Oiseaux : les refuges LPO font des petits

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Notre indépendance c

A Tullins, le domaine de Saint-Jean de Chépy est la première entreprise iséroise labellisée refuge LPO, qui œuvre à la protection des oiseaux et, plus largement, de la biodiversité. Avec 700 refuges, essentiellement chez les particuliers, le département est le premier en France.

 
 
 
 
 
Il y avait les jar­dins refuges LPO, les parcs publics refuges LPO, les écoles refuges LPO et même les bal­cons refuges LPO. La liste des espaces pro­pices à l’épanouissement des oiseaux s’allonge puisque, pour la pre­mière fois dans le dépar­te­ment, une entre­prise vient rejoindre le pre­mier réseau des jar­dins éco­lo­giques de France.
 

 

Domaine Saint-Jean-de-Chépy : première entreprise refuge LPO d'Isère.

Le domaine de Saint-Jean-de-Chépy à Tullins : pre­mière entre­prise refuge LPO d’Isère. © Domaine Saint-Jean de Chépy.

A Tullins, le domaine de Saint-Jean de Chépy et ses 10 hec­tares pro­met de bien, et mieux, accueillir, ses hôtes à plumes, loriots, chou­cas, ber­ge­ron­nettes de ruis­seaux, hérons cen­drés, pas­se­reaux… Mais pas seule­ment. 
 
 
Un rapide coup d’œil de la LPO Isère et de l’association Gentiana a per­mis de dres­ser un début d’inventaire de la bio­di­ver­sité qu’abrite le parc. Outre les oiseaux, renards et gre­nouilles, 95 espèces de plantes ont été recen­sées et il ne serait pas éton­nant de croi­ser des chauves-sou­ris…
 
 
 
Une charte à res­pec­ter
 
 
« Les espaces natu­rels pro­té­gés sont de plus en plus mor­ce­lés, rap­pelle l’association. Il est impor­tant de recréer des jonc­tions entre eux. Le label refuge LPO est un enga­ge­ment à pro­té­ger la bio­di­ver­sité et à l’améliorer »
 
Être refuge LPO est un état d’esprit. Avoir un nichoir sur son bal­con est une chose. Installer des man­geoires dans son jar­din est un pre­mier pas. Mais après, il y a une charte à res­pec­ter, une démarche à enga­ger.
Comme renon­cer aux pro­duits chi­miques, mieux gérer ses res­sources en eau ou mieux recy­cler ses déchets, ban­nir la chasse du ter­ri­toire aussi ou veiller à la tran­quillité des lieux en période sen­sible.
 
 
 

Des ruches à parrainer

 
 
 
Au nord de Voiron, le domaine de Saint-Jean de Chépy a déjà pla­ni­fié ses actions. A côté des ruches ins­tal­lées depuis le prin­temps der­nier (que les entre­prises peuvent par­rai­ner), des visites péda­go­giques sont dans les car­tons mais aussi la créa­tion de nichoirs et d’hôtels à insectes. Inventaires et sui­vis d’espèces sont éga­le­ment pré­vus, tout comme un désher­bage manuel du parc.
 
Un pre­mier pas. L’entreprise est la pre­mière en Isère à ouvrir le ban. « La démarche n’est pas connue des entre­prises », sou­ligne la Ligue de pro­tec­tion des oiseaux. Aujourd’hui, 700 espaces de par­ti­cu­liers, col­lec­ti­vi­tés et écoles sont label­li­sés refuges LPO, fai­sant de l’Isère le pre­mier dépar­te­ment de France. 
 
 
 
Patricia Cerinsek
 
 
 
 
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