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Ruche aux projets : une centaine de propositions à éplucher

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FOCUS – Plus d’une centaine de propositions attendent les citoyens à l’occasion de la nouvelle Ruche aux projets qui se tient ce samedi 13 mai, en vue de présélectionner ceux du Budget participatif 2017 de Grenoble. Panneaux solaires, sièges et bancs en tout genre, chenil solidaire ou dauphin baromètre… Les idées ne manquent pas et disent finalement beaucoup de l’état d’esprit des Grenoblois.

 

 

 

Ils sont une centaine, il n’en restera plus que 30. Samedi 13 mai se déroulera à Grenoble une nouvelle Ruche aux projets : une journée de rencontre avec les porteurs de projets du Budget participatif 2017, au terme de laquelle chacun pourra présélectionner les idées qui lui semblent les plus enthousiasmantes.

 

Ruche aux projets Grenoble 2017Portés par des structures associatives, par des Conseils citoyens indépendants ou par de “simples” citoyens, les projets se répartissent en différentes catégories. La vedette ? « Aménagement espace public », qui regroupe pas moins de 42 projets sur les 106 présentés*. Avec 15 propositions, la catégorie « Nature en ville » est, elle aussi, loin devant les autres.

 

Et si, au-delà de son caractère pratique, le budget participatif était aussi l’occasion de prendre le pouls d’une population ? De visualiser l’idée qu’elle se ferait d’une ville idéale ? Petit tour d’horizon, forcément incomplet, des différents projets proposés et des thématiques qui semblent les dominer.

 

 

 

S’approprier son environnement urbain

 

 

Espace public, économie… Des catégories un peu “fourre-tout” mais qui permettent de mesurer les attentes, ou les inquiétudes, des Grenoblois en matière d’environnement urbain. Ainsi, Jean veut « réduire la facture énergétique des bâtiments » tandis qu’Antoine propose l’installation de panneaux solaires sur le toit du centre sportif Chorier-Bierrat. Alain, pour sa part, se préoccupe de la pollution sonore et propose des démarches pédagogiques autour de la question du bruit en ville.

 

D’autres idées sont très précises et concrètes : la création d’un axe cycliste sur le chemin reliant l’Office du tourisme à Félix-Viallet, la sécurisation d’un carrefour à proximité des berges de l’Isère, le “rafraichissement” du carrefour Léon-Blum… Comme pour les éditions du Budget participatif précédentes, les citoyens repensent l’environnement urbain au plus près de chez eux.

 

 

 

Une ville plus confortable ?

 

 

Un exemple de transformateur électrique transformé en oeuvre d'art, ici à Nanaimo (Canada). Demain à Grenoble ? DR

Un exemple de transformateur électrique transformé en oeuvre d’art, ici à Nanaimo (Canada). Demain à Grenoble ? DR

Grenoble serait-elle stressante ? Une chose est certaine : plusieurs projets déposés transpirent le besoin de zénitude. À commencer par celui de Natacha, qui propose l’ouverture à Grenoble d’une salle « ouverte à tous où chacun peut venir méditer quand il le souhaite ».

 

Le Grenoblois manifeste aussi le désir de… s’asseoir. Des sièges au Jardin des plantes, des bancs quai Perrière, avenue Marcelin-Berthelot, dans le parc Claude-Kogan, ou encore disposés pour former des points de vue sur les montagnes : les propositions ne manquent pas !

 

Rendre la ville plus ludique et plus belle apparaît également comme une préoccupation des porteurs de projets.

 

Cécile et ses amis proposent ainsi la création d’un « skate park », permettant aux jeunes de pratiquer le sport urbain sans déranger leurs voisins. Brahim, lui, rêve d’une piste de danse en plein air. La Ville elle-même dépose un projet pour l’éclairage et les décorations de Noël de Grenoble, et Thierry propose de son côté d’« égayer le mobilier urbain ». Poubelles à verre et transformateurs électriques pourraient ainsi devenir des œuvres d’art.

 

 

 

Des chiens, des chauves-souris et un dauphin baromètre

 

 

Autre prédominance, parmi les propositions : la place des animaux au sein de la ville…. ou de la vie. Nos amis les chiens sont ainsi l’objet de deux projets. En premier lieu, une « caboterie », pension solidaire permettant aux personnes en situation de précarité de pouvoir faire garder leur animal. Ensuite, la création d’un parc à chiens « clôturé par un parcours d’agility », afin que les chiens puissent « courir s’amuser et travailler (sic) sans danger », explique Jean-Michel.

 

La faune sauvage est également au cœur des préoccupations. Deux projets différents proposent ainsi la mise en place de ruches, l’un sur le parc Paul-Mistral, l’autre sur l’ensemble de l’agglomération. Déjà porteuse du projet retenu de pigeonniers contraceptifs sur Grenoble, Chantal et ses camarades souhaitent pouvoir faire l‘acquisition d’une volière. Gilles, pour sa part, aimerait voir des nichoirs à chauves-souris en ville : ces mammifères nocturnes et volants sont en effet de redoutables prédateurs pour les insectes nuisibles.

 

Un « dauphin baromètre » au coeur de Grenoble ? DR

Un « dauphin baromètre » au cœur de Grenoble ? DR

 

Et s’il faut parler des animaux, difficile de ne pas mentionner le « dauphin pour le Dauphiné ». L’idée ? « Rapporter un peu de légèreté dans le paysage grenoblois en réalisant un grand dauphin baromètre (qui changerait de couleur suivant la météo) au cœur de la ville », explique Denis. « Plus besoin d’application météo, il suffira d’aller voir le dauphin ! », ajoute-t-il, jugeant nécessaire de « repenser la ville comme un territoire où l’humour a aussi sa place ».

 

 

 

Des passions et des thématiques variées

 

 

Un feu à décompte à Besançon, en guise d'exemple sur la page du porteur de projet. DR

Un feu à décompte à Besançon, en guise d’exemple sur la page du porteur de projet. DR

D’autres projets se distinguent encore. Hélène aimerait faire pousser du houblon sur les toits et balcons de Grenoble. Claire porte – avec les membres de Parlons-en – le projet d’un média donnant la parole aux plus précaires, ainsi que celui d’un lieu d’accueil « où on entrera pour se réchauffer, partager un café, cuisiner, bricoler, participer à un débat, s’entraider dans nos démarches administratives, développer des projets »… Tandis que Pierre s’inspire de l’Asie pour présenter des feux à décompte pour piétons.

 

Autant de thématiques, de passions, d’univers différents… À l’internaute curieux de parcourir l’ensemble des projets présentés sur le site de la Ville de Grenoble. Et de se rendre à la Ruche aux projets, samedi 13 mai au Palais des sports de Grenoble entre 11 et 18 heures, afin d’y rencontrer les porteurs d’idées et de mettre en avant ses projets préférés.

 

 

Florent Mathieu

 

 

  • * Le site de la municipalité de Grenoble publie 106 projets, mais seuls 104 seront proposés lors de la Ruche, nous indique un responsable de la Démocratie locale de Grenoble. Un projet a en effet été abandonné, et deux projets similaires ont été regroupés en un seul.

 

 

LA MÉTRO A AUSSI SON BUDGET PARTICIPATIF

 

Grenoble n’est pas la seule à avoir son Budget participatif. Avec son Fonds de participation métropolitain, Grenoble-Alpes Métropole propose également à des citoyens de porter des projets à l’échelle de la Métro.

 

Fonds de participation Métropolitain

Les internautes ont jusqu’au mercredi 17 mai pour apporter leur soutien aux projets qu’ils préfèrent. Un choix plus rapide sans doute que pour le Budget participatif de Grenoble : ici, les idées retenues sont au nombre de 6.

 

Roselyne souhaite ainsi la création de jardins partagés et conviviaux au sein de la commune de Vaulnaveys-le-Haut, tandis que l’association l’Escale veut « proposer un moment festif et de convivialité au moment des fêtes de fin d’années aux personnes seules, aux familles isolées, de Vizille et des communes voisines ».

 

 

Raout écologique, voyage européen et serpents dans les écoles

 

 

La passion reptilienne (et autres) de l'Association Terrariophile Grenobloise © Association Terrariophile Grenobloise

La passion reptilienne (et autres) de l’Association terrariophile grenobloise © Association terrariophile grenobloise

Les autres projets sont plus généraux : Domène vivre ensemble veut organiser un « raout écologie solidarité » le 3 septembre, quand l’association grenobloise Base Art aimerait voir financer une journée festive pour fêter sa première année d’existence.

 

Un collectif de citoyens espère, pour sa part, obtenir les 2 000 euros nécessaires à son voyage de six mois « à la rencontre des initiatives démocratiques en Europe », afin de participer à « la construction d’un réseau d’agitateurs démocratiques ».

 

Et parce que les animaux sont décidément toujours présents, l’Association terrariophile grenobloise souhaite pouvoir mettre en place un projet d’animation scolaire et périscolaire afin de sensibiliser les bambins « aux espèces de reptiles françaises et exotiques ». Des espèces inoffensives, prend soin de préciser l’association, soucieuse de faire taire les médisants.

 

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