière par­tielle. C’est votre choix, vous écri­vez ce que vous vou­lez comme vous le vou­lez. Pour ma part, j’ai le droit de rec­ti­fier et de com­plé­ter votre article, ce que j’ai fait.

      Oui, je pense que n’a­voir pas cité les élé­ments que je vous ai donné pose pro­blème, alors que cela aurait été très facile à faire puisque vous dis­po­siez de liens vers des docu­ments publics. Et je le dis.

      sep article
  5. M. Clerotte, porte-parole du GAM, comme a son habi­tude assène des men­songes : il n’y avait pas de plan école anté­rieur à 2014, seule­ment de vagues idées sur com­ment faire à une mon­tée des effec­tifs qui était en par­tie niée. Quand j’ai demandé à M. Clerotte les docu­ments qu’il pour­rait avoir per­son­nel­le­ment et qu’il pour­rait me com­mu­ni­quer, il m’a dit qu’il ne les avait pas et que ce devait être à la mai­rie. J’ai alors demandé aux archives muni­ci­pales si un tel plan avait été archivé et voici la réponse de l’ar­chi­viste : « Il n’existait pas à ma connais­sance de « plan école » sous la man­da­ture pré­cé­dente. Mes recherches dans les déli­bé­ra­tions n’ont rien donné. Ce sont sur­tout les pro­grammes de réus­site édu­ca­tive, de refon­da­tion de l’école avec les rythmes sco­laires, les sub­ven­tions de fonc­tion­ne­ment aux écoles et aux asso­cia­tions (péri­sco­laires) qui res­sortent des débats et déci­sions du conseil muni­ci­pal. »
    Et pour ce qui est de l’ou­ver­ture en sep­tembre 2018 de l’é­cole dans le quar­tier Jean Macé, les Grenoblois ver­ront que la muni­ci­pa­lité sait assu­mer ses res­pon­sa­bi­li­tés.

    sep article
  6. Comme d’hab, le GAM est parti bille en tête sur des consi­dé­ra­tions anti-Piolle.
    Pourtant, il me semble que l’ar­ticle de Séverine Cattiaux porte sur la ren­trée d’au­jourd’­hui, les 11 classes de pri­maire et les 2 de mater­nelles en plus pour 245 élèves de plus .
    Et les acti­vi­tés péri-sco­laires ? que faut-il en pen­ser ?
    Quant au futur des écoles à construire, le GAM doit avoir une boule de cris­tal, il sait tout et voit tout dans l’a­ve­nir. N’empêche qu’il n’a­vait pas vu venir la gamelle de 2014 …

    sep article
  7. « C’est pour­tant bien parti ! rétorque l’adjoint. Un léger retard a été pris du fait de pol­lu­tion trouvé dans le sol, mais on suit le plan­ning. Allez voir l’état d’avancement : les murs sont déjà en place…  » nous dit M. mal­bet.

    Un pro­blème de pol­lu­tion des sols ? Voilà qui va ras­su­rer les parents… De quelle pol­lu­tion s’a­git-il ? Ce n’est que le début

    Quant aux murs étant déjà en place, si construire une école ne consis­tait qu’à construire un bâti­ment, ce serait chose facile… Quid des amé­na­ge­ments exté­rieurs, de la sécu­rité etc. Dans l” auto­ri­sa­tion de pro­gramme votée en juin 2016, on voir que les tra­vaux se pour­sui­vront à Hareux jus­qu’en 2019, et une fois construite il y a tout le pro­ces­sus d’ins­pec­tion et de vali­da­tion par l’a­ca­dé­mie, avec les inévi­tables tra­vaux cor­rec­tifs, ce qui prend au bas mot 6 mois. C’est pour­quoi on pro­jette tou­jours la livrai­son des écoles au prin­temps afin qu’elle soient uti­li­sables pour la pro­chaine ren­trée, et non pas en sep­tembre comme les a pla­ni­fiés la muni­ci­pa­lité…

    Vous ver­rez que Hareux sera livrée à la ren­trée 2020 alors qu’elle était ini­tia­le­ment pré­vue pour al ren­trée 2017. A moins de vou­loir accueillir des élève dans une école qui ne saura peut-être pas aux normes – ce que le rec­to­rat refu­sera.

    sep article
  8. Le plan école à un retard d’au moins 3 ans, il existe un article de presse de février 2014 ainsi que des com­mu­ni­qués de la muni­ci­pa­lité datant de 2013 qui ont été trans­mis à Mme Séverine Cattiaux, l’au­teur de cet article, avec le plan école pré­senté le 31/05/2015 par le Maire de Grenoble ainsi que la déli­bé­ra­tion de juin 2016 qui pose le pro­gramme finan­ciers.
    Voici donc ces élé­ments
    http://www.grenoble-ensemble.fr/les-actus-du-groupe/la-dynamique-grenobloise-se-retrouve-aussi-dans-les-effectifs-scolaires‑2/
    Et
    http://www.micheldestot.fr/3‑eme-circonscription/visite-de-lecole-jean-mace/

    Quant à l’ar­ticle du DL, il est là https://scontent-cdg2‑1.xx.fbcdn.net/v/t1.0 – 9/14199525_10153881722400662_1602375741027806932_n.jpg?oh=f272caeca502edf546aa25f14934a476&oe=58497919

    et voici le plan pré­senté par Eric Piolle le 31 août 2015 :https://lookaside.fbsbx.com/file/Dossier%20de%20Presse%20Ville%20de%20Grenoble%20%20Plan%20Ecoles%202015%202021.pdf?token=AWyPRLIh8uc7TbPNHxjPfHMygp6tMdcFZLmC3L2Bj0ia4Iwbo9Rl2SPLr1dh7klzM8ONFth0WZ8nzB_jkwq2exerkEz8NT5FkFbJF44-j39jMUCqG6_3ef7pWtAjNXLl0Xwl1bt6ojEEIqhMg89N7cCE

    Nous deman­dons donc que ces liens soient publiés dans l’ar­ticle ainsi que l’in­té­gra­lité de notre note afin que tout le monde puisse se for­ger sa propre opi­nion sur la nature du plan école de l’ac­tuelle muni­ci­pa­lité (qui est le même que celui de la pré­cé­dente) et sur les retards d’au moins 3 ans. Question de prin­cipe et de déon­to­lo­gie.

    Pour mémoire :
    – La réno­va­tion de l’é­cole St. Bruno aurait du être ache­vée pour cette ren­trée sco­laire, contre celle de 2019 au plus tôt dans le plan de muni­ci­pa­lité ;
    – L’école Jean Macé (Hareux) aurait du être livrée pour la ren­trée 2017 contre au plus tôt 2019 selon le plan de la muni­ci­pa­lité ;
    – L »école de la Presqu’île aurait du être livrée en 2020, contre au plu­tôt 2022 dans le plan de la muni­ci­pa­lité ;
    Quant aux exten­sions, elles étaient déjà toutes pré­vues dès 2013…

    sep article
  9. « des études étaient prêtes mais l’équipe d’Eric Piolle n’en a pas tiré par­tie et aurait perdu trois ans, au moins, sur cer­taines construc­tions. »

    écrit le GAM sous la plume de Pascal Clérotte. Je com­prends que l’é­lec­tion d’E. Piolle lui donne des bou­tons et qu’il trouve le temps long, mais atten­tion ! E. Piolle ayant été élu en 2014 (à ma connais­sance), ça ne fait que 2 ans, donc le GAM et son mys­té­rieux infor­ma­teur mettent aussi en cause l’an­cien Maire, M. Destot, pour la der­nière année de sa man­da­ture ?

    sep article
    • Au lieu d’é­crire des bêtises, regar­dez donc sur le mur de Place Gre’net les élé­ments que nous avons pos­tés…

      Ce qui nous donne des bou­tons ce sont les men­songes sys­té­ma­ti­que­ment et l’in­ca­pa­cité d’ac­tion de la muni­ci­pa­lité. Et ça en donne éga­le­ment à la grande majo­rité des gre­no­blois.

      sep article