Les jeunes socialistes mobilisés contre le traité Tafta

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Le mouvement des jeunes socialistes de l’Isère (MJS) organisait, ce jeudi 25 septembre, un rassemblement rue Félix Poulat. Objectif : sensibiliser les passants aux dangers que représente pour les citoyens la signature prochaine du traité de libre-échange Tafta.

 
 
 

 

Plusieurs centaines d’affiches ont été envoyées dans les fédérations des Jeunes Socialistes dans le cadre de la campagne #stopTAFTA. © MJS

Plusieurs cen­taines d’affiches ont été envoyées dans les fédé­ra­tions des Jeunes socia­listes dans le cadre de la cam­pagne #stopTAFTA. © MJS

Et si l’ac­tion théâ­trale était le meilleur moyen de faire pas­ser des idées ? C’est en tout cas le mode d’ac­tion qu’ont choisi les jeunes socia­listes isé­rois ce jeudi en fin d’a­près-midi. Dans leur viseur ? Le traité Tafta (Transatlantic Free Trade Area, ou grand mar­ché trans­at­lan­tique) qui acte­rait la créa­tion, d’ici 2015, de la plus grande zone de libre-échange jamais créée entre des États.
 
Principal pro­blème à leur yeux : les négo­cia­tions entre l’Union euro­péenne et les États-Unis sont effec­tuées sans consul­ta­tion citoyenne. Et visent, in fine, à déré­gu­ler les échanges en sup­pri­mant les “bar­rières” du com­merce mon­dial. Or, l’harmonisation des normes, inhé­rente aux zones de libre-échange, consti­tue « un dan­ger au niveau social et envi­ron­ne­men­tal », selon le MJS.
 
Pour sen­si­bi­li­ser les pas­sants et inci­ter ces der­niers à signer une péti­tion anti Tafta, une quin­zaine de jeunes mili­tants se sont donc livrés à une mise en scène. L’espace public était divisé en deux par­ties : une zone de négo­cia­tions Tafta, d’une part, avec un indi­vidu « sym­bo­li­sant le capi­ta­lisme débridé, obsédé par le pro­fit » et des citoyens bâillon­nés et pri­son­niers ; une zone hors Tafta, d’autre part, dans laquelle pas­saient les “pri­son­niers” libé­rés chaque fois qu’un qui­dam signait la péti­tion.
 
 
 

Risques de dérives

 
 

 

Stop Tafta par les MJS (mouvement des jeunes socialistes) isérois à Grenoble

L’action avait été bien pré­pa­rée en amont. DR

« Serons-nous obli­gés d’accepter les OGM ou le bœuf aux hor­mones dans nos assiettes ? », s’in­ter­roge Pierrick Desplanques, ani­ma­teur fédé­ral des MJS. « Verrons-nous notre pro­tec­tion sociale et nos ser­vices publics atta­qués par les mul­ti­na­tio­nales, sous cou­vert de la libre concur­rence ? »
 
Et les jeunes socia­listes de dénon­cer « le dés­équi­libre crois­sant entre les grands groupes et la parole des citoyens » qui serait consa­cré par la mise en place de tri­bu­naux arbi­traux don­nant le droit aux entre­prises d’attaquer les États, lorsqu’elles estiment qu’une norme leur porte pré­ju­dice.
 
Au final, l’ac­tion aura porté ses fruits, avec une cen­taine de signa­tures sup­plé­men­taires ajou­tées à la péti­tion, selon Pierrick Desplanques. Sans comp­ter, l’ef­fet sur les pas­sants qui ont pu, a minima, décou­vrir ou en savoir plus sur le traité Tafta.
 
Pour rap­pel, le conseil muni­ci­pal de Grenoble avait adopté, le 26 juin der­nier, un vœu deman­dant l’arrêt des négo­cia­tions rela­tives à ce traité, comme plu­sieurs autres col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, telles que la Ville de Besançon ou les régions Rhône-Alpes, Limousin ou Île-de-France. Une grande jour­née d’ac­tion est éga­le­ment pré­vue le 11 octobre pro­chain. A cette occa­sion, les capi­tales euro­péennes seront décla­rées zones hors Tafta.
 
 
Paul Turenne
 
 
 
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