Éclairage public : GEG répond aux critiques

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Le directeur général de GEG, Olivier Sala, a pris la plume pour réagir aux critiques formulées, notamment de la part du “Rassemblement de la gauche et des citoyens”, sur la persistance d’un impôt caché qui serait prélevé par GEG pour financer l’éclairage public.

 
 
GEGGEG a décidé de réagir aux critiques. Et ce par une lettre ouverte signée de son directeur général, ce lundi 18 février. « Depuis plusieurs mois, GEG doit faire face à des mises en cause répétées de son statut, de son modèle d’énergéticien public local et de ses pratiques tarifaires », constate en guise d’ouverture Olivier Sala. Sa lettre, adressée aux clients de la société, a pour but de les rassurer « face à des contre-vérités de nature à nuire à sa réputation et à la confiance qu’ils portent à l’entreprise ».
 
Pour ce faire, le directeur général de GEG rappelle que les tarifs de l’électricité sont fixés par le ministère de l’Énergie et du Développement durable, après un avis émis par la Commission de régulation de l’énergie. Conséquence : « partout en France, les consommateurs paient le même prix pour leur électricité ». Pour le gaz naturel, la réglementation des tarifs se fait aussi via ces deux institutions. Mais ils sont aussi « construits à partir de la réalité des coûts de l’entreprise », comme l’approvisionnement, l’investissement pour la distribution ou la maintenance du réseau.
 
Du fait de ces réglementations, Olivier Sala affirme que les tarifs pratiqués par GEG ne sont pas excessifs, et ce en dépit de la critique revenue récemment dans le débat public du financement de l’éclairage public par l’usager de GEG.
 

 

© GEG

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Le directeur général défend aussi le statut de société d’économie mixte (Sem) de GEG, réagissant surement à la revendication des écologistes d’un retour en régie. Un statut qui, selon lui, apporte des avantages de taille à GEG. « La présence minoritaire au capital de partenaires industriels fait bénéficier l’entreprise d’une expertise forte du secteur de l’énergie », écrit-il.
 
De même, il note que les investissements de GEG ont augmenté de 60 % sur trois ans et qu’« aucun dividende n’a été distribué aux actionnaires de l’entreprise au titre de ces trois dernières années ». Pas de quoi donc remettre en cause le statut de GEG, selon lui.

 

Enfin, Olivier Sala explique que les décisions du Conseil d’État et de la Chambre régionale des comptes ont été entendues car, depuis le 1er janvier 2013, l’éclairage public ne fait plus partie du contrat de concession signé entre la ville et la société. « La ville de Grenoble s’est engagée dans une procédure de mise en concurrence et de sélection de son opérateur d’éclairage public pour les dix prochaines années », raconte-t-il. Une procédure dans laquelle GEG est candidate et souhaite « proposer à la Ville la meilleure offre ».
 
Guillaume Rantet
 
 
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