Le synchrotron européen renforce sa coopération avec la Fédération de Russie

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Le Grand challenge le plus grand parcours d

FOCUS – Le 28 juin dernier, le ministre russe de l’Éducation et des Sciences, Dmitry Livanov, avait rendez-vous sur la Presqu’île scientifique de Grenoble pour inaugurer le nouveau programme de coopération scientifique entre le synchrotron européen (ESRF) et son pays. Au-delà des tensions politiques entre l’Europe et la Russie, cette coopération est la preuve, s’il en est, que la recherche ne connaît pas de frontières.

 

 

 

Dmitry Livanov, ministre de l’éducation et de la science de la Fédération de Russie visite le synchrotron européen de Grenoble (ESRF) pour inaugurer un nouveau programme de coopération franco-russe. Mardi 28 juin 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

Francesco Sette (à gauche), directeur général de l’ESRF, présente le synchrotron au ministre russe de l’Éducation et des sciences.  © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Bien que les tensions politiques entre la Russie et l’Europe perdurent, la collaboration scientifique entre ces deux entités avance d’un « pas stratégique ».

En témoigne le nouveau programme de coopération entre le ministère de l’Éducation et des Sciences de la Fédération de Russie et l’ESRF (European Synchrotron Radiation Facility), qui permet aux scientifiques russes d’accéder aux équipements de pointe du synchrotron européen.

 

« Cette collaboration est bénéfique pour l’ensemble de la communauté internationale des chercheurs ! », s’enthousiasme Francesco Sette, directeur général de l’ESRF. « Les scientifiques russes sont très performants dans beaucoup de domaines. Notamment les nanotechnologies [un projet de construction de premier satellite franco-russe “made in Grenoble” est actuellement en cours, ndlr], l’étude de la matière molle, la biologie et bien d’autres secteurs encore. La tradition scientifique est très ancienne dans ce pays. Les Russes sont d’ailleurs les pionniers dans la construction du centre du rayonnement synchrotron de l’Institut Kourchatov. »

 

 

 

Des enjeux scientifiques et… sociaux

 

 

Dmitry Livanov, ministre de l’éducation et de la science de la Fédération de Russie visite le synchrotron européen de Grenoble (ESRF) pour inaugurer un nouveau programme de coopération franco-russe. Mardi 28 juin 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

Dmitry Livanov lors de la présentation d’une des lignes de lumière du synchrotron. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’Net

« Notre coopération scientifique avec la France se développe dans des directions très diverses : de l’espace jusqu’aux recherches communes en sciences de la terre et de l’environnement », s’est réjoui Dmitry Livanov. « Notre priorité est de soutenir les scientifiques russes en rendant possibles des expériences communes : organisation de conférences et autres événements au plan international. »

 

Parmi les nouveaux projets dans les tuyaux, la construction d’un synchrotron de quatrième génération (l’ESRF est de troisième génération). « Un projet très ambitieux » sur le plan du développement international scientifique et technologique, à en croire Francesco Sette. D’autant que les chercheurs de l’ESRF publieront leurs résultats et en feront bénéficier la communauté scientifique internationale.

[…]

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Commentaires 1
  1. Les tensions politiques avec la Russie ne sont que de « façade », si on mets de côté la « paranoïa » de certains États Membre de l’UE et de l’OTAN. Même Erdogan a (enfin) compris que la seule assurance contre la compétition était la coopération. Sur tous les gros dossiers( Syrie, Iran, contre-terro etc.) on collabore avec la Russie et c’est tant mieux… Ca fait assez longtemps, par exemple, que des coop existent à Grenoble avec l’institut aéronautique moscovite L’Ukraine est assez accessoire, sauf pour quelques uns qui lorgnent sur les ressources naturelles du Dombas et des tracés de pipelines,ce qui est parfaitement ridicule vu l’effondrement durable des prix de l’énergie et des matière première… L’Ukraine pose un problème aussi important à l’UE et à la Russie, certes en des termes différents…Dialectique du partenaire-adversaire. La Russie est un partenaire très intelligent donc compliqué, mais qui est très constructif. Pourquoi donc s’en priver?

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