Justice : les “anti” Center Parcs marquent un point

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FOCUS – Après une longue attente marquée par de nombreux rebondissements, le verdict est tombé ce jeudi 16 juillet. Le tribunal administratif de Grenoble vient d’annuler l’arrêté préfectoral relatif à la loi sur l’eau indispensable à la construction du Center Parcs à Roybon. C’est donc un coup d’arrêt porté à ce projet très controversé de village vacances au cœur de la forêt de Chambaran. Mais sans doute pas le coup de grâce, Pierre & Vacances ayant déjà annoncé son intention de faire appel.

 

 

Zoom sur le tribunal administratif Place de Verdun à Grenoble ©Eléonore Bayrou

Le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Grenoble. © Éléonore Bayrou

La déci­sion était atten­due, tant par les défen­seurs que par les détrac­teurs du pro­jet de Center Parcs de Roybon. Et c’est bien une étape déci­sive qui s’est jouée ce jeudi 16 juillet au tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Grenoble.

 

Ce der­nier a ainsi annulé l’arrêté du 3 octobre 2014 du pré­fet de l’Isère accor­dant une auto­ri­sa­tion de des­truc­tion de zones humides, au titre de la « loi sur l’eau », à la SNC Roybon Cottages, por­teur du pro­jet de Center Parcs de Roybon.

 

En clair, c’est un sacré coup porté au pro­jet de Pierre & Vacances de créer un vil­lage vacances de 990 habi­ta­tions autour d’une « bulle tro­pi­cale ». Un espace aqua­lu­dique de 9.000 m³ chauffé à 29 °C en plein cœur de la forêt de Chambaran, au beau milieu d’une zone humide.

 

 

 

La compensation de zones humides jugée insuffisante

 

 

Ce qui a coincé ? Les zones humides. La société se devait en effet de créer des zones humides à d’autres endroits du bas­sin ver­sant pour une super­fi­cie égale à deux fois celle des zones humides détruites, comme le pré­co­nise le schéma direc­teur d’aménagement et de ges­tion des eaux (SDAGE) Rhône-Méditerranée.

 

Au cœur du pro­blème : la des­truc­tion pré­vue d’une zone humide fores­tière repré­sen­tant une super­fi­cie d’un seul tenant de 76 ha au sein de la forêt de Chambaran.

 

Défrichage sur le chantier du Center Parcs de Roybon dans la forêt des Avenières en Chambaran compensation zones humides © Zad Roybon

Défrichage sur le chan­tier du Center Parcs de Roybon dans la forêt des Avenières en Chambaran. © Zad Roybon

Or, le pro­jet pré­voit la remise en état de trois sites d’une super­fi­cie totale d’à peine 20 ha à proxi­mité. Le tri­bu­nal a donc estimé que « les mesures envi­sa­gées, eu égard à la dis­per­sion et au mor­cel­le­ment des seize sites de com­pen­sa­tion situés sur cinq dépar­te­ments, de l’Ardèche à l’Ain et au Nord de la Haute-Savoie, n’étaient pas com­pa­tibles avec la dis­po­si­tion du SDAGE pré­voyant que les mesures com­pen­sa­toires doivent s’en­vi­sa­ger à l’é­chelle appro­priée en fonc­tion de l’im­pact pré­vi­sible des pro­jets. »

 

 

La juri­dic­tion admi­nis­tra­tive suit ainsi les conclu­sions du rap­por­teur public, qui lui avait recom­mandé, le 2 juillet der­nier, « l’annulation totale », immé­diate et rétro­ac­tive, de l’arrêté du 3 octobre 2014 auto­ri­sant le pro­jet porté par le groupe Pierre & Vacances, au titre de la loi sur l’eau. Le magis­trat avait alors jugé cet arrêté illé­gal du fait de l’absence de sai­sine de la Commission natio­nale du débat public et de l’insuffisance des mesures com­pen­sant la des­truc­tion de zones humides.

 

écrevisses à pattes blanches écrevisses à pieds blancs travaux du Center Parcs de Roybon suspendus

Écrevisse à pieds blanc. © remimasson.com – Tous droits réser­vés

En revanche, le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif a, dans une seconde déci­sion, rejeté les recours visant l’arrêté pré­fec­to­ral du 16 octobre 2014 auto­ri­sant la des­truc­tion d’espèces pro­té­gées et de leurs habi­tats.

 

Il a notam­ment estimé que l’arrêté ne met­tait pas en péril les espèces concer­nées « compte tenu de la très faible super­fi­cie du pro­jet rap­por­tée à la sur­face totale de la forêt de Chambaran, alors que le chan­tier et le parc de loi­sirs auront un effet posi­tif sur l’économie locale et que de nom­breuses pres­crip­tions per­mettent de mini­mi­ser les atteintes à la flore et à la faune. »

 

 

 

Les opposants fêtent la victoire…

 

 

Parmi ceux qui savourent la nou­velle ? L’association Pour les Chambaran sans Center Parcs, l’Union régio­nale Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (Frapna), la Fédération de la Drôme pour la pêche et la pro­tec­tion du milieu aqua­tique mais aussi, bien sûr, les élus éco­lo­gistes et les occu­pants de la “Zone à défendre”.

 

« Nous pre­nons acte de la déci­sion du tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Grenoble, qui vient confir­mer nos doutes régu­liè­re­ment émis sur la confor­mité de ce pro­jet au regard de la loi sur l’eau », indique ainsi le groupe Rassemblement des citoyens – Solidarité et éco­lo­gie (RCSE). « A ce point, nous ne pou­vons que déplo­rer le temps et l’argent gas­pillés dans ce dos­sier, en dépit des nom­breuses alertes expri­mées depuis des années (et en pre­mier lieu le rap­port défa­vo­rable des com­mis­saires enquê­teurs dans l’en­quête publique rela­tive à cette même loi sur l’eau). »

 

Le groupe RCSE en pro­fite par ailleurs pour appe­ler tous les acteurs concer­nés, et en par­ti­cu­lier le conseil dépar­te­men­tal, « à se mobi­li­ser pour le déve­lop­pe­ment éco­no­mique de ce ter­ri­toire du Roybonnais en pro­po­sant un pro­jet viable éco­no­mi­que­ment, res­pec­tueux de l’en­vi­ron­ne­ment, utiles pour tous les Isérois et avec une uti­li­sa­tion rai­son­née de l’argent public. »

 

Les zadistes appellent à la mobilisation dimanche 30 novembre contre le Center Parcs des Chambarans. DR

Les zadistes en lutte contre le Center Parcs des Chambarans. DR

 

Pressentaient-ils la vic­toire ? Les Zadistes, plus mobi­li­sés que jamais depuis huit mois avaient déjà orga­nisé en amont, du 15 au 18 juillet, l’o­pé­ra­tion “Chambar dans les Chambarans”.

 

Leur moti­va­tion ? « Empêcher un grand groupe finan­cier de poser une ver­rue anti-sociale, anti-éco­lo­gique, anti-éco­no­mique et anti-démo­cra­tique dans la région de Roybon ». Au pro­gramme : pro­jec­tions, débats, et concerts sur place, à la mai­son de la Marquise. Et, ce 16 juillet, à l’oc­ca­sion du rendu du juge­ment, ceux-ci avaient prévu de fêter la vic­toire. Prudents, les occu­pants de la forêt main­tiennent tou­te­fois leur appel à l’occupation de la Zone à Défendre de Roybon. Car tout n’est pas joué…

 

 

 

Les pro-Center Parcs préparent la suite

 

 

Une chose est sure, en effet, Pierre & Vacances n’en­tend pas jeter l’é­ponge. Dès la déci­sion du tri­bu­nal admi­nis­tra­tif, le groupe a ainsi annoncé qu’il ferait appel devant la cour admi­nis­tra­tive d’ap­pel de Lyon. Il se dit d’ailleurs « convaincu du bien-fondé éco­no­mique et envi­ron­ne­men­tal du pro­jet sur lequel il est engagé depuis sept ans » et « confiant sur l’is­sue judi­ciaire finale […] ».

 

Jean-Pierre Barbier. © Joël Kermabon

Jean-Pierre Barbier, pré­sident du conseil dépar­te­men­tal de l’Isère. © Joël Kermabon

Quant au conseil dépar­te­men­tal de l’Isère, dont le nou­veau pré­sident Jean-Pierre Barbier est un fervent défen­seur du pro­jet, il ne baisse pas non plus les bras et rela­ti­vise cette déci­sion.

« Après cinq années de conten­tieux juri­diques pour empê­cher le groupe Pierre et Vacances de démar­rer les tra­vaux, la déci­sion du jour du tri­bu­nal admi­nis­tra­tif d’annuler l’autorisation « loi sur l’eau » est un nou­vel épi­sode juri­dique mais pas un coup d’arrêt pour le pro­jet », juge ainsi Jean-Pierre Barbier, pour qui « le com­bat conti­nue ».

 

Et celui-ci de pré­ci­ser : « A ce stade de la pro­cé­dure, le Département s’en remet à la sagesse de la Cour d’appel admi­nis­tra­tive de Lyon, qui je l’espère, se ran­gera der­rière les déci­sions du Conseil d’État ». La plus haute juri­dic­tion admi­nis­tra­tive fran­çaise avait en effet consi­déré, le 18 juin der­nier, que les mesures prises pour com­pen­ser la des­truc­tion des zones humides sur le chan­tier étaient suf­fi­santes.

 

Le dépar­te­ment de l’Isère conti­nue par ailleurs à assu­rer le groupe Pierre & Vacances de son « plein et entier sou­tien » dans les démarches à venir. « Je reste plus que jamais convaincu que ce pro­jet consti­tue une oppor­tu­nité his­to­rique pour le déve­lop­pe­ment éco­no­mique et tou­ris­tique de l’ensemble du Département de l’Isère. A titre per­son­nel, je met­trai tout en œuvre pour faire abou­tir ce pro­jet », conclut Jean-Pierre Barbier.

 

 

MB

 

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Commentaires 12
  1. Que l’on soit pour ou contre le cen­ter parcs : soit. En tout cas, j’en­tends par­ler ici du « pour ou contre la décrois­sance » à pro­pos des pro­jets pou­vant créer de l’ac­ti­vité éco­no­mique : ce qui est sûr, c’est que comme la crois­sance, la décrois­sance ne se décrète pas ; d’autre part le concept de crois­sance est lar­ge­ment remis en cause et il est désor­mais lar­ge­ment admis que les res­sources ne sont pas inépui­sables et qu’une crois­sance infi­nie est impos­sible dans un monde fini. Alors OUI à l’a­ci­tivté éco­no­mique, ce que les éco­los ne remettent pas en cause ; cepen­dant éco­no­mi­sons les res­sources en eau, en éner­gie, ce qui remet effec­ti­ve­ment en cause la via­bi­lité de pro­jets comme cen­ter parcs et plus lar­ge­ment le modèle crois­san­ciste. Beucoup de monde, plu­tôt que de se cas­ser du sucre sur le dos, et les éco­lo­gistes d’EELV au niveau natio­nal en tête, devraient davan­tage par­ler de la « vraie » éco­lo­gie, celle qui est concrète, c’est à dire l’ac­cé­lé­ra­tion de la dis­pa­ri­tion d’es­pèces telles que les abeilles, du gas­pillage des res­sources, des mon­tagne de déchets, de la raré­fac­tion et de la pol­lu­tion des eaux : je suis spur que beau­coup de monde serait sen­sible à ces ques­tions au delà de leurs 3% d’é­lec­to­rat. Il fau­drait aussi qu’eux mêmes admettent qu’à plus long terme ; et les enfants d’Antoine pour­raient être concer­nés, nous ris­quons de ne plus avoir le choix : ce sera décrois­sance ou bar­ba­rie.

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  2. Caroline vous avez un excellent sens de la rela­tion à moins que vous ne supoor­tiez pas les remises en cause fac­tuelles du groupe RCSE ali­menté par l’é­quipe Piolle, disons Olivier Bertrand pour les dos­siers CD38.
    Lisez donc le blog tw..ter de votre pro­tégé fin d’an­née der­nière sur le sujet.
    J’ai de belles copies d’é­cran chère Madame Point Barre.

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    • Ce pro­jet divise : là où vous avez rai­son c’est qu’il faut évi­dem­ment trou­ver un levier pour redy­na­mi­ser le roy­bon­nais, le Center Parc aurait pu être un levier à explo­rer, à condi­tion de d’être ration­nel quant aux pro­blèmes envi­ron­ne­men­taux, ce que dénoncent les « anti » et les conclu­sions du TA. Et c’est à ce titre que je m’in­ter­roge.

      Là où je vous suis en revanche c’est la poli­ti­sa­tion du dos­sier au delà de la Bièvre notam­ment par des élus gre­no­blois cumu­lards comme O.Bertrand.
      Eric Piolle avait éga­le­ment vive­ment réagi l’an der­nier contre le pro­jet « dit pré­his­to­rique », et Monsieur Bertrand a lar­ge­ment ali­menté les divi­sions des gauches au pre­mier tour des dépar­te­men­tales, on connait la suite, pour l’a­voir croisé il est le sym­bole du poli­tique pro­fes­sion­nel qui ne se sait pas ce que tra­vailler en dehors des man­dats.

      J’espère que vous sau­rez retrou­ver confiance en consi­dé­rant les bilans glo­baux, envi­ron­ne­men­taux, éco­no­miques, et fis­caux plu­tôt que de cris­tal­ler que sur des élé­ments ser­vant des inté­rêts par­ti­sans (soit d’un côté en pre­nant l’emploi « brut » , soit en pre­nant « l’en­vi­ron­ne­ment et la fis­ca­lité » de l’autre, je vous laisse devi­ner les cou­rants poli­tiques der­rière chaque côté).

      Même si je reste miti­gée sur l’in­té­rêt du pro­jet, je crois effec­ti­ve­ment donc indis­pen­sable de redon­ner de l’es­poir à cette zone sinis­trée éco­no­mi­que­ment avec des déci­sions concrètes, et qui don­ne­raient du tra­vail à des éta­blis­se­ments comme les votres, ces déci­sions doivent inter­ve­nir rapi­de­ment plu­tôt que de conti­nuel­le­ment dis­cu­ter ou por­ter des recours comme mal­heu­reu­se­ment le fait beau­coup trop RCSE. (je n’ai jamais vu celà en 20 ans de poli­tique très sin­cé­re­ment, on est loin du consen­sus de cer­tains éco­los comme Jadot ou Placé !) .

      Le seul point où vous vous trom­pez c’est la culture, le RCSE n’a plus le sou­tien des milieux cultures, il s’est mis à dos une bonne par­tie des acteurs de la culture avec la jour­née des tuiles en sup­pri­mant nombre de sub­ven­tions de petits groupes alter­na­tifs pour­tant ini­tia­le­ment acquis à leur cause pour finan­cer ce gros éve­ne­ment ; et aujourd’­hui tra­his par des actes bien dif­fé­rents ils osent eux aussi le dénon­cer, je vous laisse lire un jour­nal alter­na­tif qui l’ex­pose très bien, bien connu dans notre région.

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    • Incroyable je viens de lire de cer­tains élus gre­no­blois de l’é­quipe Piolle pos­tés sur twit­ter (je suis allé voir suite à votre der­nier post), ils relaient le 17 juillet un mes­sage de Mme Duflot « de ne pas débu­ter les tra­vaux avant l’é­pui­se­ment de tous les recours juri­diques actuel­le­ment dépo­sés » à pro­pos d’un autre grand pro­jet ! Ca doit être la notion de concer­ta­tion…

      Je com­prends mieux cer­taines de vos inquié­tudes Antoine.

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      • « de ne pas débu­ter les tra­vaux avant l’épuisement de tous les recours juri­diques actuel­le­ment dépo­sés »

        Et vous n’êtes pas d’ac­cord ? com­bien ont coûté les tra­vaux enga­gés à Roybon alors que la jus­tice a donné rai­son aux oppo­sants ? Il fau­drait remettre les par­ties de défo­res­ta­tion en état … soyez heu­reuse si ce n’est pas exigé.

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      • Caroline, je conteste la for­mule de Mme Duflot relayée loca­le­ment par des élus de la majo­rité gre­no­bloise EELV, lais­sant sup­po­ser que les recours consti­tuent effec­ti­ve­ment une arme d’é­pui­se­ment contre les pro­jets car évi­dem­ment l’ins­truc­tion sup­pose des délais longs et pro­cé­dures com­plexes ; nos décrets sont tel­le­ment riches qu’ils deviennent des leviers per­pé­tuels de remise en cause de pro­jets pour maintes et maintes rai­sons, cer­taines tout à fait louables, d’autres bien orga­ni­sées par des lob­bys.

        Pour ce qui concerne Roybon, la jus­tice n’a rien « conclu » : le Conseil d’Etat a remis un avis, le TA un avis contraire, et une pro­cé­dure d’ap­pel a été enga­gée.

        Évidemment si la pro­cé­dure d’ap­pel confirme les conclu­sions du TA, alors Pierre et Vacances devra pro­cé­der à une répa­ra­tion, répa­ra­tion qui peut être de plu­sieurs types comme des com­pen­sa­tions plus fortes pour l’eau, comme la refo­res­ta­tion si le pro­jet venait à être remis en cause par les tri­bu­naux, ce qui n’est pas le cas. Et je ne dis pas, pour être claire, que je sou­tiens le pro­jet actuel.

        Ce qui me sur­prend en revanche c’est votre réponse à un entre­pre­neur, un peu condes­cen­dante. Vous appren­drez avec le temps que le BTP a effec­ti­ve­ment un réel pou­voir de nui­sance.
        Vous devriez plu­tôt noter que les remarques sont sou­vent les mêmes et qu’il existe pro­ba­ble­ment des actions à mettre en place pour ne pas lais­ser s’ins­tal­ler un cou­rant de contes­ta­tion dans une filière qui draine de très nom­breux emplois.

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  3. Caroline avez vous une seule idée de ce qui sou­tient l’in­ves­tis­se­ment en France ? Ce sont les col­lec­ti­vi­tés locales pour plus de 70%. Que le Conseil Général ait per­mis des sub­ven­tions ou des allè­ge­ments fis­caux c’est clas­sique pour des grands pro­jets. Au cas d’es­pèce ce n’est abso­lu­ment pas ce qui est contesté par le Tribunal. C’est argu­ment est celui du ras­sem­ble­ment éco­lo­gique de Piolle jus­te­ment. Le même qui a fait des décla­ra­tions publiques contre le pro­jet pre­nant un jour les argu­ments de défense de la forêt, l’autre jour la fis­ca­lité. Suivi évi­dem­ment par ses conseillers et les réseaux sociaux sur lequels ils sont actifs. Madame voyez vous la filière a conservé au frais tous les faits. Quant aux eco­lo­gistes au sen noble donc scien­ti­fique je les sou­tiens car issu d’un milieu per­son­nel qui me rap­proche d’eux. Quant à ceux qui sont dans la dema­go­gie, qui appellent à la décrois­sance alors évi­dem­ment je ne peux plus les accep­ter.
    Je ne par­ti­rai pas à l’é­tran­ger, il suf­fit de faire 30 km autour de Grenoble pour retrou­ver des élus qui com­prennent et sont fiers de leurs entre­prises. Sous trai­tant de grandes socié­tés, j’ad­mire l’a­mé­na­ge­ment urbain mèné par un Gerard Collomb, jere­garde avec atten­tion la zone de Technolac en Savoie et je m’in­ter­roge pour savoir si je quitte Grenoble ville pour une des deux, car le résul­tat perdu à Grenoble depuis l’ar­ri­vée de Piolle et sa bande je l’ai retrouvé la-bas. Autant payer ses impôts locaux, son fon­cier qui sont des taxes locales Madame vers des élus qui avancent. Père de famille je ne vais pas expli­quer aux miens que la décrois­sance est idéale pour nous. Ce sen­ti­ment Madame nous sommes très nom­breux à le par­ta­ger dans mon sec­teur. C’est un fait. Et je vous assure que si le pro­jet de Center Parc ne voit pas le jour nous orga­ni­se­rons le lobby suf­fi­sant pour expli­quer nos résul­tats avant Piolle sur le péri­mètre gre­no­blois, nos résul­tats depuis son élec­tion et nous com­pa­re­rons avec les autres ter­ri­toires voi­sins. La FFFB sait aussi com­mu­ni­quer en plus d’a­gir dans le concret contrai­re­ment à la Municipalité de Grenoble qui ne sait que com­mu­ni­quer sur ses propres dis­cus­sions.
    J’aime mon pays je le sers avec mes moyens je res­te­rai ici et je com­bat­trai les idées de ceux qui ne savent pas ce que c’est de bos­ser depuis tout jeune de ten­ter d’employer des sala­riés de don­ner un loge­ment bien construit à d’autres. Les idées des mili­tants de Piolle sont loin de cela pré­fé­rant dis­cu­ter au lieu d’a­van­cer. Et ils bourrent la tête au milieu cultu­rel ou asso­cia­tif. Il va réa­li­ser ce que la filière du BTP est aussi capable de ras­sem­bler et fédé­rer pour expli­quer fac­tuel­le­ment les choses. Espérons que la Métropole s’or­ga­nise vite autour de ses ser­vices.

    sep article
    • vous n’a­vez pas répondu à ma ques­tion : il s’a­git de com­men­ter un article sur la déci­sion du TA d’an­nu­ler l’au­to­ri­sa­tion que le pré­fet a donné illé­ga­le­ment sur le début des tra­vaux de la bulle. Que vient faire Eric Piolle dans vos com­men­taires ? est-il mêlé à Center Parcs ?
      Je vous sou­haite bonne chance dans le démé­na­ge­ment de votre acti­vité.
      Point/barre

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  4. Je lis avec cou­rage ce que cer­tains postent. Pierre et Vacances est comme n’im­porte quelle société en ce moment. Acculée par les charges, engluée dans des pro­cès avant même de poser une pierre, et pour­tant le groupe emploie des femmes et des hommes et essaie de s’en sor­tir. Si votre sens de la soli­da­rité se limite à la lec­ture d’un bilan comp­table alors nous aurions peut être du lais­ser mou­rir la Grève sans aide publique…vos argu­ments ne tiennent pas une seconde. Le choix du site pré­cis s’o­père avec les poli­tiques locaux. Pour Roybon ce sont les com­pen­sa­tions ailleurs concer­nant le pro­blème de l’eau qui semblent faire débat.
    Pour ma part avec une petite société qui emploie qui paie ses charges qui donne à man­ger modes­te­ment je suis heu­reux de dis­po­ser de com­mandes publiques de temps à autres ou encore d’un allè­ge­ment fis­cal pour quelques chan­tiers. Il y a des mois où je ne touche rien. Et vous lire me donne mal au ventre. Vous tom­bez dans la com­mu­ni­ca­tion d’un pro­gramme poli­tique éli­tiste qui éli­mine les petits. Pas de pro­jet concret, de la com­mu­ni­ca­tion sur des non évé­ne­ments, de la com­mu­ni­ca­tion sur des dis­cus­sions mais concrè­te­ment depuis l’ar­ri­vée des eco­los dans le coin peut on dire ce qu’ils ont appor­tés à ceux qui connaissent comme moi la rigueur de l’é­co­no­mie actuelle.
    Cette fois en tout cas ca va jeter un froid dand le milieu Piolle sera direc­te­ment visé je vous le pro­mets dans le bâti­ment bien au dela des petites mani­fes­ta­tions qu’il a ren­con­trées. Cest un peu fort de ne pas com­prendre que nous sous trai­tants et petits dépen­dons de ce type de pro­jets.
    Heureusement Chambery et Lyon ne sont pas loin. Quand je démé­na­ge­rai mon entre­prise de Grenoble je serai heu­reux de payer des impôts à des élus qui com­prennent les réa­li­téss d’une crise. Et ce n’est pas dans le milieu infor­ma­tique mul­ti­na­tio­nal pour reprendre sec­teur que Monsieur Piolle connaît bien que l’on peut en dire autant.
    La seule chose qui finit par me ras­su­rer cest que j’en­tends de plus en plus de monde qui réa­lise et qui dit « encore 4 ans et dehors ».

    sep article
    • Bonjour Antoine,
      Pouvez-vous dire, s’il vous plait, ce qu’Eric Piolle à affaire avec le Center Parcs de Roybon ? car il s’a­git bien de Pierre et vacances, dans cet article, non ? Parlez-donc des 8 M d”€ débour­sés par l’an­cien Conseil Général et les mil­lions que le nou­veau Conseil dépar­te­men­tal est prêt à débour­ser pour une entre­prise pri­vée au détri­ment des ser­vices publics, car Pierre et Vacances est bien une entre­prise pri­vée …
      Je regrette beau­coup que vous ayez des pro­blèmes dans votre entre­prise, mais, jus­qu’à preuve du contraire, les coti­sa­tions que vous devez payer ne sont pas déci­dées au niveau local. Vous paye­rez les mêmes à Lyon ou à Chambéry. Si vous par­tez, j’a­gi­te­rai mon mou­choir et vous sou­hai­te­rai bonne chance, mais, à mon avis, il vau­drait mieux que vous par­tiez à l’é­tran­ger faire pas­ser votre haine envers les éco­los.

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  5. je ne sais pas com­ment on peut faire confiance à un groupe comme Pierre et vacances qui affiche des pertes colos­sales, même si ça semble aller mieux, il y a eu des plans de licen­cie­ments pour essayer de redres­ser :
    « Sur les six pre­miers mois de l’exer­cice (1er octobre 2013 au 31 mars 2014), la perte nette part du groupe du spé­cia­liste des rési­dences de loi­sirs res­sort à 107,9 mil­lions d’eu­ros, contre 125,9 mil­lions un an plus tôt. »
    écrit Les Echos.
    La réa­li­sa­tion de la bulle devrait se faire avec de l’argent public ? on nous a demandé notre avis ?
    Si ça ne marche pas, il y aura eu un site sac­cagé en sou­ve­nir d’une aber­ra­tion admi­nis­tra­tive.
    Prenons donc les devants, avant le gâchis. Pas de bulle ni de cot­tages.

    sep article
  6. En France on ne pourra plus rien faire sans qu’une loi sur les gre­nouilles, sur les insectes, sur les gra­mi­nées ne soient évo­quées. Vive la décrois­sance et entrai­nons tout le monde der­rière nous puisque nous n’au­rons pas les moyens d’in­ves­tir. Je n’en peux plus de ces poli­tiques qui uti­lisent les anti répu­blique comme les zadhistes pour sou­te­nir leurs non actions.

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