Transition énergétique le Tram E sur les rails

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REPORTAGE VIDÉO – Après trois ans de travaux, le premier tronçon de la ligne E du tram a été mis en service le 28 juin dernier. Long de 11,5 km il devrait permettre de réduire les bouchons à l’entrée nord-ouest de Grenoble. De quoi diminuer durablement les émissions de gaz à effet de serre et confirmer l’engagement de Grenoble et des autres communes traversées sur la voie de la transition énergétique. 

 
 
Ça y est ! Le tram E est sur les rails. Enfin, diront certains… Finis les travaux interminables et le trafic perturbé. Place à la nouvelle ligne ! Une ligne que les Grenoblois empruntent pour l’heure un peu comme une curiosité touristique, depuis son inauguration en fanfare samedi dernier. Les deux rames aux couleurs de la SMTC roulant de concert sur les deux voies avaient alors produit leur effet, là où ne se déroulait jusqu’alors un gigantesque chantier. La mise en service tant attendue devenait réalité !
 
© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

 
 

« Le début d’un nouveau cycle »

 
 
« Ce nouveau tronçon marque le début d’un nouveau cycle ! Un cycle dans lequel le SMTC va désormais pleinement s’engager, celui de la transition énergétique » a déclaré, ce jour-là, Yann Mongaburu, le nouveau président du SMTC, devant un parterre d’élus, d’officiels et de citoyens venus en nombre fêter l’événement. Christophe Ferrari, président de la Métro, Yannick Ollivier, maire de Saint-Martin-le-Vinoux, Eric Piolle, maire de Grenoble et son prédécesseur Michel Destot, mais aussi Geneviève Fioraso, qui fut adjointe à l’économie de ce dernier, aujourd’hui secrétaire d’État chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche… Tous s’étaient retrouvés au pied de la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux pour les traditionnels discours d’inauguration.
 
« C’est un nouvel outil dans le gigantesque chantier qu’est l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction des bouchons dans l’agglomération » a ajouté le président du SMTC. 
 
© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Et ce dernier d’évoquer, enthousiaste, « un formidable renouvellement urbain ». Mais aussi de rappeler la volonté affirmée des communes traversées de rapprocher leurs populations de voies sécurisées privilégiant les modes de déplacements doux, au travers d’un contrat d’axe.
 
La ligne E n’est pour autant pas encore totalement achevée. Elle ne le sera qu’en juin 2015 avec l’ouverture du tronçon nord. Il sera alors possible de l’emprunter de l’arrêt Louise Michel jusqu’au Fontanil-Cornillon, comme l’a rappelé Christophe Ferrari durant l’inauguration.
 
 
 

Réalisation JK Production

 
 
 

La participation de l’État remise en cause

 

 
Seulement, il y a un hic. Quid en effet de la participation financière de l’État aux futurs projets ? Celle-ci pourrait bien se réduire à la portion congrue. Le récent remplacement du projet gouvernemental d’écotaxe par un système de « péages de transit » induirait en effet des conséquences non négligeables sur les projets d’infrastructures durables du SMTC.
 
L’aide de l’État pouvant représenter de 10 à 20 % du financement de ces projets, l’impact sur leur équilibre financier peut être très important. D’où l’impatience affichée par Yann Mongaburu, en attente de confirmation de la part du gouvernement quant au financement des projets à venir en terme de déplacement.
 
 

Réalisation JK Production

 

 

Joël Kermabon

 

 

 

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Commentaires 1
  1. Malheureusement, le tram ne réduira pas les bouchons de l’agglomération Grenobloise. Pour s’en convaincre, il suffit de reprendre le programme du candidat Safar, annonçant fièrement 80 000 véhicules de moins par jour à Grenoble et de mettre se chiffre en regard de l’étude INRIX plaçant Grenoble 3éme ville la plus embouteillée de France (avec une quantité d’heures perdues en augmentation de 5% sur 1 an !). Ces bouchons ne sont que la conséquence d’une politique délibérément catastrophique des transports menée par l’ancienne municipalité et non d’une augmentation du trafic.

    On ne compte plus les réalisations dont le seul but vise à congestionner la ville au frais des contribuables : destruction de l’autopont des grands boulevards, désynchronisation des feux tricolores sur de nombreuses avenues, comblement des décrochements permettant aux bus de se garer sans bloquer le trafic entre Sassenage et Veurey, destruction du pont de l’avenue des martyrs remplacé par un carrefour abracadabrantesque. Réduction de la largeur de nombreuses rues où les bus ne peuvent plus circuler normalement, réduction du nombre de places des parkings relais (comme à l’esplanade), densification de certains quartiers sans prévoir les infrastructures nécessaires…

    La congestion du trafic ne profite même pas aux transports en commun, puisque ceux-ci sont principalement assurés par des bus. Quant aux pistes cyclables en site propre, elle sont quasiment absente de la ville (on ne peut considérer une voie de bus avec un petit vélo dessiné comme une piste cyclable…). Même lors de l’agrandissement du pont de la porte de France, il n’y a rien eu de prévu pour les vélos qui doivent rouler sur le trottoir !

    Quant aux nouvelles lignes de tram, de toutes évidences, les modifications de carrefours et rétrécissements de voies qui en découlent sont prévus pour bloquer encore davantage le trafic. La durée des travaux est délirante (mais logique quand on voie rarement plus de 5-6 personnes travaillant simultanément sur le chantier). Grenoble est désormais une ville faite pour ceux qui se déplacent en voiture avec chauffeur (Et oui, Michel Destot ne se soucie pas de ces broutilles lorsqu’il fait garer sa voiture dans les voies piétonnes pour aller déjeuner aux Archets…) ! Le tram est là pour les scolaires qui ne peuvent pas faire autrement et les personnes âgées qui n’ont pas de contraintes horaires.

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