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Législatives : les dissidents socialistes exclus du parti pendant deux ans

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Coup de balai dans les rangs de la fédération du parti socialiste de l’Isère, à trois semaines des législatives. Jeudi 18 mai, lors de la réunion de son bureau fédéral, la section départementale a acté l’entrée en dissidence de plusieurs de ses membres. Comprendre que les dissidents en question vont devoir rendre la carte du parti…

 

 

Les dissidents ? Les convertis “marcheurs” essentiellement, qui ont plus ou moins tardivement rallié les rangs de la majorité présidentielle. Traîtres ? Déçus ? Ou simples opportunistes ? “Ils se sont exclus du PS en entrant en dissidence », résume-t-on au siège isérois. “Dans les statuts du parti socialiste, la double appartenance n’est pas possible.”

 

Cela tombe bien, les porte-parole du mouvement impulsé par Emmanuel Macron disent peu ou prou la même chose. “La majorité présidentielle, on le dit fermement, a un seul nom : La République en marche, avec les candidats qui auront l’étiquette La République en marche », insiste Didier Rambaud, ex-socialiste et référent départemental du mouvement pour les législatives.

 

 

Véran, Hugelé, Larabi… devront rendre leur carte du PS

 

 

Fabrice Hugelé, vice-président de la Métropole, délégué à l’économie, l’industrie, au tourisme et à l’attractivité du territoire. Soirée électorale à la Préfecture de Grenoble. 7 mai 2017. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Fabrice Hugelé, lors de la soirée électorale à la Préfecture de Grenoble le 7 mai 2017. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Exit donc le socialiste Olivier Véran. Le député sortant, candidat sur la première circonscription de l’Isère, désinvesti fin mars suite à son soutien à Emmanuel Macron, prend la porte. Le 11 juin, il aura face à lui Eric Grasset, le candidat Génération écologie investi par le PS et soutenu par le PRG.

 

Exit également Fabrice Hugelé. Le maire de Seyssins, qui devait être suppléant de Marie-Noëlle Battistel sur la 4e circonscription après avoir été investi par les militants socialistes, est devenu illico presto “marcheur”, et ce sur la même circonscription. Autre socialiste converti macroniste : André Borne, le suppléant de Cendra Motin sur la 6e circonscription. Lui aussi devra rendre sa carte.

 

Même punition pour Soukaïna Larabi qui, si elle n’a pas rejoint les rangs des “marcheurs”, a pris la tangente en gagnant ceux d’ “Ensemble pour gagner », mouvement circonscrit à deux candidats (sur les 1re et 3e circonscriptions), soutenu par le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle, et né de l’échec à rassembler les forces de gauche. Sur la 3circonscription, l’étudiante en droit affrontera le socialiste Michel Destot, candidat à son septième mandat.

 

Autre exclu : Hugo David. Le suppléant de Nicolas Kada, candidat d'”Ensemble pour gagner” sur la 1re circonscription, également à la tête du Mouvement des jeunes socialistes, va devoir rendre sa carte du PS. Et pour lui comme pour les autres, pas question de la reprendre avant deux ans. Dans le meilleur des cas…

 

 

PC

 

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Commentaires 2
  1. Les choses sont en fait plus claires, entre deux lignes, une plus “libérale” un plus “sociale”.

    A vrai dire, le reste n’est que logique d’appareils, il n’empêche que ces exclusions ne font que creuser le trou d’un PS déjà dans un état déplorable, les questions de financement du parti vont probablement se poser rapidement.

    Pour la nouvelle ligne soutenue par le Maire de Grenoble, je ne comprends rien: Piolle soutient ce type de listes alors même qu’il a appelé à voté pour les Insoumis aux Présidentielles, que pour les législatives Mélenchon espère un contre-pouvoir de gauche, Piolle encourage un peu plus les divisions de gauche. C’est navrant de traverser les idées sans clarification, simplement parce qu’une de ses adjointes est suppléante d’une des fameuses dissidentes socialistes ?! Incroyable mais vrai.

    Là où les militants socialistes se sont trompés c’est d’investir un “candidat d’avant”, même si M.Destot a une légitimité, il aurait été souhaitable d’investir un candidat plus jeune, les “primaires internes” ont là encore montré leurs limites.

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  2. bah ! ils doivent rendre la carte d’un parti moribond, qui n’a pas su se régénérer (Destot brigue un 7e mandat !!!)
    Bonne chance à “Ensemble pour gagner”, qui présente une nouveauté intéressante.

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