Batu’capoeira veut faire vibrer 25 enfants au rythme des JO de Rio

sep article
93 € par an pour louer un vélo : et si c

FOCUS – Cet été, vingt-cinq jeunes batucadistes et capoeiristes ont prévu de s’envoler pour les Jeux olympiques de Rio de Janeiro, au Brésil. Objectif pour ces jeunes issus du quartier de la Villeneuve à Grenoble et des Îles-de-Mars au Pont-de-Claix ? Promouvoir leurs valeurs et leurs arts à travers un spectacle baptisé Batu’capoeira. 

 

 

 

La troupe BatukaVI lors d'une tournée à Sanary-sur-mer. © Yoan Elesse Photographies

La troupe BatukaVI lors d’une tournée à Sanary-sur-mer. © Yoan Elesse Photographies

Mélangez danse de combat, art martial et percussions brésiliennes de rue, vous obtiendrez… Batu’capoeira ! À l’occasion des JO de Rio, le groupe de musique BatukaVI s’est associé à Abada-Capoeira, association brésilienne d’appui et de développement de l’art de la capoeira, pour monter un spectacle aux couleurs du Brésil. Grâce à eux, vingt-cinq adolescents des quartiers populaires de l’agglomération grenobloise devraient s’envoler du 13 juillet au 10 août prochain pour la Cidade Maravilhosa – “ville merveilleuse” –, surnom de Rio de Janeiro.

 

Pour mener à bien ce projet, BatukaVI a lancé une campagne de financement participative sur la plate-forme KissKissBankBank, à hauteur de 25.000 euros. La collecte, si elle réussit, permettra de financer des sorties culturelles organisées sur place, mais aussi des représentations, notamment celle donnée au club France, dans le Village olympique. Quant à l’éventuel argent supplémentaire récolté, il sera investi dans le développement de projets sociaux dans la favela Vidigal et les quartiers de l’agglomération grenobloise.

 

 

 

Échanges avec des jeunes des favelas

 

 

Pensé il y a quatre ans déjà, ce projet a été préparé très en amont. Au programme pour ces musiciens et acrobates : rencontres et échanges avec des jeunes des favelas, olympiades, spectacles et ateliers-débats autour de la citoyenneté et du vivre-ensemble.

 

Présentation du projet Batu'capoeira

Présentation du projet Batu’capoeira.

 

« Ce spectacle est l’aboutissement de la collaboration entre Abada-Capoeira et BatukaVI qui dure depuis six ans », confie Willie Lavastre, coordinateur social de l’association BatukaVI. « Notre objectif à terme est de faire émerger un centre national de batucada pédagogique. Ce lieu sera destiné à accueillir des structures d’éducation populaire et des scolaires de toute la France, en vue de mener des activités d’initiation et de découverte. »

 

 

 

L’école de la vie

 

 

Ce projet commun entre les associations du Pont-de-Claix et de la Villeneuve est une façon de revaloriser l’image de ces quartiers en créant du lien social, certes, mais pas seulement. Ces rencontres interculturelles permettront de développer des savoir-faire et des savoir-être. « C’est un véritable projet intégré », se réjouit Willie Lavastre.

 

« Le spectacle Batu’capoeira est une sorte de label, un événement central et fondateur pour mener à bien nos autres projets, notamment celui de créer d’autres batucadas plus ou moins importantes dans toute l’agglomération », ambitionne le coordinateur social de BatukaVI.

 

Mais, si l’appel à financement court jusqu’au 10 mai prochain, rien n’est encore gagné. A la date du 12 avril, un peu plus de 6.800 euros avaient été récoltés… Soit 27 % de l’objectif total. En attendant, vous pouvez assister aux représentations publiques prévues à Grenoble le 13 avril, Saint-Martin-d’Hères le 15 avril et Le Pont-de-Claix le 30 avril.

 

 

Cassandre Jalliffier

 

 

 

ZOOM SUR BATUKAVI ET ABACA-CAPOEIRA

 

Représentation du spectacle Batu'Capoeira

Représentation du spectacle Batu’Capoeira

BatukaVI et Abaca-Capoeira sont des associations créées en 2010 au sein de quartiers dits “populaires” de l’agglomération grenobloise. Avec près de 600 déambulations à leur actif, les jeunes du groupe de BatukaVI n’en sont pas à leur coup d’essai.

 

Outre les nombreuses tournées effectuées en France, ils ont aussi voyagé à l’étranger (Brésil, Burkina Faso, Italie, Maroc, Suisse et prochainement Israël et Palestine).

 

Autant d’occasions de diffuser des « valeurs humaines et éthiques basées sur le respect, la socialisation et la liberté, à travers des projets qui valorisent les cultures », souligne Abaca-Capoeira.

 

 

 

commentez lire les commentaires
1657 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.