Le Musée dauphinois à l’heure solaire

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ÉVÉNEMENT – Le Musée dauphinois présente jusqu’au 15 septembre 2014 sa nouvelle exposition temporaire. Intitulée « L’Isère voit midi à sa porte », elle met en lumière les cadrans solaires qui décorent encore les murs de certaines bâtisses du département, mais aussi de nombreux autres instruments de mesure du temps.

 
 
 
Cadrans solaires Exposition au Musée dauphinois

© Musée dauphinois

Éparpillés au hasard des hameaux et des villages, les cadrans solaires ornent largement les façades des maisons et des fermes iséroises. Un patrimoine méconnu, presque oublié, qui fait pourtant partie des nombreuses richesses du département.
 
Plus de 700 cadrans ont ainsi été répertoriés entre 1992 et 1997 par l’Atelier tournesol, association qui travaille à leur sauvegarde et leur restauration.
 
Aujourd’hui, le Musée dauphinois présente les résultats de cet inventaire. Un écran tactile permet même de visualiser les cadrans solaires répertoriés dans le département.
 
 
 

 

Cadrans solaires Exposition au Musée dauphinois

© Musée dauphinois

Un patrimoine en péril
 
 
« C’est un patrimoine singulier, à la fois scientifique et populaire » explique Agnès Jonquères, chargée de l’exposition. « L’idée est de donner envie aux gens de découvrir ces cadrans dans les villages et hameaux isérois car c’est un patrimoine en péril » ajoute-t-elle.
 
En effet, malgré le travail de restauration que mène l’Atelier tournesol, de nombreux cadrans sont aujourd’hui laissés à l’abandon ou mal restaurés et donc inutilisables en l’état.
 
 
 
Mesurer le temps
 
 
Une canne de berger au Musée Dauphinois exposition cadrans solaires

Une canne de berger © Musée Dauphinois

« L’homme, quelle que soit son époque, a toujours essayé de trouver des moyens pour mesurer le temps. C’est l’un des grands repères » rappelle Agnès Jonquères.
 
Dans la première salle de l’exposition, le public peut ainsi découvrir divers instruments de mesure : une trentaine de pièces plus ou moins anciennes et insolites, comme des montres-solaires boussoles, des cadrans gallo-romains, ou encore des sabliers et clepsydres.
 
Mais la plus surprenante de toutes est sans aucun doute cette canne de berger : un simple bâton de bois sculpté qui, lorsqu’il est planté dans le sol, permet de déterminer un moment précis de la journée à partir de son ombre.
 
Sur le parcours, le visiteur fait aussi connaissance avec les cadrans solaires de l’Isère. Cette partie, la plus importante, débute d’ailleurs par la représentation des horloges à réflexion de l’Abbaye de Saint-Antoine et du lycée Stendhal de Grenoble. Pour l’occasion, l’Atelier tournesol a construit une méridienne à réflexion, instrument de forme allongée qui n’indique que l’heure de midi. Un objet rare puisqu’il n’en existe qu’une quinzaine d’exemplaires en Isère.
 
Loin des clichés, cette exposition se veut accessible au plus grand nombre. Le Musée dauphinois a tenté de vulgariser cette science qui est souvent réservée à un petit nombre d’érudits. Et le pari est plutôt réussi !
 
 
Maïlys Medjadj
 
 
 
Le temps des gares, l'une des parties de l'exposition © Musée Dauphinois

Le temps des gares, l’une des parties de l’exposition © Musée Dauphinois

Informations pratiques
 
 
L’exposition « Voir midi à sa porte, les cadrans solaires de l’Isère » est accessible au public tous les jours, sauf le mardi, jusqu’au 15 septembre 2014, au 30 rue Maurice Gignoux, à Grenoble.
 
Entrée libre.
 
Plus d’informations en ligne sur le site du Musée dauphinois.
 
 
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