Christophe Ferrari, nouveau président de la Métro

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Christophe Ferrari a été élu ce vendredi 25 avril, au deuxième tour, président de la communauté d’agglomération grenobloise. Il succède à Marc Baïetto, ancien maire socialiste d’Eybens, battu lors des dernières élections municipales.

 
 
Christophe Ferrari, nouveau président de la Métro depuis le 25 avril 2014 © Grenoble Alpes Métropole

Christophe Ferrari, nou­veau pré­sident de la Métro depuis le 25 avril 2014.
© Grenoble Alpes Métropole

Le sus­pense n’aura pas duré long­temps. Après avoir qua­si­ment atteint la majo­rité abso­lue au pre­mier tour de scru­tin, avec 60 voix sur les 63 néces­saires, Christophe Ferrari, le maire socia­liste du Pont-de-Claix, a été élu au deuxième tour pré­sident de Grenoble Alpes Métropole (la Métro) avec 80 voix sur 124, ce ven­dredi 25 avril.
Il prend ainsi la tête d’un ter­ri­toire de 440 000 habi­tants. La com­mu­nauté d’agglomération de Grenoble était, jusque-là, pré­si­dée par Marc Baïetto, le maire socia­liste d’Eybens, battu lors des élec­tions muni­ci­pales de mars der­nier.
 
Aujourd’hui âgé de 44 ans, Christophe Ferrari a d’a­bord été élu conseiller muni­ci­pal de 1995 à 2008, date à laquelle il a accédé au poste de maire du Pont-de-Claix, com­mune de 11 152 habi­tants. Conseiller com­mu­nau­taire de Grenoble-Alpes Métropole de 1998 à 2001, il est éga­le­ment devenu vice-pré­sident chargé des finances et de l’évaluation des poli­tiques publiques en 2008 et vice-pré­sident du syn­di­cat mixte des trans­ports en com­mun (SMTC).
 
Tout comme son pré­dé­ces­seur, Christophe Ferrari est ensei­gnant. Professeur des uni­ver­si­tés à Polytech, l’école d’ingénieur de l’université Joseph Fourier, il dis­pense des cours sur la pré­ven­tion des risques indus­triels, la sécu­rité et l’en­vi­ron­ne­ment. Sa spé­cia­lité ? La pol­lu­tion de l’air à l’échelle pla­né­taire.
 
 
 

« Une agglomération durable exemplaire »

 
 
 
Ce qua­dra­gé­naire s’im­pose désor­mais comme le nou­vel homme fort du Parti socia­liste dans l’agglomération, après le départ de l’an­cien maire de Grenoble Michel Destot et l’é­chec cui­sant de son suc­ces­seur dési­gné Jérôme Safar aux der­nières élec­tions.
 

 

 

© Grenoble Alpes Métropole

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Or les enjeux sont de taille. La Métro est en effet pas­sée, le 1er jan­vier der­nier, de 28 à 49 com­munes, suite à sa fusion avec les com­mu­nau­tés de com­munes du Balcon Sud de Chartreuse et du Sud Grenoblois. Et il ne s’a­git-là que d’une pre­mière étape avant sa trans­for­ma­tion en métro­pole, le 1er jan­vier pro­chain, avec des com­pé­tences élar­gies à la clé.
 
Ayant inclus des éco­lo­gistes dans son équipe muni­ci­pale, Christophe Ferrari devrait pou­voir tra­vailler en bonne intel­li­gence avec Eric Piolle, nou­veau maire EELV de Grenoble. Son pre­mier dis­cours en tant que pré­sident avait d’ailleurs une conno­ta­tion très éco­lo­giste, avec une forte dimen­sion sociale.
 
Christophe Ferrari a ainsi fait part de sa volonté de construire « une agglo­mé­ra­tion durable exem­plaire », avec « une tari­fi­ca­tion sociale et pro­gres­sive de l’eau, le déve­lop­pe­ment des éner­gies renou­ve­lables et la réha­bi­li­ta­tion de l’habitat ». Sans oublier « des ini­tia­tives fortes en matière de tari­fi­ca­tion des trans­ports en com­mun ». Le tan­dem Piolle-Ferrari devrait donc rou­ler.
 
 
Muriel Beaudoing
 
 
 
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