Recyclage : Grenoble passe au tri sélectif sur les trottoirs

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FOCUS – Grenoble va expérimenter les poubelles de tri sélectif dans l’espace urbain. 142 poubelles pour les déchets recyclables vont ainsi être installées sur les points stratégiques des six secteurs de la ville, en plus des traditionnelles poubelles grises.

 

 

 

Une des nouvelles poubelles vertes et jaunes de tri sélectif installées dans les rues de Grenoble en février 2016. © Séverine Cattiaux - placegrenet.fr

Le tri sélec­tif s’in­vite en ville. © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

Séparer les papiers ou les plas­tiques des autres déchets ména­gers : un geste devenu machi­nal pour les éco-citoyens depuis plu­sieurs années au sein des foyers. Mais le tri sélec­tif n’é­tait pas encore de mise sur les trot­toirs à Grenoble. Ce sera doré­na­vant le cas  avec l’ar­ri­vée de nou­veaux modèles de pou­belles, vertes et jaunes.

 

Lucille Lheureux, adjointe en charge des espaces publics, et Antoine Back, conseiller muni­ci­pal, ont dévoilé ces nou­veaux équi­pe­ments muni­ci­paux, mardi 16 février. Tout en pré­ci­sant que ceux-ci sont en phase d’ex­pé­ri­men­ta­tion.

 

L’objectif ? Disposer une ving­taine de ces pou­belles sur les six sec­teurs de Grenoble et obser­ver si les Grenoblois adaptent ou non leur com­por­te­ment.

 

 

 

142 poubelles sur six secteurs

 

 

Lucille Lheureux insiste : ces nou­velles pou­belles n’im­pliquent pas de « nou­veau geste », contrai­re­ment aux cen­driers urbains mis en place début 2015 et dont l’ad­jointe constate le suc­cès « mitigé ».

 

Une des nouvelles poubelles vertes et jaunes de tri sélectif installées dans les rues de Grenoble en février 2016. © Séverine Cattiaux - placegrenet.fr

Une des nou­velles pou­belles de tri sélec­tif ins­tal­lées dans les rues de Grenoble en février 2016. © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

Ici, pré­cise-t-elle, les pou­belles vertes seront « en binôme » avec les pou­belles clas­siques, afin de per­mettre aux pas­sants de bien faire la dif­fé­rence et de repro­duire sur les trot­toirs le tri qu’ils pra­tiquent chez eux.

 

C’est la rai­son pour laquelle la cou­leur verte a été rete­nue, repre­nant ainsi le code cou­leur des pou­belles « je trie » que l’on trouve dans les immeubles, alors que la cou­leur du recy­clage à l’é­chelle euro­péenne est tra­di­tion­nel­le­ment le jaune. Celui-ci sera tout de même pré­sent sur le cou­vercle.

 

142 pou­belles de tri sélec­tif devraient ainsi être ins­tal­lées sur six sec­teurs de la ville. « Dans les endroits où l’on sait que l’on trou­vera des déchets à recy­cler », pré­cise Lucille Lheureux. Parmi ceux-ci, l’Esplanade Andry-Farcy, les parcs Paul Mistral, Georges Pompidou, Flaubert ou bien encore la Caserne de Bonne.

 

 

 

« Le tri, ce n’est pas pour s’amuser ! »

 

 

Lucille Lheureux et Antoine Back

Lucille Lheureux et Antoine Back. © Florent Mathieu – placegrenet.fr

La période d’ob­ser­va­tion s’é­ten­dra sur deux sai­sons, avec une atten­tion toute par­ti­cu­lière sur l’a­près-période esti­vale. « En été, on sait qu’il y aura des gobe­lets, des car­tons à pizza, etc. Mais il ne faut pas qu’en hiver ces pou­belles rede­viennent des pou­belles comme les autres. »

 

La muni­ci­pa­lité éva­luera éga­le­ment si le « binôme » est réel­le­ment néces­saire. « On fait le plus simple et le plus effi­cace », conclut Lucille Lheureux.

 

Le coût de l’o­pé­ra­tion n’a cepen­dant rien de négli­geable. En l’oc­cur­rence, 160.000 euros sur l’an­née 2016 pour l’ins­tal­la­tion de ces pre­mières pou­belles de tri. Plus la mise en place d’une tour­née d’a­gents de la pro­preté, spé­ci­fi­que­ment dédiée au tri sélec­tif urbain.

 

Antoine Back assume plei­ne­ment la démarche. « Le tri, c’est pour pou­voir recy­cler. Ce n’est pas pour s’a­mu­ser ! »

 

 

 

Une journée pédagogique dans les cartons

 

 

Reste que l’ins­tal­la­tion de ces nou­velles pou­belles ne résou­dra pas les pro­blèmes de pro­preté, qui amènent cer­taines voix à consi­dé­rer que « Grenoble se dégrade ». La mai­rie envi­sage-t-elle, par exemple, un sys­tème de retrait des encom­brants pour limi­ter la pré­sence sur les trot­toirs de cana­pés éven­trés ou de télé­vi­seurs défaillants ?

 

« On pour­rait l’en­vi­sa­ger, et nous l’en­vi­sa­geons », répond Antoine Back. Pour Lucille Lheureux, la solu­tion peut éga­le­ment se trou­ver dans la créa­tion de points de col­lecte ou d’un élar­gis­se­ment des horaires des déchet­te­ries. Et l’é­lue de rap­pe­ler que la ques­tion des encom­brants compte parmi les com­pé­tences de la Métro.

 

Poubelle Je Trie. © Elodie Rummelhard - placegrenet.fr

Je trie… ou pas. © Elodie Rummelhard – placegrenet.fr

 

Quoi qu’il en soit, la mai­rie entend bien sou­li­gner que « le main­tien de la qua­lité des espaces est l’af­faire de la muni­ci­pa­lité, mais aussi de cha­cun des Grenoblois ». Et cela à tra­vers une jour­née péda­go­gique por­tant sur la pro­preté et l’embellissement de Grenoble – « la jour­née de la belle sai­son » –, qui devrait se tenir à la fin du mois d’a­vril.

 

 

Florent Mathieu

 

 

 

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