Les féministes en campagne pour la reconnaissance du féminicide

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L’association Osez le féminisme ! organise des actions de sensibilisation, ces 21 et 22 novembre, dans les rues de Grenoble. Objectif : faire reconnaître le féminicide, crime sexiste contre les femmes. Une campagne qui s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes. 

 

 

 

Panneau rose Le patriarcat tue tous les jours © Osez le féminisme 38

© Osez le fémi­nisme 38

À l’ap­proche du 25 novembre, jour­née inter­na­tio­nale contre les vio­lences faites aux femmes, Osez le fémi­nisme ! a décidé de faire entendre sa voix. L’association mène en effet un com­bat pour faire recon­naître le fémi­ni­cide, meurtre des femmes en rai­son de leur sexe.

 

Signe de l’é­vo­lu­tion de la société, ce terme fera par­tie inté­grante de l’é­di­tion 2015 du Petit Robert, au même titre que les mots par­ri­cide, fra­tri­cide ou matri­cide. Pour autant, il reste encore du che­min à par­cou­rir, déplore Osez le fémi­nisme !, qui appelle à plus de sévé­rité vis-à-vis de ce machisme dans sa forme extrême.

 

« En Amérique latine, en Espagne et en Italie, tuer une femme en rai­son de son sexe est une cir­cons­tance aggra­vante d’un meurtre », explique l’as­so­cia­tion. Ce qui n’est pas le cas en France. La cam­pagne vise donc à inté­grer le fémi­ni­cide dans la loi, bien loin des termes pudiques “vio­lence conju­gale” ou “drame pas­sion­nel”, encore trop sou­vent uti­li­sés.

 

Croix roses avec des noms de femmes pour symboliser les féminicides © Osez le féminisme 38

Meurtre de filles à la nais­sance, crimes d’honneur, femmes tuées par leurs conjoints… Le fémi­ni­cide peut prendre plu­sieurs formes. © Osez le fémi­nisme 38

 

 

Des statistiques alarmantes

 

 

Et la pro­blé­ma­tique est mon­diale sou­ligne Osez le fémi­nisme !. « Ces crimes ne sont pas des faits divers ou des faits iso­lés. Ils sur­viennent quo­ti­dien­ne­ment en France, en Europe ou ailleurs. » Rien que les sta­tis­tiques dans notre pays sont alar­mantes. « En France, on sait que tous les deux jours et demi, une femme est tuée par son conjoint ou ex-conjoint. Dans 70 % des cas, pen­dant ou après une sépa­ra­tion. »

 

Panneaux Je lutte des femmes / harcèlement sexuel = délit machiste © Osez le féminisme 38

© Osez le fémi­nisme 38

Osez le Féminisme ! entend, par ailleurs, bri­ser toutes les idées reçues sur le crime machiste encore tenaces dans la société. « Les vio­lences machistes ne sont pas le propre d’une culture, d’une reli­gion, d’un milieu social, d’une famille ou d’une his­toire per­son­nelle. »

 

D’où la lutte de l’as­so­cia­tion pour faire prendre conscience qu’une femme bat­tue ou dis­cri­mi­née est vic­time de son sexe dit “faible”. « Il est temps de recon­naître que le machisme […] est une idéo­lo­gie de haine qui va jusqu’au meurtre. »

 

Osez le Féminisme ! débute sa cam­pagne pour la recon­nais­sance du fémi­ni­cide ce ven­dredi 21 novembre à 20 heures, avec des visuels col­lés à par­tir de la place Victor Hugo. Les mili­tants de la cause fémi­niste ont éga­le­ment prévu de dif­fu­ser des tracts samedi 22 novembre à 15 heures place aux Herbes, afin de s’a­dres­ser direc­te­ment aux gre­no­blois. Une péti­tion pour la recon­nais­sance du fémi­ni­cide vient par ailleurs d’être lan­cée en ligne.

 

Retrouvez plus d’in­for­ma­tions sur le site d’Osez le Féminisme Isère et sur la page Facebook de l’as­so­cia­tion.

 

 

Jessica Loiodice

 

 

Pays Voironnais, un jour, une activité
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