L’université Stendhal un peu plus dépouillée ?

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EN BREF – A six mois de la fusion avec Joseph-Fourier et Pierre-Mendès-France, l’université Stendhal s’inquiète de la décision du gouvernement de prélever 2,8 millions d’euros sur son fonds de roulement. Dans une motion, le conseil d’administration demande au ministre de revenir sur sa décision.

 

 

 

L’université Stendhal tire, une nou­velle fois, la son­nette d’alarme. Dans une motion votée à l’unanimité le 21 mai 2015, le conseil d’administration de l’université de lettres et de langues de Grenoble s’élève contre le pré­lè­ve­ment sur son fonds de rou­le­ment annoncé par le minis­tère de l’Enseignement supé­rieur et de la Recherche.

Car ce sont 2,8 mil­lions d’euros qui devraient être pré­le­vés par le gou­ver­ne­ment sur les 11 mil­lions d’euros du fonds de rou­le­ment.

 

Université Stendhal. © Patricia Cerinsek

Gestion ser­rée depuis plu­sieurs années à l’u­ni­ver­sité Stendhal. Avec la déci­sion du ministre d’am­pu­ter le fonds de rou­le­ment, le conseil d’ad­mi­nis­tra­tion tire la son­nette d’a­larme. © Patricia Cerinsek

 

 

Depuis plu­sieurs années sur la corde raide, Grenoble 3 mul­ti­plie les motions. Elle a été jusqu’à refu­ser de voter le bud­get en pre­mière lec­ture en décembre 2014. Aujourd’hui, une nou­velle fois, le conseil d’administration dénonce le désen­ga­ge­ment de l’État et une ges­tion contes­table des finances de l’établissement.

 

 

45 millions d’euros de travaux prévus

 

 

« Loin d’être un signe de mau­vaise ges­tion, le fonds de rou­le­ment rela­ti­ve­ment impor­tant de notre uni­ver­sité nous est indis­pen­sable pour mener à bien les tra­vaux de réno­va­tion de nos locaux, vétustes et non conformes aux normes de sécu­rité, dans une pers­pec­tive plu­ri­an­nuelle ins­crite dans nos PPI (Plans plu­ri­an­nuels d’in­ves­tis­se­ment), en l’absence de cré­dits suf­fi­sants de la part de l’État (rap­pe­lons que sur les 19 mil­lions d’euros deman­dés pour le CPER, nous n’avons obtenu que 7,5 mil­lions) », dénonce le bureau dans un com­mu­ni­qué.

 

Université Stendhal. © Patricia Cerinsek

Université Stendhal. © PC

En 2008, une étude a en effet chif­fré à 45 mil­lions d’euros le coût des tra­vaux de mise à niveau de bâti­ments par­ti­cu­liè­re­ment vétustes, datant de la fin des années soixante.

 

Dotée d’un bud­get de 50 mil­lions d’euros, l’université gre­no­bloise peine à joindre les deux bouts depuis qu’une loi, la loi LRU en 2007, a consa­cré l’autonomie des uni­ver­si­tés. Depuis cette date, ces der­nières ont hérité de la ges­tion de leurs per­son­nels, mais sans moyens sup­plé­men­taires pour y faire face. C’est le cas à Stendhal.

 

En refu­sant de voter, dans un pre­mier temps, le bud­get en décembre 2014, le conseil d’administration de Grenoble 3 avait adressé un pre­mier coup de semonce. Sans effet…

 

Dans un peu plus de six mois, au 1er jan­vier 2016, Stendhal fusion­nera avec les uni­ver­si­tés Joseph-Fourier et Pierre-Mendès-France pour don­ner nais­sance à l’Université Grenoble Alpes. Avec quels moyens ? L’établissement comp­tait notam­ment sur son fonds de rou­le­ment pour faire face aux 4 mil­lions d’euros que coû­tera la fusion.

 

 

Patricia Cerinsek

 

 

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