Grenoble : une journée d’initiation pour se mettre au libre

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Notre indépendance c

EN BREF – Le collectif GreLibre organise la deuxième édition de la Journée d’initiation aux logiciels libres et aux données ouvertes, ce samedi 10 octobre, dans le salon d’honneur de l’Hôtel de ville de Grenoble. Qu’est-ce qu’un logiciel libre ? A quoi servent les “données ouvertes” ? Autant de questions qui pourront trouver réponse au cours d’une journée… initiatique.

 

 

 

UNE Journées GreLibre (Grenoble) stand OSM

Journées GreLibre (Grenoble) stand OSM. DR

Peut-être les uti­li­sez-vous déjà ces fameux logi­ciels libres ? Vous ser­vez-vous de Firefox pour navi­guer sur Internet, de Gimp pour retou­cher vos pho­tos ou encore de LibreOffice comme trai­te­ment de texte ? Si c’est le cas, vous êtes déjà un affran­chi. Vous uti­li­sez un logi­ciel libre per­for­mant et ce sans avoir été contraint, au préa­lable, d’a­che­ter une licence d’u­ti­li­sa­tion.

 

Si ce n’est pas votre cas, alors cette jour­née d’i­ni­tia­tion est pour vous ! Nul besoin d’être un “geek”, l’événement est des­tiné à tous les publics et la par­ti­ci­pa­tion gra­tuite, sans ins­crip­tion. Les libristes pré­sents se feront un plai­sir de vous ren­sei­gner et de vous ini­tier. Ils répon­dront à toutes les ques­tions que vous vous posez encore sur ce mys­té­rieux monde des logi­ciels libres et celui, plus énig­ma­tique encore, des “don­nées ouvertes”.

 

 

 

L’univers méconnu des logiciels libres

 

 

Cette deuxième édi­tion consé­cu­tive de la jour­née d’i­ni­tia­tion aux logi­ciels libres est orga­ni­sée par plu­sieurs asso­cia­tions et acteurs locaux du “libre” gra­vi­tant autour du col­lec­tif de citoyens GreLibre (contrac­tion de “Grenoble” et “logi­ciel libre”). Objectif visé ? Offrir aux habi­tants de Grenoble et de l’ag­glo­mé­ra­tion une vitrine sur le monde méconnu des logi­ciels libres, des don­nées ouvertes et des infra­struc­tures publiques d’accès à l’information. Mais pas seule­ment !

 

© GreLibre

© GreLibre

L’univers du libre, c’est aussi une phi­lo­so­phie et un pano­rama d’i­ni­tia­tives locales qui seront pré­sen­tées au cours d’a­te­liers, de démons­tra­tions et de confé­rences tout au long de la jour­née.

 

La mati­née sera consa­crée aux ate­liers d’i­ni­tia­tion. De 10 heures à 13 heures, le public pourra pra­ti­quer la géo­lo­ca­li­sa­tion dans Wikipédia et OpenStreetMap, faire de la vidéo avec du logi­ciel libre ou encore apprendre à uti­li­ser Wiktionnaire, un dic­tion­naire libre mul­ti­lingue.

 

L’après-midi sera quant à elle ani­mée par six confé­rences. De quoi se ren­sei­gner sur les droits d’au­teur et la pro­tec­tion de la vie pri­vée sur Internet. Mais aussi l’oc­ca­sion d’a­bor­der des pro­blé­ma­tiques brû­lantes et au cœur de l’ac­tua­lité, telles les dis­po­si­tifs de sur­veillance inter­na­tio­nale des réseaux.

 

Des inter­ro­ga­tions sur l’as­pect juri­dique ? Une confé­rence fera le point sur la loi ren­sei­gne­ment tout récem­ment votée… et décriée. Et une autre sur la ver­sion bêta – en avant-pre­mière avant la mise en ligne – du por­tail consa­cré aux don­nées ouvertes, réa­lisé conjoin­te­ment par la Métro, la ville de Grenoble et le SMTC. Quant à la ville de Fontaine, qui a lar­ge­ment entamé la migra­tion de son parc infor­ma­tique vers le sys­tème d’ex­ploi­ta­tion Ubuntu, elle fera part de son retour d’ex­pé­rience.

 

Stand OpenStreetMap lors de l'édition 2014. © GreLibre

Stand OpenStreetMap, éd. 2014. © GreLibre

« Ce qui est très impor­tant dans cette jour­née c’est que les gens sachent qu’une alter­na­tive existe, qu’on n’est pas obligé d’u­ti­li­ser © Microsoft ou © Apple et que l’on peut uti­li­ser des logi­ciels ou des sys­tèmes libres », explique Fernando Lagrange, le porte-parole du col­lec­tif.

 

Cette jour­née est d’ailleurs une bonne oppor­tu­nité, selon ce der­nier, pour infor­mer les gens des options dis­po­nibles lorsqu’ils font leurs choix tech­no­lo­giques, que ce soit dans le cadre pro­fes­sion­nel, dans leurs loi­sirs ou à la mai­son.

 

 

Joël Kermabon

 

 

 

Pour en savoir plus, retrou­vez le pro­gramme de la jour­née sur le site du col­lec­tif GreLibre.

 

 

Les données ouvertes ? Késako ?

 

Une don­née ouverte est une « don­née numé­rique d’origine publique ou pri­vée (col­lec­ti­vité, ser­vice public ou entre­prise). Elle est dif­fu­sée selon une métho­do­lo­gie et une licence ouverte garan­tis­sant son libre accès et sa réuti­li­sa­tion par tous, sans res­tric­tion tech­nique, juri­dique ou finan­cière. L’ouverture des don­nées (open data) est à la fois un mou­ve­ment, une phi­lo­so­phie d’accès à l’information et une pra­tique de publi­ca­tion de don­nées libre­ment acces­sibles et exploi­tables » (Wikipedia).

 

 

 

Et les logiciels libres ?

 

Un logi­ciel libre est un logi­ciel dont « l’utilisation, l’étude, la modi­fi­ca­tion et la dupli­ca­tion en vue de sa dif­fu­sion sont per­mises, tech­ni­que­ment et léga­le­ment. A l’opposé, un logi­ciel pro­prié­taire ne per­met pas léga­le­ment ou tech­ni­que­ment l’exécution du logi­ciel pour tout type d’utilisation, la copie, et l’étude, la modification/amélioration du code source » (Wikipedia).

 

 

 

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Commentaires 2
  1. Je défends depuis très long­temps les sys­tèmes libres, je crois énor­mé­ment à la démarche com­mu­nau­taire de déve­lop­peurs notam­ment.

    Là où je suis très atten­tive c’est à pro­pos des don­nées ouvertes, car il peut y avoir des don­nées per­son­nelles ou rele­vant d’un carac­tère indus­triel par­ti­cu­lier, etc…
    Un plan par exemple est un vrai plus lors­qu’il décrit les rues de la ville, alors qu’un plan qui décrit com­ment créer une arme à feu a‑t-il la même valeur en terme de don­nées libres ?

    Il faut donc bien sépa­rer :
    – le logi­ciel libre qui a des ver­tus indé­niables et qui rend acces­sible des logi­ciels libres à des popu­la­tions qui n’ont pas néces­sai­re­ment les moyens de finan­cer des logi­ciels sous license payantes,
    – et les don­nées ouvertes qui posent davan­tage de ques­tions, et méritent donc d’être très pré­ci­sé­ment enca­drées. Parfois pire, ceux qui se servent de don­nées libres pour ensuite faire de ser­vices payants…Mais alors le terme ouvert est il bien choisi ?

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    • Bonjour Mary,
      je fais par­tie des orga­ni­sa­teurs de la jour­née, notam­ment sur le point des don­nées ouvertes.

      D’une façon géné­rale, toutes les don­nées per­son­nelles sont exclues des « don­nées ouvertes » au sens des don­nées publiées par les ser­vices publics.
      Les don­nées publiées sont sou­vent des don­nées tech­niques (bud­get, bâti­ments, équi­pe­ments, cartes et plans…). Dans le cas des don­nées « per­son­nelles », elles sont publiées uni­que­ment sous forme d’a­gré­ga­tions sta­tis­tiques (classes d’âge, effec­tifs, etc.)

      Le terme « ouvert » ou « libre » est ambigu tant qu’il n’est pas bien défini, c’est pour­quoi il existe plu­sieurs licences de don­nées libres, par exemple la licence « Open Database License » (ODbL) choi­sie par le pro­jet OpenStreetMap, ou encore la Licence Ouverte / Open Licence (LO/OL) choi­sie par le por­tail Données ouvertes fran­çais. (data.gouv.fr).

      Aucune de ces deux licences n’ex­clut un usage com­mer­cial, mais la licence ODbL exige qu’un tra­vail dérivé soit dif­fusé sous la même licence.
      Le débat sur les usages com­mer­ciaux a sou­vent lieu, et on peut trou­ver des avis diver­gents. À mon sens, tant que la don­née brute de base reste dis­po­nible à tous, il n’y a pas lieu d’ex­clure un usage com­mer­cial.

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