Fête des Tuiles : Grenoble a fait sa mini révolution

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REPORTAGE VIDÉO – La toute première Fête des Tuiles, nouvel événement festif grenoblois cher à la municipalité, s’est déroulée ce samedi 6 juin à Grenoble. Près de 80.000 promeneurs ont ainsi déambulé sur 1,8 km, le long des cours Jean Jaurès et de la Libération, libérés des voitures pour l’occasion.

 

 

 

Les commerçants des cours ont joué le jeu. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Les com­mer­çants des cours ont joué le jeu, à l’i­mage de Patrick Fleurs. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Dans une atmo­sphère d’im­mense fête de quar­tier, dès le matin, les Grenoblois ont peu à peu investi les deux cours sous un soleil de plomb. Au départ un peu timide, l’af­fluence s’est accrue pro­gres­si­ve­ment pour atteindre son maxi­mum lors du défilé final.

 

La seule tuile de la jour­née aura été l’o­rage qui a éclaté en début de soi­rée dou­chant quelque peu les ardeurs des par­ti­ci­pants et éclair­cis­sant leurs rangs avant les ani­ma­tions musi­cales pré­vues pour la soi­rée.

 

Très dif­fi­cile de tout voir, de tout entendre… Les pro­me­neurs auront for­cé­ment raté quelque chose dans cette fête des tuiles ! En cause : l’é­ten­due inha­bi­tuelle de l’é­vé­ne­ment et la grande dis­per­sion des ani­ma­tions le long des allées et dans cer­taines rues atte­nantes. D’où la per­plexité de cer­tains, voire leur décep­tion par rap­port aux annonces faites en amont.

 

Pour autant, l’or­ga­ni­sa­tion avait tout prévu : affiches expli­ca­tives, pro­grammes, point d’in­for­ma­tion de l’as­so­cia­tion Fusées… Les béné­voles et « chu­chou­teurs », aisé­ment recon­nais­sables grâce à leurs bon­nets phry­giens rouges, per­met­taient éga­le­ment de gui­der les indé­cis et de ren­sei­gner les curieux. Leur arme secrète ? Des “nébu­li­seurs” (bru­mi­sa­teurs) – fort bien­ve­nus vu la tem­pé­ra­ture ambiante –, des his­to­riettes, pro­verbes ou encore cita­tions chu­cho­tées à l’o­reille.

 

 

 

Un grand défilé de chars au rythme des batu­ca­das

 

 

Les commerçants des cours ont joué le jeu. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Répétition d’une cho­rale. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Des ani­ma­tions, il y en avait pour tous les goûts et tous les âges : jeux, dis­cus­sions, ate­liers créa­tifs, chan­son, des­sin, vide-gre­nier, sports, pétanque, zumba, cho­rales…

 

Difficile de ne pas trou­ver chaus­sure à son pied et on ne croit pas si bien dire car il en fal­lait de bonnes pour arpen­ter presque deux kilo­mètres de spec­tacles par­ti­ci­pa­tifs !

 

En point d’orgue, un grand défilé de chars final orga­nisé par de nom­breuses asso­cia­tions et MJC de l’ag­glo­mé­ra­tion a des­cendu les cours, au rythme des per­cus­sions des batu­ca­das.

 

 

Revivez l’am­biance de cette pre­mière Fête des tuiles, dont nous avons capté quelques séquences, quelques ins­tan­ta­nés au hasard de nos péré­gri­na­tions.

 

 

Réalisation Joël Kermabon

 

 

 

« Il y aura besoin d’un temps de prise de recul »

 

 

Quelque 150 béné­voles et « chu­chou­teurs » coor­don­nés depuis le quar­tier géné­ral de l’as­so­cia­tion Fusées ont assuré le bon dérou­le­ment de la fête. Une vraie gageure si l’on consi­dère au pas­sage que la police muni­ci­pale avait jus­te­ment choisi ce jour de fes­ti­vi­tés pour faire grève. En cause, des nou­veaux horaires jugés trop contrai­gnants concer­nant « des mis­sions sans réelles jus­ti­fi­ca­tions », comme le rap­porte France 3 Alpes.

 

Pour l’as­so­cia­tion orga­ni­sa­trice, cette pre­mière mou­ture de la Fête des tuiles est un pro­to­type, un béta-test. Quant aux éven­tuelles modi­fi­ca­tions à y appor­ter, il est encore un peu tôt pour le savoir, assure Marielle Imbert : « Il y aura besoin d’un temps de diges­tion, de prise de recul, d’a­voir d’autres regards que le nôtre pour savoir vrai­ment ce qu’il en est ». Pour autant, cette der­nière a bien voulu nous livrer, pen­dant l’o­rage, ses toutes pre­mières impres­sions.

 

 

Réalisation Joël Kermabon

 

 

 Joël Kermabon

 

 

 

Photos : © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

 

 

Pays Voironnais, un jour, une activité
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Commentaires 9
  1. Bonsoir.
    Je me deman­dais com­ment vous avez trouvé le chiffre de 80 000 per­sonnes ?

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  2. J” y était au moins 800 000 per­sonnes facile !!! Aucune objec­ti­vité cet article… un non évé­ne­ment… j’ai vue des fêtes de vil­lages qui avait plus de gueule.

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  3. Hum…J’ai du mal à voir la rela­tion entre la jour­née des tuiles de 1788 et cette ker­messe géante (au demeu­rant fort sym­pa­thique), même s’il on a croisé le bon­net du Grand Schtroumpf.
    Français encore un effort si vous vou­lez être répu­bli­cains.

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  4. Déranger les habi­tants du cours qui n’ont rien deman­dés… plus moyen de sta­tion­ner pen­dant près de trois jours, tapage en tout genre, défilé pas à la hau­teur, rues tou­jours aussi sales et tagués…
    Et ani­ma­tion pas très convain­cantes.
    Franchement il y avait autre chose à faire, et sur­tout d’autres lieux pour ça, par exemple parc paul mis­tral, bas­tille, stade etc etc…
    Personnellement j’ai été dérangé, presque autant que lors de la taille des arbres du cours à la tron­çon­neuse jusqu’à du 2h30 du matin… il y a des gens qui tra­vaillent mon­sieur le maire ! Merci de pen­ser à eux et de ne pas leur com­pli­quer la vie !

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    • Non mais, c’est vrai, quoi, il y a des gens qui tra­vaillent … et même gra­tui­te­ment, pour ani­mer une ave­nue d’ha­bi­tude entiè­re­ment vouée aux voi­tures et au tram. Quelle impu­dence d’o­ser trou­bler la tran­quillité de ce mon­sieur FPS qui pro­pose gen­ti­ment d’al­ler trou­bler d’autres habi­tants en bor­dure du stade, du parc etc. Honte à ces dizaines d’en­fants des MJC, de La Villeneuve, des bata­cu­das, qui pré­fèrent joyeu­se­ment défi­ler plu­tôt que lan­cer des pierres. Serait-ce le monde à l’en­vers ? enfin … au moins Grenoble … ?
      Seul contre 80 000 ! pas mal :-))

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      • MDR 80 000 per­sonnes ! Habitant sur le cours je les cherche encore… à la limite 8000…
        Je suis assez d’ac­cord avec FPS il y a d’autres lieu pour ça… allez faire votre ker­messe et tra­vailler gra­tuit devant chez vous si vous en avez le luxe et l’en­vie bien que vous admet­tez que c’est une gène : « trou­bler d’autres habi­tants en bor­dure du stade, du parc etc ». Faites ça à la Villeneuve ce sera très bien pour la mixité sociale et le vivre ensemble. Travaux du tram inter­mi­nables qui ont cou­lés les com­merces, affron­te­ment sur le cours lors de la der­nière coupe du monde de foot, etc etc… c’est cer­tain ajou­ter un évé­ne­ment sur le cours n’est pas vrai­ment une bonne idée.

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  5. 80 000 per­sonnes… Article d’an­tho­lo­gie. Joel Kermabon est-il jour­na­liste ? Vraiment ? Vraiment vrai­ment ? Vraiment vrai­ment vrai­ment ?

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  6. Fascinant, la vir­tuo­sité de ce repor­tage pour mettre en scène de façon hyper posi­tive un non évé­ne­ment absolu. Limite hyp­nose : cha­peau bas !

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  7. Allez, je vais faire un com­pli­ment … 😉
    J’y étais et je trouve que le récit est assez fidèle de même que la vidéo et les pho­tos sont fort belles. Je savais qu’il y avait du monde, contrai­re­ment à ce qu’af­fir­maient les grin­cheux, 80 000 pour une pre­mière, c’est une réus­site. Et puis, mar­cher sur tout le cours, sur l’herbe du tram, sans craindre d’être ren­ver­sée, … le pied !
    A recom­men­cer ?

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