Hydro’like la chaire grenobloise dédiée aux machines hydrauliques de demain

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Alstom et la Fondation Partenariale Grenoble INP viennent d’inaugurer une chaire industrielle. Baptisée Hydro’Like, elle permettra à l’industriel fortement implanté en Isère de développer des machines hydrauliques compatibles avec les nouveaux besoins en matière d’énergies renouvelables.

 

 

 

Fabrication de turbines hydrauliques Francis sur le site Alstom Hydro à Grenoble - chaire industrielle Hydro'like avec Grenoble INP

© Alstom Hydro

« Jusqu’à pré­sent, les tur­bines fonc­tion­naient comme un inter­rup­teur élec­trique : en fonc­tion­ne­ment ou à l’ar­rêt », explique Maryse François-Xausa, vice-pré­si­dente senior d’Alstom Renewable, la filière du groupe Alstom dédiée aux éner­gies renou­ve­lables. « Désormais, elles doivent s’ap­pa­ren­ter à un varia­teur pou­vant s’adapter à plu­sieurs niveaux de puis­sance. »

 

Voilà tout l’en­jeu auquel devra répondre la toute nou­velle chaire indus­trielle Hydro’like, qui a été inau­gu­rée ce jeudi 9 octobre sur le site gre­no­blois d’Alstom Hydro. Avec un objec­tif clair : mieux régu­ler la pro­duc­tion des cen­trales hydro­élec­triques, en inté­grant l’in­ter­mit­tence des sources d’énergies renou­ve­lables dans le réseau.

 

Un mil­lion d’eu­ros seront ainsi alloués à la chaire sur une durée de cinq ans. Une pre­mière en France dans le domaine de l’hydroélectricité, qui béné­fi­cie à la fois à l’in­dus­triel et à l’Institut poly­tech­nique de Grenoble (Grenoble INP), ses écoles d’ingénieur et ses labo­ra­toires.

 

 

 

Hydro’like… ou promouvoir la filière hydraulique

 

 

Fabrication de turbines hydrauliques sur le site Alstom Hydro à Grenoble - chaire industrielle Hydro'like avec Grenoble INP

© Alstom Hydro

« Il s’a­git de recherches très mul­ti­dis­ci­pli­naires qui recouvrent un large spectre, sou­ligne Brigitte Plateau, admi­nis­tra­trice géné­rale de Grenoble INP. L’hydraulique n’est pas une dis­ci­pline nou­velle mais il est impor­tant de faire connaître aux étu­diants son poten­tiel et sa forte impli­ca­tion dans le déve­lop­pe­ment des éner­gies renou­ve­lables. »

 

Plusieurs pro­grammes devraient donc être mis en œuvre avec les étu­diants, afin d’aug­men­ter leur nombre dans ces filières et, in fine, celui de pro­fes­sion­nels for­més.

 

Un pas sup­plé­men­taire pour Alstom qui avait inau­guré à Grenoble, en février 2013, le siège mon­dial du centre de tech­no­lo­gie dédié à l’hydroélectricité. Un centre qui pour­rait être, à terme, doté d’un banc d’essai sup­plé­men­taire de tur­bines, com­mun aux acteurs pri­vés et publics du pôle.

 

 

Paul Turenne

 

 

MC2 - Saison 2020-21
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Commentaires 1
  1. Cela ne me sur­prend pas du tout.
    Il est vrai que le mar­ché le plus impor­tant dans le monde pour les cen­trales hydro est la Chine.
    Alstom Hydro a com­mencé dans les années 1990 à trans­fé­rer vers sa filiale à Tianjin en Chine, toute sa tech­no­lo­gie pour faire des tur­bines modernes et com­pé­ti­tives…
    Les plus grosses machines outils de l’u­sine gre­no­bloise ont été démon­tées en envoyées à Tianjin, dès que Alstom a gagné en 1997  » le contrat du siècle » aa pre­mière cen­trale de TROIS GORGES soit 8 tur­bine Francis de 10 mètres de dia­mètre de roue pour 120 mil­lions de USD.
    J’ai passé deux ans en Chine (1996 et1997) pour gagner ce contrat, avec le maxi­mum de tur­bines faites à Grenoble…(compte tenu qu’il fal­lait finan­cer ce contrat les fabri­ca­tions étran­gères ont été par­ta­gées avec la filiale du Brésil et celle du Canada.
    Mais Alstom vou­lait avant tout « faire du dol­lar » en payant les ouvriers en mon­naie chi­noise.
    De ce fait Alstom a depuis une dizaine d’an­nées construit à Tianjin  » la plus grande usine du monde de tur­bines ».…et obtenu d’autres contrats de très grandes tur­bines qui ont du être.
    toutes.
    Il faut se rap­pe­ler que le PDG d’Alstom à l’é­poque M. Kron a tou­ché un joli bonus pour gérer vente de toute la branche éner­gie à GE.… qui à l’é­poque avait un tré­sor de guerre de 10 mil­liards de USD en Europe, gagnés sur toute sorte de busi­ness. Si GE avait repa­trié aux US ces mil­liards de USD il était obligé de payer de l’ordre de 30% d’im­pôts.…
    Depuis les années 1980 les patrons fran­çais poly­tech­ni­ciens n’a­vaient que ça dans leur petite tête… Transférer la tech­no­lo­gie en Chine pour être « com­pé­ti­tif »…
    Comme ils n’a­vaient pas moder­nisé les usines en France depuis 20 ou 30 ans, le plus facile c’é­tait de « fabri­quer en Chine ».
    Certains doivent se rap­pe­ler la ten­ta­tive de M. de Montebourg (quand il était à Bercy) de négo­cier avec Siemens un rap­pro­che­ment avec Alstom.… Mais pro­ba­ble­ment M Kron n’au­rait pas eu ce beau para­chute dans le cas d’une telle asso­cia­tion … Et comme ça l’Europe avance tou­jours aussi len­te­ment…
    Au point ou nous en sommes il faut savoir que la belle four­chette de poly­tech­ni­ciens qu’il y a tou­jours eu chez Alstom a fait d’autres erreurs stra­té­giques dans les années 1980 en fusion­nant avec GEC UK qui était dans un état de déla­bre­ment tel qu’il a fallu 5 ans plus tard fusion­ner à nou­veau avec ABB, aussi très grande dif­fi­culté à cause de gros pro­blèmes tech­niques sur les alter­na­teurs de plus de 800 MW qu’ils avaient vendu en Chine et en Russie et qu’Alstom à du remettre en état.
    J’ai tra­vaillé chez Alstom une tren­taine d’an­nées, avant de prendre ma retraite en 2000, au grand sou­la­ge­ment de quelques direc­teurs et des syn­di­cats de Neyrpic…

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