Bientôt un premier nanosatellite franco-russe “made in Grenoble”

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FOCUS – « La revue de phase zéro » de construction du premier nanosatellite “made in Grenoble” s’approche à grands pas ! L’équipe franco-russe va en effet présenter l’avancement du projet à des ingénieurs expérimentés dans le domaine des études spatiales, ce vendredi 25 mars. À cette occasion Mathieu Barthélémy, enseignant-chercheur à l’Institut de planétologie et d’astrophysique (Ipag) et directeur du centre spatial universitaire de Grenoble (CSUG), dévoile les éléments de la marque de fabrique grenobloise dans les études spatiales et les avancées de la recherche sur les nanosatellites.

 

 

 

CUBESAT : DES NANOSATELLITES ASSEMBLÉS COMME DES LEGO !

 

Un nanosatellite en orbite (Illustration). DR

Un nano­sa­tel­lite en orbite (Illustration). DR

Le déve­lop­pe­ment des nano­sa­tel­lites a com­mencé à la fin des années 1990. « Au départ, c’é­tait des satel­lites à des­ti­na­tion péda­go­gique seule­ment », pré­cise Mathieu Barthélémy. « Mais depuis quatre ou cinq ans, scien­ti­fiques et indus­triels ont com­mencé à se rendre compte des dif­fé­rentes appli­ca­tions pos­sibles dans le déve­lop­pe­ment de tech­no­lo­gies ou dans les obser­va­tions ori­gi­nales ».

 

Le terme même de nano­sa­tel­lite n’est pas encore clai­re­ment défini : selon les défi­ni­tions, il peut s’a­gir de satel­lites fai­sant moins de 50 kilo­grammes, par­fois moins de 30, voire même moins de 10 kg. Une chose est sure : la stan­dar­di­sa­tion des for­mats et des dif­fé­rents com­po­sants dif­fé­ren­cient les nano­sa­tel­lites de leurs grands frères. Résultat ? Les coûts plus réduits et la pos­si­bi­lité d’ef­fec­tuer des mis­sions plus récur­rentes.

 

« Lorsque l’on parle des nano­sa­tel­lites, on uti­lise le terme “unité”, plus pré­ci­sé­ment CubeSat, une forme de satel­lite très stan­dar­di­sée. Ce sont des cubes dont la dimen­sion est de 10 × 10 × 10 cm, le volume d’un litre et le poids d’un kilo­gramme. La puis­sance élec­trique consom­mée est d’en­vi­ron 1 Watt. Il existe les CubeSat 6U ou 12U : des satel­lites plus grands, com­po­sés de plu­sieurs uni­tés », explique Mathieu Barthélémy, en ajou­tant avec un sou­rire : « Les uni­tés de CubeSat s’as­semblent presque comme des Lego, même si cela reste bien plus com­pli­qué ! »

 

 

Mathieu Barthélémy, enseignant-chercheur à l’Institut de planétologie et d’astrophysique (IPAG) et directeur du centre spatiale universitaire de Grenoble (CSUG). © Yuliya Ruzhechka - www.placegrenet.fr

Mathieu Barthélémy, ensei­gnant-cher­cheur à l’Institut de pla­né­to­lo­gie et d’astrophysique (Ipag) et direc­teur du centre spa­tiale uni­ver­si­taire de Grenoble (CSUG). © Yuliya Ruzhechka – www.placegrenet.fr

 

Quel sera le premier satellite du CSUG ?

 

 

Nous créons le pre­mier nano­sa­tel­lite en col­la­bo­ra­tion avec des étu­diants russes de l’Université natio­nale de recherche en tech­nique élec­tro­nique (MIET) de Zelenograd. Pour ce pro­jet, il existe deux options : soit un CubeSat en six uni­tés, soit un nano­sa­tel­lite un peu dif­fé­rent et un peu plus grand. L’objectif prin­ci­pal ? Ce satel­lite va étu­dier les émis­sions lumi­neuses de la très haute atmo­sphère, entre 100 et 300 kilo­mètres d’al­ti­tude. Dans les zones de basses alti­tudes au-des­sus de la France, par exemple, on les appelle les air­glow (lumière de ciel noc­turne), alors qu’à très hautes alti­tudes, près des pôles, les émis­sions sont plus intenses : ce sont les aurores boréales.

 

 

Quels sont les autres usages possibles des nanosatellites, au-delà de la météorologie de l’espace ?

 

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