Benjamin Piton se désolidarise de Matthieu Chamussy

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Benjamin Piton, responsable adjoint des Jeunes Actifs UMP isérois, a annoncé ce mercredi 29 janvier les raisons qui l’ont poussé à refuser la 23ème place proposée par Matthieu Chamussy dans sa liste “Croire en Grenoble”.

 
 

 

Vincent Barbier des Jeunes Pop Benjamin Piton Nathalie Béranger et Alain Carignon UMP Grenoble Isère

Vincent Barbier des Jeunes Pop, Benjamin Piton, Nathalie Béranger et Alain Carignon.
DR

Cette fois, le divorce est consommé entre le responsable adjoint des Jeunes Actifs UMP isérois et la liste “Croire en Grenoble”. Benjamin Piton avait déjà été déçu face à l’arrêt des primaires de l’UMP. Puis “rétrogradé” à la 23ème place sur la liste emmenée par Matthieu Chamussy. Il quitte aujourd’hui le navire. Désabusé, cet homme à peine âgé de 28 ans explique au lendemain de sa rencontre avec la tête de liste pourquoi lui ne croit plus au projet.
 
« Les méthodes employées sont dépassées, l’adhésion des militants et sympathisants faible, l’ambition illusoire » juge-t-il. Pour Benjamin Piton, la campagne électorale de l’UMP est désastreuse. Autrement dit, l’échec est imminent.
 
Matthieu Chamussy « n’aura pas su convaincre une jeune génération refusant les jeux politiciens mais souhaitant s’investir concrètement pour transformer l’action publique locale ». Pour le jeune responsable, la guerre interne à l’UMP a gâché l’essentiel : penser et agir pour la ville de demain.
 
 

Naissance d’un think thank

 
Benjamin Piton en profite pour annoncer la naissance d’un think thank qui devra œuvrer à ce projet : le Laboratoire de prospective et des projets politiques (LP3). Le groupe de travail « diffusera des propositions politiques innovantes pour l’agglomération grenobloise et (qui) placera au cœur de sa réflexion les valeurs de l’humanisme, de la tolérance et de l’exemplarité ».
 
De son côté, Vincent Barbier, responsable des jeunes UMP tout juste âgé de 23 ans, a lui aussi réagi par communiqué. Mais pour se féliciter de sa septième place sur la liste “Croire en Grenoble”. « C’est parce que je crois en Grenoble que j’ai rejoint l’équipe de Matthieu Chamussy. Matthieu incarne en effet ce renouveau dont notre ville a tellement besoin, il incarne une idée, l’idée d’une ville jeune, moderne, audacieuse, généreuse, ouverte sur l’extérieur. » De quoi relativiser les critiques virulentes de Benjamin Piton.
 
Guillaume Rantet
 
 
 
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Commentaires 2
  1. J’ai suivi de loin la campagne de M. Benjamin Piton, c’était une campagne innovante, jeune, tonique et dynamique. Et pourtant je ne suis pas du même bord que lui. Son affiche d’une cordée politique à l’assaut d’un sommet annonçait les difficultés pour changer les pratiques politiques au sein d’un parti tel que l’UMP. La politique en France a bien besoin de jeunes comme M. Benjamin Piton pour dépoussiérer les partis et retrouver ses lettres de noblesse.

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  2. IL FALLAIT S’Y ATTENDRE !!!!
    Je l’ai dénoncé dès le mois de Novembre, M. Chamussy n’a qu’un seul et unique objectif: éloigner, voire supprimer, l’ensemble des candidats et militants proche de l’UMP. Il a axé son choix politique pour une liste Centriste investie par les instances parisiennes de l’UMP (et non le contraire comme cela devrait être la cas), et ceux contre l’avis de la quasi majorité des militants et sympathisants de Droite. Je comprends et approuve, avec bien d’autres militants qui me l’ont confirmé aujourd’hui, la digne et légitime réaction de Benjamin Piton. La place que lui propose Chamussy est une « gifle » plus qu’un camouflet: candidat aux primaires de l’UMP au même titre que Chamussy, il se voit rejeté par celui qui a reçu l’investiture du parti politique pour lequel B. piton milite avec foi, sincérité et sérieux. Par une telle décision Chamussy continue a diviser sa famille politique (soi-disant car je doute très sincèrement de sa vraie appartenance à l’UMP) et a favoriser le maintien de la gauche à la gérance de la ville. Peut-être que c’est finalement ce but qu’il recherche pour tenter de rester le « leader de l’opposition » ? Poste de commandement qu’il affectionne particulièrement lorsqu’on relit ses nombreuses déclarations à la presse durant ces 2/3 dernières années !

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