Go Citoyenneté : éthique pas idéologique

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ENTRETIEN – Alors que son parti Go Citoyenneté fêtait cette semaine ses vingt ans d’existence dans le pay­sage poli­tique gre­no­blois, Florence Hanff clô­ture trois man­dats muni­ci­paux suc­ces­sifs. Elle défi­nit l’identité poli­tique du micro-parti gre­no­blois et jus­ti­fie ses posi­tions durant ces deux décen­nies. Actuellement adjointe aux poli­tiques inter­gé­né­ra­tion­nelles, elle pré­cise les enjeux d’avenir pour accom­pa­gner le vieillis­se­ment de la popu­la­tion à Grenoble. 
 
 
Florence Hanff Go Citoyenneté
© Nils Louna / placegrenet.fr
Contrairement à la majo­rité des membres du mou­ve­ment Go Citoyenneté, Florence Hanff a eu un par­cours mili­tant et poli­tique avant son arri­vée dans cette for­ma­tion gre­no­bloise. C’est au sein du Parti com­mu­niste (PCF) qu’elle a débuté son enga­ge­ment, ayant même appar­tenu à la direc­tion fédé­rale du parti dans les années 80. Collaboratrice de Jean Giard, lorsqu’il était adjoint aux finances d’Hubert Dubedout et conseiller régio­nal, c’est avec cet ancien député com­mu­niste gre­no­blois qu’elle rejoin­dra le mou­ve­ment nais­sant Go Citoyenneté en 1994 car « la refon­da­tion interne du PCF était impos­sible » et parce que « les mili­tants avaient ten­dance à réécrire l’histoire à leur avan­tage ».
 
Le « dis­cours citoyen » de Go Citoyenneté et la volonté de « réin­ter­ro­ger les prin­cipes démo­cra­tiques de ges­tion publique » achèvent de la convaincre. C’est avec cette for­ma­tion qu’elle obtien­dra trois man­dats muni­ci­paux suc­ces­sifs depuis 1995. Un pre­mier d’élu du sec­teur 4 (1995 – 2001), un deuxième d’adjointe au loge­ment et à l’habitat (2001 – 2008) et un troi­sième d’adjointe aux poli­tiques inter­gé­né­ra­tion­nelles et aux per­sonnes âgées (2008 – 2014). Conformément aux règles éthiques de Go Citoyenneté en matière de cumul des man­dats dans le temps, elle n’apparaîtra sur aucune liste en mars pro­chain.
 
 
Go Citoyenneté fêtait cette semaine ses vingt ans d’existence. Que sym­bo­lise cet anni­ver­saire ?
 
Il repré­sente la conti­nuité de notre action. L’existence de Go Citoyenneté n’est pas ins­crite dans le marbre. Peut-être ce mou­ve­ment dis­pa­raî­tra-t-il un jour, comme l’ont fait d’autres mou­ve­ments citoyens gre­no­blois par le passé. Go Citoyenneté s’inscrivait dans la suite logique des groupes d’action muni­ci­paux (Gam) de Hubert Dubedout. Nous avons moder­nisé cette dyna­mique de démo­cra­tie locale.
 
Vingt ans, c’est éga­le­ment le signe d’une matu­rité poli­tique et la recon­nais­sance de notre appar­te­nance au pay­sage poli­tique local. Notre ambi­tion était de don­ner aux citoyens le pou­voir d’agir et de s’impliquer. Dire que la poli­tique ne se fait pas seule­ment dans des hautes sphères, mais qu’elle doit être dyna­mi­sée – sur­tout à l’échelle muni­ci­pale – par l’implication directe des citoyens dans l’organisation et la ges­tion de la cité.
 
 
Florence Hanff Go Citoyenneté
© Nils Louna / placegrenet.fr
 
Qu’est-ce qui défi­nit l’identité poli­tique de Go Citoyenneté ?
 
C’est un mou­ve­ment local, citoyen et éthique. Il a été conçu et déve­loppé pour une action locale, sans ambi­tion natio­nale. Mis à part quelques excep­tions, nos membres et can­di­dats viennent rare­ment d’autres struc­tures poli­tiques, mais davan­tage du milieu asso­cia­tif ou d’or­ga­ni­sa­tions de quar­tiers. Ils découvrent géné­ra­le­ment le milieu poli­tique et son orga­ni­sa­tion. Contrairement aux autres par­tis, nous n’avons donc pas de cadre dog­ma­tique et idéo­lo­gique éta­bli. Cela nous oblige à pro­cé­der régu­liè­re­ment à un exer­cice de concer­ta­tion. Nous admet­tons ne pas avoir un avis sur tout. Intellectuellement, c’est très enri­chis­sant, mais poli­ti­que­ment, c’est par­fois incon­for­table.
 
Si nous n’avons pas de cadre idéo­lo­gique, nous avons cepen­dant des enga­ge­ments éthiques : inter­dic­tion du cumul de cer­taines fonc­tions paral­lèles – nous ne pou­vons pas être adjoint au maire et vice-pré­sident à la Métro – et limi­ta­tion à trois man­dats dans le temps. C’est la rai­son pour laquelle Jean-Philippe Motte et moi-même ne renou­ve­lons pas notre can­di­da­ture. Trois man­dats, c’est la bonne période pour avoir une expé­rience sérieuse de l’activité publique sans deve­nir un pro­fes­sion­nel de la poli­tique. Le pre­mier man­dat per­met la décou­verte de la méthode et des dos­siers, le deuxième pré­cise l’action et l’implication, et le troi­sième pro­cure une vue d’ensemble des poli­tiques publiques muni­ci­pales néces­saires pour don­ner une réponse adap­tée aux pro­blèmes. Ce sont nos règles éthiques, mais nous ne les exi­geons pas de nos par­te­naires.
 
 
Le manque d’éthique est l’un des prin­ci­paux cri­tères de la mon­tée de l’abstention et du rejet de la classe poli­tique. Pourquoi ne pas exi­ger des efforts simi­laires de vos par­te­naires ?
 
La loi sur le non-cumul des man­dats – qui pour­rait encore être amé­lio­rée – sera déjà un pre­mier pas pour bri­ser le tabou et per­mettre le renou­veau en poli­tique. Libre ensuite aux dif­fé­rentes for­ma­tions poli­tiques de choi­sir leurs règles en la matière.
 
Nos règles éthiques se jus­ti­fient éga­le­ment par un équi­libre néces­saire entre « vie per­son­nelle » et « vie poli­tique ». Nous res­tons ainsi connec­tés au réel : ses pro­blèmes comme ses joies.
 
 
Florence Hanff Go Citoyenneté
© Nils Louna / placegrenet.fr
L’opposition au « sys­tème Carignon » figure éga­le­ment dans l’ADN de Go Citoyenneté. Croyez-vous au renou­veau, alors que l’ancien maire de Grenoble pour­rait faire son retour au conseil muni­ci­pal ?
 
Nous n’étions pas les seuls à l’époque à nous oppo­ser à la muni­ci­pa­lité Carignon et à ses méthodes. C’était l’exemple de la dérive en poli­tique pro­vo­quée par l’absence de contre-pou­voir. L’être humain peut tou­jours déri­ver quand il a du pou­voir. Le contre-pou­voir per­met une éthique col­lec­tive en plus de cette éthique per­son­nelle pri­mor­diale.
 
Je suis sidé­rée par le retour d’Alain Carignon dans la vie poli­tique gre­no­bloise. C’est l’image la plus néga­tive du poli­tique et de l’exacerbation des égos. S’il a effec­ti­ve­ment purgé sa peine après sa condam­na­tion pour cor­rup­tion, pour­quoi revient-il alors que trois man­dats muni­ci­paux se sont écou­lés ? La géné­ra­tion de Grenoblois l’ayant connu ne conçoit pas son retour. Pour les autres, Alain Carignon ne repré­sente pas l’avenir. Son retour est le signe d’une vie poli­tique mal­saine.
 
 
« Vingt ans, c’est la conti­nuité », dites-vous. Ce n’est pas le cas des posi­tion­ne­ments de Go Citoyenneté aux élec­tions muni­ci­pales suc­ces­sives. Autonome en 1995, allié aux éco­lo­gistes en 2001, à nou­veau auto­nome en 2008, puis allié aux socia­listes aujourd’hui. Est-ce cohé­rent ?
 
Chaque élec­tion se fait au cas par cas et nous per­met d’affiner notre posi­tion. En 1995, c’est un désac­cord sur la méthode de dési­gna­tion de la tête de liste qui avait blo­qué une alliance avec les socia­listes. Ils avaient rejeté une dési­gna­tion par une conven­tion de 500 per­sonnes.
 
L’alliance avec les éco­lo­gistes en 2001 a fait émer­ger des désac­cords qui se sont confir­més durant le man­dat sui­vant. L’Association démo­cra­tie éco­lo­gie et soli­da­rité (Ades) notam­ment – où il y a, aujourd’hui encore, cer­tains “aya­tol­lahs” – n’avait pas de culture du com­pro­mis, ni celle de la ges­tion. Toutes les déci­sions muni­ci­pales ne peuvent pas être rame­nées à l’aune d’une idéo­lo­gie.
 
Nous avons fait le choix de l’autonomie en 2008 car nous n’avions pas été suf­fi­sam­ment recon­nus comme le par­te­naire pri­vi­lé­gié du Parti socia­liste durant le man­dat pré­cé­dent.
 
Aujourd’hui, au sor­tir de ce man­dat, nous dres­sons un bilan beau­coup plus serein. Le tra­vail a été accom­pli. Il y a eu une conti­nuité poli­tique, sur la ques­tion du loge­ment par exemple, et les enga­ge­ments ont été tenus. Pour cette rai­son, nous sommes loyaux envers le Parti socia­liste, même si cer­tains nous le reprochent, y com­pris à l’intérieur de Go Citoyenneté.
 
 
Florence Hanff Go Citoyenneté
© Nils Louna / placegrenet.fr
C’est l’une des rai­sons pour les­quelles une par­tie de vos mili­tants a fait défec­tion en 2008. Go Citoyenneté n’a-t-il pas été aspiré par le PS ?
 
Nous savons nous démar­quer quand il y a un désac­cord fon­da­men­tal. C’est dans les groupes de tra­vail, qui ne sont pas ouverts à l’opposition, que nous fai­sons pres­sion. C’est éga­le­ment là qu’émergent les com­pro­mis, sur le fond et non en tant que pos­ture intel­lec­tuelle. L’absence de rup­ture avec la majo­rité muni­ci­pale, que nous reproche l’Ades, est une manière pour elle de gérer son élec­to­rat déli­cat. Cette der­nière fait le grand écart entre les contes­ta­taires et les bobos qu’elle fédère aujourd’hui.
 
Pour 2014, nous avons ren­con­tré ses membres à deux reprises avant de renou­ve­ler notre alliance avec les socia­listes, mais nos désac­cords fon­da­men­taux d’antan n’ont pas évo­lué. Par exemple, ils ont une posi­tion réflé­chie mais dog­ma­tique sur l’attribution de sub­ven­tions aux pôles de com­pé­ti­ti­vité, esti­mant que la recherche fon­da­men­tale et la pré-indus­tria­li­sa­tion ne doivent pas être finan­cées par l’argent public. Nous ne sommes pas aussi fermes car c’est actuel­le­ment la seule manière de déve­lop­per de nou­velles indus­tries créa­trices d’emplois. Autre exemple : leur dis­cours urba­nis­tique est bien maquillé mais ne fédère que sur le rejet de la den­sité, alors qu’il faut conci­lier le besoin de loge­ments et celui d’espaces com­muns.
 
 
Vous êtes en charge des poli­tiques inter­gé­né­ra­tion­nelles dans l’équipe muni­ci­pale sor­tante. Quel état des lieux dres­sez-vous à ce sujet ?
 
Grenoble est une ville inter­gé­né­ra­tion­nelle mais les dif­fé­rentes géné­ra­tions se côtoient encore trop peu. Définir ce que nous pou­vons mettre en com­mun à tra­vers les âges est pour­tant un enjeu du vivre-ensemble. L’harmonie entre les géné­ra­tions est encore fra­gile dans l’habitat et au tra­vail, alors que cette mixité per­met une trans­mis­sion du savoir, de l’histoire et des connais­sances. Le rôle du poli­tique est de main­te­nir un mélange des géné­ra­tions pour ne pas tom­ber dans une société caté­go­ri­sée qui iso­le­rait et crée­rait des peurs infon­dées entre les dif­fé­rentes classes d’âge.
 
 
Florence Hanff Go Citoyenneté
© Nils Louna / placegrenet.fr
 
Vieillir à Grenoble, est-ce confor­table ? 
 
Il vaut mieux vieillir en ville qu’à la cam­pagne, en rai­son de la proxi­mité des équi­pe­ments, des ser­vices des­ti­nés aux aînés et pour main­te­nir une vie sociale. Le gros pro­blème du vieillis­se­ment est la soli­tude et l’isolement qu’il pro­voque par­fois. Mais c’est aussi un phé­no­mène que l’on peut retrou­ver chez les jeunes. Il y a des pas­se­relles à dres­ser. C’est le sens du dis­po­si­tif « Voisin’Âge » que la ville met actuel­le­ment en place, en par­te­na­riat avec Les petits frères des pauvres. Il per­met, grâce à une pla­te­forme infor­ma­tique, de déve­lop­per les ren­contres entre les géné­ra­tions d’un même immeuble par des ser­vices ren­dus et des gestes simples d’attention. C’est un enga­ge­ment minime pour les “voi­si­neurs” volon­taires, mais une atten­tion pré­cieuse et socia­bi­li­sante pour le “voi­siné” âgé.
 
 
Quels sont les amé­na­ge­ments d’avenir encore néces­saires à Grenoble pour conti­nuer d’accueillir une popu­la­tion âgée, qui va consi­dé­ra­ble­ment aug­men­ter dans les années à venir ? 
 
L’étude des besoins sociaux démontre la pré­ca­rité des récents et des pro­chains retrai­tés. Beaucoup ont un par­cours pro­fes­sion­nel dis­con­tinu, émaillé de périodes de chô­mage. Conséquence : leurs droits à la retraite sont maigres. Il fau­dra faire face à cette pré­ca­rité. Le CCAS (Centre com­mu­nal d’ac­tion sociale) pro­pose déjà une aide d’urgence mais nous réflé­chis­sons à des dis­po­si­tifs com­plé­men­taires, comme un élar­gis­se­ment des paniers soli­daires et la créa­tion d’épiceries soli­daires, qui inté­ressent beau­coup les jeunes et les per­sonnes âgées en situa­tion de pré­ca­rité. C’est notre rôle d’accompagner au vieillis­se­ment dans l’autonomie, mais c’est celui de l’État de prendre des mesures en faveur du grand âge.
 
Par ailleurs, la ville de Grenoble, la Métro et le Conseil géné­ral de l’Isère sub­ven­tionnent, à tra­vers un par­te­na­riat public-privé, le tech­no­pôle Alpes santé à domi­cile et auto­no­mie (Tasda), qui met la tech­no­lo­gie au ser­vice du vieillis­se­ment à tra­vers des outils utiles comme la téléa­larme. Il s’a­git d’un bon exemple de sou­tien finan­cier des col­lec­ti­vi­tés publiques à un sec­teur en déve­lop­pe­ment.
 
Enfin, la ville de Grenoble a réa­lisé une étude sur la concep­tion du vieillis­se­ment et du rap­port au corps selon les sexes. Les conclu­sions démontrent qu’ils ne sont pas vécus de la même manière par un homme et par une femme, notam­ment dans les zones urbaines sen­sibles. Les femmes consacrent peu de temps à s’occuper d’elles-mêmes, leur vie sociale se réduit… et ne par­lons même pas de leur vie sen­ti­men­tale et sexuelle. Là-des­sus, nous devons pro­po­ser des pro­jets pour le pro­chain man­dat qui répondent à ces pro­blé­ma­tiques. Les per­sonnes âgés doivent se réap­pro­prier leur corps.
 
 
Florence Hanff Go Citoyenneté
© Nils Louna / placegrenet.fr
Concernant l’habitat, faut-il pri­vi­lé­gier le main­tien à domi­cile des per­sonnes âgées, dans les poli­tiques publiques ?
 
L’enjeu est de diver­si­fier les solu­tions pro­po­sées. Il manque des solu­tions inter­mé­diaires entre le domi­cile et la mai­son de retraite. C’est la réflexion qui a été por­tée autour des cinq loge­ments-foyers muni­ci­paux. Nous avons œuvré, durant ce man­dat, à les ouvrir sur la vie de quar­tier et à rajeu­nir le public logé.
 
Si le déve­lop­pe­ment des ser­vices d’aide à domi­cile relève des com­pé­tences du Conseil géné­ral, le rôle de la ville est notam­ment d’être vigi­lante aux cri­tères d’accessibilité lors de la concep­tion d’un habi­tat. On évoque sou­vent la mixité sociale de l’habitat mais il faut éga­le­ment veiller à la mixité géné­ra­tion­nelle, et cela, dès la concep­tion des pro­grammes urba­nis­tiques.
 
 
Grenoble dis­pose-t-elle de suf­fi­sam­ment d’établissements adap­tés à un public en situa­tion de dépen­dance ?
 
Quatre struc­tures d’hébergement pour per­sonnes âgées dépen­dantes (Ehpad) existent aujourd’hui à Grenoble. Durant ce man­dat, la ville a sou­tenu la construc­tion de la mai­son de retraite de la rue Jean Bart, en don­nant gra­tui­te­ment le ter­rain par un bail emphy­téo­tique de 99 ans. L’objectif était d’obtenir des coûts de sor­tie abor­dables pour les per­sonnes âgées. Par ailleurs, une nou­velle mai­son de retraite est éga­le­ment pré­vue sur la Zac Flaubert. Le besoin en nou­veaux éta­blis­se­ments n’est donc pas criant.
 
En revanche, nous man­quons d’espaces dédiés aux 3 900 malades d’Alzheimer que compte l’agglomération gre­no­bloise. Des places en mai­sons de retraite et des uni­tés spé­cia­li­sées de taille consé­quente sont néces­saires. La ville a créé un dis­po­si­tif pour sou­te­nir les aidants, qui sont les vic­times col­la­té­rales de cette mala­die. Des proches qui viennent en aide aux malades meurent en effet par­fois d’épuisement avant le malade lui-même. Ce dis­po­si­tif com­porte une équipe mobile spé­cia­li­sée et une mai­son des aidants, lieu de répit où ils peuvent s’informer et dépo­ser ponc­tuel­le­ment le malade, le temps d’une course ou d’une acti­vité.
 
 
Florence Hanff Go Citoyenneté
© Nils Louna / placegrenet.fr
 
Michèle Delaunay, la ministre délé­guée aux per­sonnes âgées sou­hai­tait, cette semaine, régle­men­ter davan­tage les rési­dences-ser­vices. Ces loge­ments – qui pro­posent des ser­vices (res­tau­ra­tion, sur­veillance, loi­sirs… ) entrant dans les charges de copro­priété – sont en fort déve­lop­pe­ment, notam­ment sous l’impulsion de grands groupes pri­vés. S’agit-il, à votre sens, d’un modèle d’hébergement géné­ra­tion­nel sou­hai­table ?
 
Cela répond à la demande d’un public qui en a les moyens et qui sou­haite avoir des garan­ties de sécu­rité et de ser­vices d’hyper-proximité. Si nous ne pou­vons empê­cher leur émer­gence, je ne sou­haite pas sub­ven­tion­ner de tels pro­grammes qui conduisent à l’entre-soi et à une forme de com­mu­nau­ta­risme géné­ra­tion­nel.
 
 
Propos recueillis par Victor Guilbert
Photos de Nils Louna
 
 
L’entretien a été réa­lisé le jeudi 2 jan­vier dans le bureau de Florence Hanff à l’Hôtel de Ville de Grenoble. Il n’a pas été sou­mis à relec­ture.
 
 
 
Extrait d’ouvrage choisi par Florence Hanff
 
Florence Hanff Go Citoyenneté

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« Les pierres sau­vages » de Fernand Pouillon :

 
« Jour après jour, nous voyons ce moine construc­teur aux prises avec la fai­blesse des hommes et l’inertie des choses, har­celé par les élé­ments contraires et, plus encore, par ses propres contra­dic­tions. »
 
La convic­tion qu’elle en tire
 
C’est le jour­nal du maître d’œuvre qui édi­fia, au dou­zième siècle, l’abbaye du Thoronet en Provence. Dans le cadre de ma démarche spi­ri­tuelle, j’intercale dans mes lec­tures des ouvrages qui évoquent les dif­fé­rentes reli­gions et croyances. Ce sont des livres qui ramènent au sens de la vie.
 
 
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Pays Voironnais, un jour, une activité
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