Du jardin en ville à l’agriculture urbaine

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BLOG ARCHITECTURE – Le retour de la nature en ville n’aura échappé à personne. Depuis plusieurs années maintenant, les initiatives se multiplient pour cultiver ou “jardiner” la ville. Des parcs aux toits, cette nature urbaine forme surtout le socle d’un lien social de proximité. En périphérie, l’agriculture périurbaine soutient le développement de circuits courts défendant des valeurs écologiques. Ce mois-ci, nous vous invitons à découvrir les acteurs de ces réseaux.

 

 

 

 

 

La ville et la production agricole

 

 

Champ des agriculteurs biologiques de Chabons (Crédit Aymeric Manuel)

Champ des agriculteurs biologiques de Chabons © Aymeric Manuel

Ville et agriculture ont tissé des liens étroits au cours de l’histoire. Les villes antiques, médiévales se sont développées à proximité d’espaces agricoles qui leur permettaient de subvenir à leurs besoins. La ville s’est construite autour de places, l’espace public où se déroulait le marché, lieu d’échanges et de commerce des produits agricoles. Elle était dépendante d’une couronne ou d’un arrière-pays pour son alimentation.

 

Au XIXe siècle, l’éclatement de la ville médiévale et l’industrialisation ont éloigné les lieux de production agricole des lieux de consommation. C’est à ce moment-là que des jardins familiaux sont apparus en ville. Ils étaient en général associés à l’habitat ouvrier et permettaient aux populations à faible revenu de subvenir à une partie de leurs besoins alimentaires.

 

 

 

Différentes formes de jardins en ville

 

 

Aujourd’hui, les potagers urbains réapparaissent. On parle de jardins partagés ou de jardins collectifs. Certains sont le lieu d’une véritable production de fruits et légumes, mais la plupart sont des lieux de rencontres pour un quartier et constituent le support au lien social.

 

Dans l’agglomération grenobloise, différentes initiatives caractérisent cette émergence : le réseau des jardins partagés portés par l’association Brin d’Grelinette comptabilise, par exemple, plusieurs dizaines d’initiatives dans les quartiers. L’association Culture hors-sol, installée sur les toits de la Casemate, propose une autre manière de cultiver la ville en utilisant l’espace disponible sur les toits. On peut également citer le programme municipal Jardinons nos rues qui propose aux habitants de s’approprier leurs trottoirs par des plantations végétales.

 

 

Plantation de noyer, plaine du Bas-Royan entre Grenoble et Valence © Ivan Mazel

Plantation de noyer, plaine du Bas-Royan entre Grenoble et Valence. © Ivan Mazel

 

 

L’agriculture urbaine et les circuits courts

 

 

Par ailleurs, la modernisation de l’agriculture au cours du XXe siècle s’est traduite par une mécanisation accrue, une intensification des techniques de production par l’usage de pesticides et d’engrais chimiques. La prise de conscience aujourd’hui des conséquences sur l’environnement d’une agriculture intensive favorise le développement de pratiques agricoles plus respectueuses des écosystèmes, comme l’agriculture biologique.

 

De la même manière, les pollutions engendrées par le transport d’aliments sur de longues distances met en valeur l’importance des circuits locaux de distribution. Dans la cuvette grenobloise, ce mouvement se concrétise à travers le réseau des Amap de l’Isère (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) mais aussi par la présence d’agriculteurs locaux sur les marchés et par les magasins de producteurs implantés à la périphérie de l’agglomération.

 

Yvan et Marie, les deux agriculteurs installés en biologique à Châbons à 40 km de Grenoble.

Yvan et Marie, les deux agriculteurs installés en biologique à Châbons à 40 km de Grenoble.

 

 

Ivan Mazel et Rémy Vigneron

 

 

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