Un partenariat pour protéger les oiseaux des lignes électriques

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Suite à la conclusion d’un nouveau partenariat, la LPO et ERDF vont mettre en œuvre des mesures concrètes pour réduire les risques d’électrocution de l’avifaune locale. Une démarche qui comprend plusieurs volets, dont la protection des lignes électriques mais aussi une dimension de dissuasion et parfois d’incitation au déplacement des nids.

 

 

Buse variable LPO

Buse variable. © naturellementmails2

Bonne nou­velle pour les oiseaux de l’Isère. Ceux-ci vont être au centre de l’at­ten­tion d’ERDF, ges­tion­naire du réseau de dis­tri­bu­tion d’élec­tri­cité en France. Un par­te­na­riat sera en effet signé le ven­dredi 21 novembre entre la Ligue pour la pro­tec­tion des oiseaux (LPO) Isère, Électricité réseau dis­tri­bu­tion France, le Conseil géné­ral de l’Isère, le Parc natio­nal des Écrins et les Parcs régio­naux du Vercors et de la Chartreuse.

 

D’une durée limi­tée de trois ans, la conven­tion vise à mettre en œuvre des mesures concrètes afin de réduire les risques d’élec­tro­cu­tion des oiseaux en Isère. Comment ? Grâce au tra­vail du comité de pilo­tage com­posé de repré­sen­tants des signa­taires, mais aussi à la com­pi­la­tion de car­to­gra­phies et de don­nées four­nies sur le site Internet de la LPO. De quoi per­mettre l’identification pré­cise des risques de col­li­sion et d’élec­tro­cu­tion liés à la pré­sence des lignes et des ouvrages aériens sur les Espaces natu­rels sen­sibles (ENS) d’Isère.

 

La LPO Isère aura un rôle de coor­di­na­teur par délé­ga­tion du Conseil géné­ral et des parcs, et ani­mera les réunions du comité de pilo­tage tout au long de l’année. En com­plé­ment, l’as­so­cia­tion appor­tera son exper­tise tech­nique afin d’i­den­ti­fier des sites de col­li­sion poten­tiels et de prio­ri­ser leur trai­te­ment. De son côté, ERDF adap­tera ses réseaux de dis­tri­bu­tion d’électricité en fonc­tion des recom­man­da­tions de la LPO. Elle finan­cera éga­le­ment les études, la four­ni­ture des équi­pe­ments de sécu­ri­sa­tion et se char­gera de leur pose.

 

 

Des nouvelles mesures de protection

 

 

 

Après avoir col­la­boré plus de dix ans avec la LPO pour dimi­nuer l’im­pact des réseaux élec­triques sur l’a­vi­faune, ERDF s’en­gage aujourd’­hui à mettre en place divers dis­po­si­tifs sur les sites prio­ri­taires. A com­men­cer par l’isolation des conduc­teurs élec­triques nus sous ten­sion, par la pose de pro­tec­tions en plas­tique sur le fil afin d’é­vi­ter aux oiseaux une élec­tro­cu­tion fatale.

 

Le second dis­po­si­tif de sécu­ri­sa­tion est quant à lui dis­sua­sif. Il empê­chera les oiseaux de se poser sur les lignes et leur évi­tera la col­li­sion. Cela sera rendu pos­sible par l’installation de tiges ver­ti­cales en forme de peignes au som­met des poteaux dans le but d’empêcher les oiseaux de se poser sur les zones à risque. Ou bien par l’installation de balises de cou­leur sur les conduc­teurs afin que les oiseaux puissent les voir. Une tech­nique qui a fait ses preuves puis­qu’elle réduit de 65 % à 95 % le nombre d’accidents par col­li­sion.

 

Le der­nier dis­po­si­tif porte sur l’incitation et le dépla­ce­ment de nids pour pré­ser­ver la bio­di­ver­sité des espèces. ERDF pourra au besoin dépla­cer des nids en ayant recours à un camion avec nacelle ou ins­tal­ler des per­choirs sécu­ri­sés.

 

 

 

La LPO en bref

 

 

La LPO est une asso­cia­tion natu­ra­liste œuvrant pour la défense de la nature, la pro­tec­tion des espèces et des éco­sys­tèmes. Présente sur le ter­ri­toire isé­rois depuis plus de 40 ans, elle s’emploie à sen­si­bi­li­ser le public aux grands enjeux envi­ron­ne­men­taux, en com­plé­ment de ses mis­sions d’é­tude des espèces et de leurs éco­sys­tèmes.

 

L’association agit au quo­ti­dien pour la sau­ve­garde de la bio­di­ver­sité en Isère. Ses actions peuvent-être ponc­tuelles, comme les études ou les inven­taires natu­ra­listes sur des pro­jets du ter­ri­toire, ou plus pérennes, comme la cam­pagne de pro­tec­tion des busards cen­drés en plaine de Bièvre (sur une durée de 30 ans), celle de sau­ve­garde des amphi­biens (sur 20 ans) ou encore le suivi des colo­nies d’hi­ron­delles de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise (sur 10 ans).

 

 

 

Jessica Loiodice

Festival du film France Nature Environnement
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