A Grenoble, la pollution de l’air tue… et vite !

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FOCUS – La pollution de l’air ne tue pas seulement à long terme. A court terme aussi, les micro-particules générées par le trafic routier et les installations de chauffage se traduisent par une mortalité accrue. Et Grenoble n’est pas épargnée. D’après une étude de l’Institut national de veille sanitaire, la capitale des Alpes est même la 5e ville la plus polluée de France… devant Paris. 

 

 

 

Pollution atmosphérique observée depuis la vallée du Grésivaudan

Pollution atmo­sphé­rique obser­vée depuis la val­lée du Grésivaudan – © Véronique Serre – placegrenet.fr

Grenoble est pol­luée, ce n’est pas un scoop ! Chaque hiver, la pol­lu­tion géné­rée par la cir­cu­la­tion rou­tière, com­bi­née à l’activité indus­trielle et aux ins­tal­la­tions de chauf­fage, se tra­duit par un sur­croît de par­ti­cules fines qui viennent affec­ter les voies res­pi­ra­toires et le cœur des plus fra­giles.

 

Une étude de l’Institut natio­nal de veille sani­taire (INVS), publiée dans le pre­mier bul­le­tin épi­dé­mio­lo­gique de l’année, vient encore enfon­cer le clou. Les cher­cheurs se sont inté­res­sés aux PM 10, ces par­ti­cules dont le dia­mètre est infé­rieur à 10 microns, dans 17 villes fran­çaises, parmi les­quelles Grenoble. Avec une ques­tion cen­trale : quel est l’impact à court terme de ces micro-par­ti­cules sur la mor­ta­lité ?

 

Le résul­tat n’est pas ras­su­rant. La capi­tale des Alpes appa­raît comme la cin­quième ville la plus pol­luée de France… devant Paris, sep­tième. Et l’impact de ces par­ti­cules pol­luantes ne se tra­duit pas seule­ment par une mor­ta­lité accrue à moyen et long terme.

 

 

 

Risque accru juste après l’exposition

 

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Commentaires 2
  1. En 2012, sur Ecosciences Grenoble, décembre 2013 sur Placegrenet…et nous voilà en 2015. On en reparle en 2016 ? Et d’ici là, on compte les dégâts.

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  2. Remarquable tra­vail, mais il y a plus grave. En effet, on ne peut plus conti­nuer à par­ler de pol­lu­tion (comme on le fait ici depuis 50 ans) sans par­ler de la pol­lu­tion élec­tro­ma­gné­tique, qui par­tout monte en puis­sance (et avec les futurs comp­teurs « intel­li­gents » mais for­te­ment elec­tro­pol­luants du type Linky de ERGDF il fau­dra s’at­tendre au pire ) ‑mais en cer­tains endroits plus que tout ailleurs- et qui aggrave toutes les autres, d’une part en poten­tia­li­sant (par ioni­sa­tion posi­tive) les sub­stances toxiques qui se baladent et d’autre part en per­tur­bant notre fonc­tion­ne­ment bio­lo­gique dans l’in­ti­mité de ses cel­lules ( ADN, fonc­tions repro­duc­trices et sys­tème immu­ni­taire), comme cela est très clai­re­ment mon­tré dans le rap­port Bio-ini­tia­tive de 2012, une méta-ana­lyse éta­blie à par­tir de près de1800 études effec­tuées par des experts INDEPENDANTS des opé­ra­teurs de télé­pho­nie. Ce der­nier point est très impor­tant car ici, comme cela se pro­duit pour bien d’autres dos­siers, ils financent des études bidon­nées pour créer le doute dans l’o­pi­nion (la fameuse « stra­té­gie du doute »), relayés par des experts à double cas­quette (conni­vence) et les grands médias (dont les res­sources publi­ci­taires dépendent de ses mêmes opé­ra­teurs…). Les poli­tiques jus­ti­fie­ront alors leur inac­tion en s’ap­puyant sur cette incer­ti­tude, pour­tant crée de toute pièce. Ainsi fonc­tionne le monde. Ici comme ailleurs, des tech­no­lo­gies qui devraient pro­duire une vie meilleure et plus longues nous empoi­sonnent, l’a­brège et menacent de nous asser­vir. C’est contre cette irres­pon­sa­bi­lité qu’il faut se battre, et votre jour­nal est de ce point de vue une heu­reuse ini­tia­tive

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