Pile à combustible à hydrogène : une avancée décisive

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Une nouvelle génération de plaques bipolaires, élément essentiel du fonctionnement de la pile à combustible à hydrogène, a été mise au point dans le cadre d’une collaboration entre le CEA Liten (Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Énergies Renouvelables) et la société SymbioFCell. De quoi rendre plus performantes ces piles de nouvelles génération. Explications.

 
 
pile à combustible SymbioFCell CEA LitenFruit d’un tra­vail en com­mun réa­lisé par le CEA Liten et la société SymbioFCell, une nou­velle géné­ra­tion de piles à com­bus­tible à hydro­gène va voir le jour.
 
A la clé : une aug­men­ta­tion des per­for­mances (à savoir le ren­de­ment éner­gé­tique) et une réduc­tion de la quan­tité des métaux rares uti­li­sés, qui le sont de plus en plus et donc tou­jours plus chers. Sans oublier une sim­pli­fi­ca­tion et une ratio­na­li­sa­tion des pro­cess d’assemblage des divers com­po­sants. De quoi dou­bler la com­pa­cité du sys­tème, à per­for­mances égales, et ainsi réduire for­te­ment l’encombrement dans les véhi­cules des­ti­nés à employer ces piles à com­bus­tible.
 
Pour mémoire, ces der­nières sont connues des scien­ti­fiques depuis bien­tôt deux siècles. L’énergie (cou­rant élec­trique et cha­leur) est géné­rée par une réac­tion chi­mique qui, à par­tir d’hydrogène et d’oxygène, pro­duit de l’eau. Une pile est com­po­sée, d’une part, de deux élec­trodes (anode et cathode) conte­nant un cata­ly­seur chi­mique, sépa­rées par un élec­tro­lyte (maté­riau capable de trans­por­ter des ions) et, d’autre part, de deux plaques bipo­laires qui per­mettent l’approvisionnement en dihy­dro­gène du côté de l’anode, et en dioxy­gène du coté de la cathode. L’eau pro­duite et les élec­trons sont éga­le­ment récu­pé­rés par les plaques bipo­laires.
 
 
Une tech­no­lo­gie non pol­luante
 
 
Le sys­tème est conçu de telle manière que le cou­rant élec­trique généré (élec­trons) par cette réac­tion, qui passe de l’anode à la cathode, peut être récu­péré et uti­lisé pour faire fonc­tion­ner un moteur par exemple. Un sys­tème qui ne pol­lue pas puisqu’il ne pro­duit que de l’eau, de l’électricité et de la cha­leur sus­cep­tible, elle aussi, d’être récu­pé­rée. L’intérêt de cette tech­no­lo­gie est donc évident.
 
Si le che­min à par­cou­rir pour pas­ser du pro­to­type qui fonc­tionne dans le bureau d’études ou dans le labo, à la pro­duc­tion indus­trielle, est tou­jours long, dif­fi­cile et semé d’embûches tech­no­lo­giques, cette nou­velle géné­ra­tion de piles s’a­vère d’ores et déjà com­pé­ti­tive sur le mar­ché inter­na­tio­nal, avec ses 2,9 kilo­watts par litre. Des pro­grès qui rendent tout à fait réa­listes la pro­duc­tion en série et l’emploi à grande échelle de cette source d’énergie d’ici quelques années.
 
Patrick Seyer
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Commentaires 1
  1. Cette tech­no­lo­gie et les espoirs qu’elle porte font rêver, mais n’y aura-t-il pas des lob­bies (pétrole…) qui essaie­ront de s’en empa­rer pour l’u­ti­li­ser plus tard, quand leurs inté­rêts ne seront plus mena­cés ? Les citoyens devront res­ter vigi­lants pour que ces décou­vertes ne soit pas sous­traites à l’in­té­rêt géné­ral.

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