Content pas comptant repense le monde de demain

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ÉVÉNEMENT – Le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) – Terre Solidaire lance Content pas comptant, remettre l’économie à sa place, du 31 janvier au 7 février 2015 à Grenoble. Une semaine d’animations et de débats autour des notions de croissance, richesses et bien-être, qui vise à s’interroger sur le modèle économique actuel mais, surtout, sur ses alternatives possibles. 

 

 

 

Content pas comptant, remettre l'économie à sa place ©CCFD - Terre Solidaire

Content pas comp­tant, remettre l’é­co­no­mie à sa place. © CCFD – Terre Solidaire

Dans les médias, à la ter­rasse des cafés et même dans les repas de famille… le terme “crois­sance” est omni­pré­sent. Gage de richesse et de pros­pé­rité, l’aug­men­ta­tion du Produit inté­rieur brut (PIB), – pur concept créé par l’homme – n’a pour­tant rien de natu­rel.

 

À tra­vers cette semaine de débats, dis­cus­sions et ani­ma­tions, le CCFD – Terre Solidaire sou­haite sou­li­gner l’im­por­tance de ne pas prendre pour acquis ce qui nous semble inné. En clair, remettre en ques­tion le modèle de la crois­sance éco­no­mique – « qui fait l’im­passe sur les inéga­li­tés et l’im­pact envi­ron­ne­men­tal » – pour s’o­rien­ter vers des solu­tions plus humaines, en accord avec notre habi­tat, la Terre.

 

« On doit mettre en avant des concep­tions alter­na­tives à l’é­chelle natio­nale, affirme Tiphaine Billot, orga­ni­sa­trice de l’é­vé­ne­ment. C’est une néces­sité face au modèle de la crois­sance qui nous amène tou­jours plus devant le mur. Pour ce faire, il faut que les citoyens se posent les bonnes ques­tions et par­ti­cipent au débat public ».

 

 

 

« Se questionner sur “ce que l’on compte” pour aller vers “ce qui compte” »

 

 

Les auteurs abor­de­ront jus­te­ment ce débat public, à la fois avec des acti­vi­tés ludiques et des confé­rences plus sérieuses. Un débat de rue à par­tir d’une ques­tion sera, par exemple, lan­cée avec la tech­nique du « por­teur de paroles », samedi 31 jan­vier dans le local du CCFD – Terre Solidaire, 16 place Lavalette à Grenoble. Les pas­sants pour­ront prendre la parole et affi­cher leurs posi­tions dans un dis­po­si­tif dit « éphé­mère ».

 

Diverses concep­tions du bien-être dans le monde seront par ailleurs pré­sen­tées, dans le cadre d’un ate­lier plus for­mel. L’occasion de mieux appré­hen­der le Bonheur natio­nal brut (BNB) au Bhoutan ou encore le concept de Buen vivir dans les pays latino-amé­ri­cains.

 

Troupe de théâtre "Tête au cube" ©CCFD - Terre Solidaire

Comédiens de la troupe de théâtre Tête au cube. © CCFD – Terre Solidaire

 

« L’idée n’est pas de dire que telle alter­na­tive doit être sui­vie, mais bien de réflé­chir ensemble à quelque chose d’autre. Il n’y a pas de solu­tion toute faite et prête à l’emploi », ajoute Tiphaine Billot.

 

 

 

But unique, procédés multiples

 

 

Des solu­tions sont aussi expé­ri­men­tées dans l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise. C’est le cas du pro­jet Ibest qui s’ef­force de construire des “indi­ca­teurs de bien-être sou­te­nables et ter­ri­to­ria­li­sés”. L’objectif ? Créer des variables qui intègrent ce qui compte pour cha­cun d’entre nous.

 

Née de la ren­contre entre asso­cia­tions de la société civile et acteurs poli­tiques, et désor­mais inté­gré au sein du Centre de recherche en éco­no­mie de Grenoble (Creg), cette ini­tia­tive sera pré­sen­tée dans le cadre de l’a­te­lier C’est quoi le bien-être, le mardi 3 février à l’Espace vie étu­diante (Eve) sur le cam­pus de Grenoble. Y par­ti­ci­pe­ront notam­ment les éco­no­mistes du Creg et Hélène Clot, ‎char­gée de mis­sion éva­lua­tion et obser­va­tion à la Métro.

 

Collectif Kloche ©CCFD - Terre Solidaire

Collectif Kloche. © CCFD – Terre Solidaire

 

 

Une démarche totalement laïque

 

 

Initiateur de l’é­vé­ne­ment, le réseau Richesse Rhône-Alpes ras­semble un large éven­tail d’as­so­cia­tions qui œuvrent pour la mise en place d’in­di­ca­teurs nou­veaux. Il est né en 2010 de la ren­contre avec l’or­ga­nisme thaï­lan­dais The school for Well Being, qui se concentre sur le Bonheur natio­nal brut (BNB) du Bhoutan. Ces der­niers sou­hai­taient éga­le­ment orga­ni­ser une confé­rence inter­na­tio­nale à Grenoble sur cette thé­ma­tique.

 

Sur le long terme, une délé­ga­tion de béné­voles de l’as­so­cia­tion, de cher­cheurs, d’é­lus, de tech­ni­ciens d’or­ganes publiques, ou bien encore de membres du CCFD – Terre Solidaire, ont prévu de se rendre en plu­sieurs fois au Bhoutan afin de col­lec­ter des infor­ma­tions sur le ter­rain.

 

A noter : le réseau Richesse agit dans un cadre tota­le­ment laïque. « Certes, nous éma­nons d’un orga­nisme catho­lique, mais nous défen­dons des valeurs uni­ver­selles sans conno­ta­tion reli­gieuse, assure l’or­ga­ni­sa­trice de l’é­vé­ne­ment. Le bien-être de cha­cun et l’har­mo­nie avec la nature n’ont pas de confes­sion ».

 

Comme l’a écrit Edgar Morin, célèbre phi­lo­sophe et socio­logue fran­çais, dans son ouvrage La Voie : pour l’a­ve­nir de l’Humanité : « La mon­dia­li­sa­tion porte en elle la pro­bable catas­trophe ; elle porte aussi en elle l’improbable, mais donc pos­sible espé­rance ».

 

 

Arnaud Chastagner

 

 

PROGRAMME

 

➔ Samedi 31 jan­vier de 9 heures à 16 h 30 au CCFD – Terre Solidaire :

Formation et expé­ri­men­ta­tion au por­teur de paroles (ani­ma­tion de rue). Gratuit.

 

➔ Dimanche 1er février à 18 heures à la Salle Rouge :

La méthode Kloche. Pièce de théâtre tout public par le Collectif Kloche, suivi d’un buf­fet. Spectacle : 7 – 12 euros, buf­fet à prix libre.

 

➔ Lundi 2 février à 18 h 30 au res­tau­rant égyp­tien Le Karkadé :

Le bien-vivre ici et là-bas. Atelier sur le Buen Vivir en Amérique latine et le BNB (Bonheur natio­nal brut) au Bhoutan. 12 euros (ate­lier + plat égyp­tien).

 

➔ Mardi 3 février de 12 heures à 14 heures à Eve (cam­pus) :

A Grenoble, c’est quoi le bien-être ? Atelier autour de l’in­di­ca­teur de bien-être de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise. Gratuit.

 

➔ Mardi 3 février de 18 heures à 20 heures à l’Ampérage :

Atelier L’imaginaire de la crois­sance. Gratuit.

 

Mardi 3 février à 20 h 30 à l’Ampérage :

Dans les dents la crois­sance, théâtre de l’ins­tant avec la com­pa­gnie gre­no­bloise Tête au cube.

5 – 7 euros.

 

➔ Mercredi 4 février à 18 heures à l’Amphithéâtre République (office de tou­risme) :

Quels impacts des indi­ca­teurs de bien-être sur les poli­tiques publiques ?  Table-ronde par­ti­ci­pa­tive en pré­sence de repré­sen­tants de la ville de Grenoble, de la Métro, du conseil régio­nal, et de cher­cheurs uni­ver­si­taires, suivi d’un pot. Gratuit.

 

➔ Jeudi 5 février à 17 h 30 sur le cam­pus et à 20 heures à l’Hexagone de Meylan :

Sacrée crois­sance ! Projection-débat autour du film de Marie-Monique Robin, en sa pré­sence. 5 – 7 euros.

 

➔ Samedi 7 février à 11 heures à La Soupape Le Café des enfants  :

Compter, conter, se conten­ter. Contes sur la richesse (à par­tir de 4 ans). Prix libre.

 

 

 

 

MC2 - A la Vie
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Commentaires 1
  1. Chacun s’accorde à pen­ser que notre société est à bout de souffle, mais per­sonne ne pro­pose réel­le­ment de solu­tions à hau­teur des pro­blèmes iden­ti­fiés. Or, nous avons une obli­ga­tion de résul­tat si nous sou­hai­tons voir l’humanité per­du­rer.

    « Une uto­pie réa­li­sable » est une simple ébauche de ce qui nous semble pou­voir et devoir être entre­pris après inven­taire et mise en forme.

    Certaines pro­po­si­tions ori­gi­nales cho­que­ront sans doute le lec­teur. Au lieu de réagir néga­ti­ve­ment, nous sou­hai­tons que celui-ci avance et enri­chisse le débat avec ses propres idées.

    Où sommes-nous ?
    Nous évo­luons sur une pla­nète pri­vi­lé­giée per­due dans un uni­vers hos­tile, fait de roches, de gaz de par­ti­cules, et sou­mis à des tem­pé­ra­tures extrêmes. Cet uni­vers a‑t-il été conçu ou non par un dieu « créa­teur » ? Personne ne peut appor­ter à ce sujet de réponse per­ti­nente. Le pro­blème reli­gieux doit donc se can­ton­ner au niveau de la conscience indi­vi­duelle et non, col­lec­tive.

    La vie a envahi la terre ; trois règnes s’y côtoient : l’animal, le végé­tal et le miné­ral.
    Mais au cours de ces deux der­niers siècles, un ani­mal : l’homme, a pris le contrôle de l’ensemble or, visi­ble­ment la situa­tion lui échappe et il ne sait com­ment gérer cette pla­nète dont il s’est arrogé la pro­priété.

    Nos pro­blèmes :
    Une trop rapide aug­men­ta­tion de la popu­la­tion, mul­ti­pliée par sept en deux siècles, appe­lait de pro­fondes trans­for­ma­tions sociales, men­tales, éco­no­miques envi­ron­ne­men­tales et d’infrastructures sans com­munes mesures avec les moyens dis­po­nibles et les poli­tiques sui­vies durant la même période.

    En même temps que le nombre de bras aug­mente les besoins en main d’œuvre dimi­nuent, du fait de la méca­ni­sa­tion, de la robo­ti­sa­tion et de la course à la pro­duc­ti­vité.
    Une frac­tion non négli­geable de la popu­la­tion, ne dis­pose pas de moyens d’existence décents, tan­dis qu’une infime mino­rité accu­mule des richesses de façon déme­su­rée.
    L’homme, excelle dans les sciences et la pro­duc­tion, mais il est tota­le­ment dépassé aux plans : poli­tique, éco­no­mique et même phi­lo­so­phique.

    L’environnement se dégrade, les res­sources s’épuisent.

    Arrêtons là le constat, et don­nons-nous comme objec­tif d’imaginer un type de société ou l’humanité toute entière trouve sa cohé­sion et gère « en bon père de famille », l’ensemble de la pla­nète.

    Que sou­hai­tons-t-on nous ?

    Comme nous le consta­te­rons ci-des­sous, c’est une uto­pie tech­ni­que­ment réa­li­sable, mais men­ta­le­ment impos­sible, car nous avons des dif­fi­cul­tés à aban­don­ner nos repères habi­tuels et à nous pro­je­ter dans le moyen ou long terme.

    Quatre ques­tions essen­tielles pour le deve­nir de l’humanité :

    -Population : com­bien d’hommes et avec quel niveau de vie, la pla­nète peut-elle admettre sans mettre en cause les équi­libres natu­rels ?
    ‑Moyens d’existence : com­ment per­mettre à chaque indi­vidu de se nour­rir, d’être pro­tégé soi­gné, édu­qué tout au long de sa vie ?
    ‑Sécurité : com­ment assu­rer la sécu­rité col­lec­tive et indi­vi­duelle ?
    ‑Environnement : com­ment lais­ser à nos suc­ces­seurs une pla­nète non épui­sée ou dégra­dée ?

    Que pou­vons-nous ?
    Voici les réponses envi­sa­geables au plan « tech­nique » :

    Gouvernance mon­diale
    Confier à un gou­ver­ne­ment mon­dial, éma­nant d’une ONU com­plè­te­ment redé­fi­nie, les grandes orien­ta­tions qui s’imposent désor­mais à l’humanité.
    Ce gou­ver­ne­ment dis­po­se­rait de trois atouts majeurs : d’une banque mon­diale, d’une mon­naie unique et d’une armée mon­diale, consti­tuée de l’ensemble des armées natio­nales ; sous­traites à l’autorité des gou­ver­ne­ments natio­naux. Il serait le garant des
    – droits de l’humanité (à défi­nir)
    – droits de l’homme
    – et du « droit au tra­vail pour tous ».

    Les notions de pays et de nations ne seraient nul­le­ment remises en cause.
    Par contre les régimes seraient obli­ga­toi­re­ment des démo­cra­ties.
    (Prévoir une orga­ni­sa­tion mon­diale sans dérive pos­sible vers la dic­ta­ture)

    Population
    Nous savons cal­cu­ler la popu­la­tion glo­bale admis­sible en fonc­tion des res­sources pla­né­taires et du niveau de vie.
    Par exemple actuel­le­ment 1,2 mil­liard envi­ron, d’habitants peuvent vivre comme un amé­ri­cain moyen, ou 33 mil­liards comme dans les pays les plus pauvres.
    Nous sommes 7,5 mil­liards d’hommes sur terre et ce chiffre s’accroît envi­ron d’un mil­liard tous les douze ans. Une poli­tique contrai­gnante de limi­ta­tion des nais­sances per­met­trait de régu­ler ce « para­mètre » en posant comme don­née fon­da­men­tale qu’il est pré­fé­rable d’éviter une nais­sance que de tuer un être humain par la sélec­tion natu­relle, la misère ou la guerre. Il pour­rait même être envi­sagé de reve­nir à une popu­la­tion mon­diale de l’ordre de 4 mil­liards dans deux ou trois siècles.
    Limiter les nais­sances : on sait faire !

    Moyens d’existence

    Je vais essayer de pré­ci­ser ma pen­sée de façon cari­ca­tu­rale, car je ne suis pas un spé­cia­liste et le domaine est trop vaste.
    Ce que cha­cun peut consta­ter c’est qu’une acti­vité per­met de déga­ger de la richesse, mais implique salaires, inves­tis­se­ments, frais de fonc­tion­ne­ment divi­dendes et impôts, au sens large du terme. On se rend compte que nos états modernes sont de plus en plus impli­qués en matière de fonc­tion publique, d’infrastructures et de réduc­tion des inéga­li­tés.
    Tout le monde réclame de plus en plus de moyens. Or ces moyens pro­viennent soit de l’impôt soit de la dette.
    Quel que soit le cas de figure, l’écart entre objec­tifs sou­hai­tables et moyens dis­po­nibles ne peut que s’accroître. Celui qui pré­ten­drait le contraire dans le sys­tème actuel se trompe ou nous trompe.

    Il faut donc trou­ver autre chose : sorte de syn­thèse entre com­mu­nisme et capi­ta­lisme.

    Le déve­lop­pe­ment des tech­niques et plus par­ti­cu­liè­re­ment de la robo­ti­sa­tion laisse de plus en plus de monde en dehors du cir­cuit tra­di­tion­nel du tra­vail. Parallèlement une quan­tité énorme de taches utiles, ne sont pas accom­plies, car elles appa­raissent contre-pro­duc­tives.
    Or, dans le droit de l’humanité doit figu­rer un droit au tra­vail pour tous, per­met­tant d’accomplir ces tâches.
    La solu­tion consiste à conce­voir une société à trois vitesses et un finan­ce­ment adapté :

    1/ On garde le schéma actuel du capi­ta­lisme, mais on sup­prime l’impôt, inéga­li­taire, impo­pu­laire et cher à récu­pé­rer. (Voir solu­tion ci-des­sous.)

    2/ On réor­ga­nise la fonc­tion publique en tenant compte de son finan­ce­ment par la banque mon­diale. (Voir solu­tion ci-des­sous)

    3/ On crée un cir­cuit social, chargé de pro­cu­rer impé­ra­ti­ve­ment un emploi à tous ceux qui n’ont pu s’intégrer ou se main­te­nir dans les deux pré­cé­dents cir­cuits éco­no­miques.
    Les tâches sus­cep­tibles d’être réa­li­sées dans ce troi­sième cir­cuit sont innom­brables, en voici quelques exemples : sur­veillance et soins aux per­sonnes âgées, aux enfants, aux infirmes, amé­lio­ra­tion du cadre de vie et de l’environnement dans un quar­tier, une ville, un pays, entre­tien des forêts, reboi­se­ment, for­ma­tion des adultes, lutte contre la déser­ti­fi­ca­tion, sou­tien sco­laire etc., etc…….
    Des cri­tères de ren­ta­bi­lité doivent être pris en compte dans ce troi­sième sec­teur afin que tout salaire versé cor­res­ponde à un tra­vail effec­tif, utile et de qua­lité. Les négli­gences sont sanc­tion­nées par une mise à pied tem­po­raire et sans salaire. Tout tra­vail pro­cu­rant un pou­voir d’achat, le sec­teur concur­ren­tiel s’en trouve dyna­misé. Concrètement : les salaires sont plus attrac­tifs dans les deux pre­miers cir­cuits que dans le troi­sième. Chacun trouve néan­moins, un emploi cor­res­pon­dant à ses mérites et moti­va­tions et peut pas­ser d’un sec­teur à l’autre.

    Financement de la fonc­tion publique et du sec­teur non concur­ren­tiel
    Dans notre sys­tème éco­no­mique actuel, le finan­ce­ment de ces deux sec­teurs est assuré par des pré­lè­ve­ments (de plus en plus impor­tants, mais tou­jours insuf­fi­sants), effec­tués sur le résul­tat du tra­vail des « actifs ».
    Il faut donc com­men­cer par créer des richesses afin de pou­voir pré­le­ver et redis­tri­buer.

    Or le nombre d’actifs tend à dimi­nuer et les besoins aug­mentent sans cesse, d’où un sys­tème obso­lète.

    Comment chan­ger notre sys­tème éco­no­mique ?
    Au lieu de créer des richesses pour en redis­tri­buer, il convien­drait d’inverser le pro­ces­sus, en com­men­çant par la dis­tri­bu­tion.

    Concrètement :
    Chaque état éta­blit un pro­jet de bud­get cou­vrant : la fonc­tion publique, le droit au tra­vail pour tous, les inves­tis­se­ments, les retraites.
    Ce bud­get doit être cohé­rent avec les objec­tifs pour­sui­vis à l’échelon mon­dial, il devra tenir compte d’une néces­saire période de tran­si­tion et d’ajustement. Il sera exa­miné et approuvé au niveau du gou­ver­ne­ment mon­dial.
    Chaque état se verra alors attri­bué un « droit de tirage » sur la banque mon­diale, seule habi­li­tée à créer de la mon­naie.
    Le bud­get sera exé­cuté en toute trans­pa­rence par cha­cun des pays avec contrôle à pos­té­riori au niveau mon­dial.
    L’habileté des diri­geants rési­dera dans la pré­pa­ra­tion et l’exécution intel­li­gente du bud­get.
    On pose comme objec­tif éco­no­mique mon­dial, que dans le délai rai­son­nable d’un siècle, tous les états dis­po­se­ront s’ils le sou­haitent de moyens d’existence équi­va­lents, en s’efforçant de nive­ler plu­tôt vers le haut que vers le bas. Le gou­ver­ne­ment mon­dial a la maî­trise de la mon­naie unique. Celle-ci ne peut donc s’apprécier ou, se dépré­cier par rap­port à aucune autre. Il convient seule­ment de conser­ver un équi­libre entre le mon­tant glo­bal de la mon­naie émise et le volume total des biens et ser­vices pro­po­sés. Cela est rendu pos­sible grâce à un cir­cuit court de la mon­naie. On ne thé­sau­rise plus, puis que l’on est garanti de per­ce­voir des reve­nus tout au long de son exis­tence grâce au droit au tra­vail et à la retraite. La dis­cri­mi­na­tion par l’argent dis­pa­raît. Seul, le train de vie dis­tingue les plus pro­duc­tifs et les plus créa­tifs. On peut envi­sa­ger qu’une grille des rému­né­ra­tions impose qu’aucun homme ne puisse per­ce­voir un salaire ou revenu supé­rieur, par exemple, à 50 ou 100 fois le salaire mini­mum. La moti­va­tion reste cepen­dant suf­fi­sante pour que le génie humain conti­nue de s’affirmer.

    Le mon­tant des retraites est indexé sur le salaire moyen perçu au cours de la vie active. Les han­di­ca­pés per­çoivent le salaire mini­mum s’ils ne peuvent tra­vailler.

    Une consom­ma­tion nor­male s’effectue tout au long de l’année, consom­ma­tion à laquelle doit s’adapter et répondre le sec­teur concur­ren­tiel.

    Il convien­dra de pré­voir un sys­tème de régu­la­tion pour « épon­ger » l’excèdent de mon­naie qui aurait pu être émis par rap­port aux biens et ser­vices dis­po­nibles et évi­ter la recons­ti­tu­tion de très grosses for­tunes ainsi qu’une infla­tion mon­diale.
    Ce n’est pas une mince affaire que de ten­ter de pla­ni­fier et modé­li­ser tout cela tant aux éche­lons natio­naux qu’au niveau mon­dial. C’est donc un véri­table défi à rele­ver
    conjoin­te­ment par les infor­ma­ti­ciens, les éco­no­mistes new-look et les indus­triels.
    Il semble dif­fi­cile d’affirmer la pos­si­bi­lité ou l’impossibilité d’entamer une telle démarche au niveau mon­dial. Par contre la fai­sa­bi­lité pour­rait être véri­fiée en char­geant l’ONU de cette tâche puis de mettre en place dans un délai rai­son­nable, un tel sys­tème dans une Ile « labo­ra­toire » répu­tée pauvre, telle que Haïti et la République Dominicaine sa voi­sine mieux déve­lop­pée.
    Du tra­vail et des moyens d’existence pour tous : on peut faire !

    Sécurité
    ‑Sécurité col­lec­tive
    Il faut abso­lu­ment reti­rer à tous les chefs d’état le droit et la pos­si­bi­lité de faire la guerre. À cet effet toutes les armées sont pla­cées sous l’autorité du gou­ver­ne­ment mon­dial. Chaque état four­nit et entre­tient le contin­gent qui lui est assi­gné, mais celui-ci est can­tonné, 50% sur le ter­ri­toire natio­nal, 50% à l’étranger, afin d’échapper à toute ten­ta­tive d’utilisation de l’armée natio­nale par les gou­ver­ne­ments locaux. Chaque état doit donc héber­ger sur son ter­ri­toire en contre­par­tie une quan­tité équi­va­lente de mili­taires étran­gers.
    L’armée mon­diale inter­vient à l’initiative du gou­ver­ne­ment mon­dial pour régler toute vel­léité de conflit.
    ‑Sécurité indi­vi­duelle
    Police et gen­dar­me­rie dis­posent éga­le­ment des moyens mili­taires pour leur action de pré­ven­tion ou de répres­sion. Les pri­sons sont réduites n’ayant pas prouvé leur effi­ca­cité. Toutefois, la société doit se pro­té­ger effi­ca­ce­ment contre tous ceux qui l’agressent.
    Les peines pré­vues par le code pénal doivent être tota­le­ment révi­sées. Diverses approches sont envi­sa­geables.
    Assurer la sécu­rité indi­vi­duelle et col­lec­tive : on sait faire !

    Environnement
    Actuellement, la pro­tec­tion de l’environnement grève les prix de pro­duc­tion, on fait donc sem­blant de prendre en compte ce pro­blème, mais en réa­lité, il est lar­ge­ment mar­gi­na­lisé. Les océans se vident de leur faune, les puits de pétrole s’épuisent, les nappes phréa­tiques se des­sèchent, les forêts dis­pa­raissent, la pla­nète se réchauffe etc.

    Le droit au tra­vail et la mon­naie unique per­mettent de trai­ter cette ques­tion au fond, et d’inverser la ten­dance à la dégra­da­tion. De très grands tra­vaux peuvent être entre­pris tels que recons­ti­tu­tion des forêts tro­pi­cales, arrêt de la déser­ti­fi­ca­tion, recon­quête pro­gres­sive des déserts, recy­clage sys­té­ma­tique des matières pre­mières, dépol­lu­tion des sites, amé­lio­ra­tion des pay­sages urbains, recherche d’énergies nou­velles : fusion nucléaire, bat­te­ries non pol­luantes pour sto­cker l’électricité des voi­tures, etc…
    Protéger l’environnement : on sait faire !

    Utopie ou non ?
    A priori, tout ceci pro­cède du rêve et ne peut être suivi d’effet car les men­ta­li­tés ne sont pas prêtes aux néces­saires adap­ta­tions.
    « Pouvoir » n’est pas « vou­loir » !
    On ne sait pas :
    ‑Dégager un consen­sus
    ‑Prévoir et orga­ni­ser à moyen et long terme
    ‑Changer d’échelles de valeurs
    Avant de renon­cer il serait bon, sous l’autorité de l’ONU, que cha­cune de ces sug­ges­tions soit sou­mise res­pec­ti­ve­ment à des groupes de phi­lo­sophes, de scien­ti­fiques, d’économistes, et de poli­tiques d’horizons dif­fé­rents, en leur deman­dant :
    ‑D’en faire une cri­tique com­pa­ra­tive et construc­tive par rap­port à la situa­tion actuelle
    ‑De véri­fier leur cohé­rence et leur fai­sa­bi­lité
    En cas d’adhésion signi­fi­ca­tive à ces prin­cipes, il leur appar­tien­drait éga­le­ment d’échafauder un calen­drier sur une qua­ran­taine d’années pour la pré­pa­ra­tion et la mise en œuvre tou­jours sous l’égide de l’ONU.
    Mais là encore nous sommes en pleine uto­pie, car l’ONU ne peut être man­da­tée que par des gou­ver­ne­ments et aucun gou­ver­ne­ment ne cau­tion­nera, une future ampu­ta­tion de ses pré­ro­ga­tives sur les deux pôles du pou­voir que sont l’armée et la mon­naie.
    Si une action doit se des­si­ner, paci­fi­que­ment elle ne peut démar­rer que de la base, orga­ni­sée en asso­cia­tions : locales, natio­nales, inter­na­tio­nales. Il est cer­tain qu’un foi­son­ne­ment d’idées pour­rait en sor­tir via Internet, prou­vant que d’autres choix sont pos­sibles essen­tiels et urgents.
    Lorsque les médias s’empareront à leur tour du sujet, les res­pon­sables poli­tiques aiguillon­nés par leur base seront enfin contraints de s’occuper des vrais pro­blèmes de l’humanité.
    Michel Odinot

    PS :Sans inter­dire les reli­gions, ce qui serait contre-pro­duc­tif, il convien­drait de les contraindre cepen­dant, à se mettre en confor­mité avec les droits de l’humanité et les droits de l’homme .
    Une éma­na­tion de ces dif­fé­rents droits devrait émer­ger sous forme d’un « civisme » orienté vers l’homme et l’humanité, et, ensei­gné de façon ana­logue dès le plus jeune âge dans le monde entier sur le thème : « tous dif­fé­rents, mais tous les mêmes »

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