Coupe Icare : le vol libre en fête

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REPORTAGE VIDÉO – Depuis 1974, la Coupe Icare est devenue au fil des ans un événement incontournable et original rassemblant des pratiquants de sports aériens ultra-légers venus du monde entier. Cette 41ème édition qui s’est déroulée du 18 au 21 septembre n’a pas fait exception. Retour en images sur la grande fête du vol libre. Émotions et sensations garanties !

 

 

 

Les par­kings sont bon­dés ! Un flux continu de curieux, de pilotes de para­pentes, de del­ta­planes ou d’ULM s’é­tire et se croise dans la rue prin­ci­pale. Depuis les aires de décol­lages nord et sud par­viennent des annonces d’a­ni­ma­tions mêlées aux bat­te­ments d’une batu­cada enflam­mant le cha­pi­teau de l’ex­po­si­tion. L’ambiance est déci­dé­ment à la fête pour célé­brer la grande messe de la com­mu­nauté du vol libre.
 
SérieCoupeIcare2014-1Une fois par an, depuis 1974, les com­munes de Saint-Hilaire-du-Touvet (sites de décol­lage) et de Lumbin (atter­ris­sages) sont lit­té­ra­le­ment enva­hies par plus de 100 000 ama­teurs de vol libre, venus par­ti­ci­per ou assis­ter aux mul­tiples acti­vi­tés et ani­ma­tions de la Coupe Icare. Bien que la météo ait été incer­taine jus­qu’au der­nier moment, cette année n’aura pas dérogé à la règle.
 
 
 
L’imagination au pou­voir !
 
 
Au pro­gramme, entre autres ani­ma­tions : spec­tacles de rue, concerts, démons­tra­tions aériennes épous­tou­flantes des meilleurs pilotes mon­diaux, bal­lets aériens de mont­gol­fières et bal­lons diri­geables… A Lumbin, les plus auda­cieux ont même pu effec­tuer un bap­tême de l’air, pen­dant que d’autres assis­taient à une course de para­mo­teurs entre des pylônes. Les enfants n’é­taient pas en reste, occu­pés qu’ils étaient par de mul­tiples acti­vi­tés de décou­verte liées au thème de l’air. Qui n’a pas, dans son enfance, tenté de faire voler un avion en papier ?
 
SérieCoupeIcare2014-12Et puis, bien sûr l’at­trac­tion phare, atten­due par tous : le Icanarval ou l’i­ma­gi­na­tion au pou­voir. Les pilotes, en solo, en tan­dem voire même en groupe s’af­fron­taient par dégui­se­ments inter­po­sés. C’était à qui aurait le plus beau, le plus drôle, le plus inven­tif pour repré­sen­ter son club ou son équipe. Le tout dans un concours lou­foque mais aussi très tech­nique.
 
Car décol­ler dans de pareils accou­tre­ments n’est pas des plus simple et sup­pose une excel­lente maî­trise de sa voile. Heureusement, l’é­quipe d’as­sis­tants au décol­lage veillait au grain et détec­tait toute ano­ma­lie qui aurait pu per­tur­ber l’en­vol d’un concur­rent.
 
Quoi de mieux que quelques images pour revi­si­ter quelques-uns des meilleurs moments de cette 41ème Coupe Icare ?
 

Réalisation JK Production

 

 

 

 

Quand le vol libre fait son cinéma

 
 
La Coupe Icare c’est aussi un grand salon pro­fes­sion­nel inter­na­tio­nal des sports aériens : Icare Expo. L’occasion pour les expo­sants de se ren­con­trer mais sur­tout de faire connaître, tes­ter ou essayer au public leurs toutes der­nières nou­veau­tés ou inno­va­tions. Sur de grands pan­neaux, une myriade d’af­fi­chettes de petites annonces per­met­taient éga­le­ment aux par­ti­cu­liers d’a­che­ter ou de vendre toutes sortes de maté­riels d’oc­ca­sion.
 
SérieCoupeIcare2014-4Enfin, last but no least, la Coupe Icare accueillait, comme tous les ans, le Festival inter­na­tio­nal du film de vol libre : les Icares du Cinéma. De quoi réjouir les ama­teurs de belles vidéos. Une sélec­tion de 20 à 30 films de court, moyen ou long métrage était ainsi sou­mise à un jury com­posé de pro­fes­sion­nels de l’i­mage et de pra­ti­quants, avec un prix à la clé.
 
 
 

Voler sans déranger les rapaces

 
 
La Ligue de pro­tec­tion des oiseaux de l’Isère (LPO) a, pour sa part, orga­nisé des échanges lors d’une confé­rence sur le thème Oiseau et vol libre. L’objectif ? Sensibiliser les libé­ristes et le grand public aux réper­cu­tions poten­tielles de leur pra­tique sur les grands rapaces nichant dans les falaises.
 
 
Réalisation JK Production

 
Quelle a été la son­nette d’a­larme ? « Nous avions remar­qué, depuis plu­sieurs années, qu’un couple d’aigles nichant en Chartreuse ne se repro­dui­sait plus, ou moins bien, depuis qu’il y avait une acti­vité de vol libre sur son sec­teur » explique Steve Lebriquir, coor­di­na­teur à la LPO. Et de pour­suivre : « cepen­dant, chaque oiseau est un peu dif­fé­rent et pos­sède un degré d’ac­cep­ta­tion du déran­ge­ment qui est très variable. »
 
 
SérieCoupeIcare2014-13Toujours est-il qu’il est pré­fé­rable d’a­dop­ter un com­por­te­ment adé­quat pour ne pas prendre le risque de l’a­ban­don d’une nichée par un fau­con pèle­rin ou un aigle royal. Bien que pro­té­gés depuis 1976, ces grands rapaces qui habitent les falaises res­tent en effet rares et très fra­giles.
Source : article Vol libre | Place Gre’netPlace Gre’net de PlaceGrenet
Les grands rapaces qui habitent les falaises, tels que le fau­con pèle­rin ou l’aigle royal, bien que pro­té­gés depuis 1976, res­tent en effet rares et très fra­giles. Or le vol libre, dans la mesure où il per­met de sur­vo­ler des falaises jusque-là inac­ces­sibles aux hommes, pro­voque par­fois l’abandon des nichées.Source : article Vol libre | Place Gre’netPlace Gre’net de PlaceGrenet
Si les adeptes du vol libre se sentent, pour la plu­part, proches de la nature du fait de leur pra­tique en phase avec les élé­ments, ils ne la connaissent pas tou­jours très bien.
 
Un vaste chan­tier en pers­pec­tive pour les natu­ra­listes de l’as­so­cia­tion qui pro­posent ainsi de nom­breuses ani­ma­tions autour de cette thé­ma­tique, à des­ti­na­tions de tous, y com­pris les enfants.
 
 
 
Joël Kermabon
 
 

 

 

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