Vulnérabilité énergétique : un ménage sur quatre concerné

sep article

Nouvelles formations au centre de formation des Charmilles pour la rentrée 2020

EN BREF – Un quart des ménages en Isère souffriraient de vulnérabilité énergétique pour le chauffage et l’eau ou pour les déplacements quotidiens en voiture, selon une étude du 2 avril dernier de l’Insee et du conseil départemental. Un phénomène qui toucherait particulièrement les ménages modestes, les personnes seules et les familles vivant dans les zones de montagne.

 

 

 

Typologie des espaces de vulnérabilité énergétique en Isère © IGN - INSEE

Typologie des espaces de vulnérabilité en Isère. © IGN – Insee

Un quart des ménages isérois seraient en situation de vulnérabilité énergétique. C’est ce que constate l’Institut national de la statistique (Insee) dans une étude publiée le 2 avril dernier, en partenariat avec le conseil départemental.

 

En Isère, 85 000 ménages consacrent plus d’un mois de leur revenu annuel au paiement de leurs factures de chauffage, selon l’institut de la statistique. Soit 17 % des ménages isérois, contre 15 % pour l’ensemble de la France métropolitaine.

 

Il y a vulnérabilité énergétique quand le poste de dépenses énergétiques contraintes (chauffage, eau chaude et déplacements) d’un ménage représente une part importante de ses ressources, mesurée par le « taux d’effort énergétique ». Le seuil au-dessus duquel un ménage est dit en situation de vulnérabilité énergétique est de 8 % pour le logement et de 4,5 % pour les déplacements.

 

 

 

Des disparités territoriales

 

 

Cette vulnérabilité énergétique résidentielle frappe particulièrement les ménages modestes et les personnes seules, mais aussi les familles vivant dans les zones de montagne. Ils sont 53 400, soit 11 % des ménages isérois (contre 10 % en France) à être concernés par ce phénomène, du simple fait des dépenses de carburant pour leurs déplacements.

 

Dans la majorité des cas, ces ménages ne sont pas les mêmes que ceux qui sont affectés par la vulnérabilité énergétique liée au logement. Si la question des revenus est essentielle pour cette dernière, l’âge est un facteur prédominant en ce qui concerne la vulnérabilité liée aux déplacements. Les jeunes et les ouvriers sont en première ligne et ce sont, pour la plupart, des actifs des zones périurbaines et rurales.

 

 

 

Grenoble face à la vulnérabilité des jeunes

 

 

Dernier constat : à Grenoble, un ménage sur cinq est potentiellement vulnérable. Et la capitale des Alpes étant une ville étudiante, ce phénomène touche tout particulièrement les jeunes. En effet, six ménages vulnérables sur dix ont un chef de ménage âgé de moins de trente ans et un grand nombre d’entre eux sont des étudiants vivant dans de petits logements. Il est donc logique de retrouver une forte part de ménages vulnérables dans les logements inférieurs à 25 mètres carrés.

 

Vulnérabilité énergétique par revenu. © INSEE Rhône-Alpes

© Insee Rhône-Alpes

 

Maïlys Medjadj

 

 

 

commentez lire les commentaires
2352 visites | 1 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 1
  1. Un constat simple:
    – première couronne de Grenoble pas de vulnérabilité,
    – Grenoble intra muros, logement étudiant uniquement,

    En sus des contraintes du bâti,
    – le programme d’isolation Métro murmur a été cristalisé sur les zones urbaines,
    – et ce que l’on dénonce tout haut dans les politiques publiques de transport depuis trop d’années : les contraintes sont présentes pour les autres territoires éloignés de la ville centre, les autoroutes de vélo sont une réponse très partielle aux problèmes sociaux du quotidien, et en parallèle on s’offusque lorsque l’on parle Rondeau ou élargissement de l’A480…on marche sur la tête, la politique doit être tournée vers l’intérêt général, en évitant d’opposer des citoyens entre eux dans l’accessibilité des services.

    Quand on pas le choix d’habiter loin, dans un logement pas toujours isolé, on s’expose ainsi à la double vulnérabilité. Sans parler des bouchons incessants sur l’A480 obligeant à poser ses enfants tôt à l’école ou trouver des solutions de contournement avec des tiers que l’on doit payer pour faire garder les siens…

    Voilà pourquoi les logiques trop égocentriques des élus urbains, en particulier de la ville centre, ne parviennent pas à répondre au nécessaire polycentrisme de l’agglo grenobloise notamment à la Métro, en développant des bassins de vie et des bassins de travail en proximité, pour celà il y a nécessairement des infrastructures à développer (accessibilité, locaux commerciaux, commerces…).

    Pire au département puisque la droite est arrivée, et avec elle une appréciation bien différente des contraintes sociales, sauf peut être pour le ramassage scolaire.

    On recule…

    sep article