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À La Tronche, un ancien site de l’armée accueillera familles, étudiants et chercheurs

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FOCUS – Thierry Repentin, Délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat, était présent à La Tronche lundi 13 mars pour signer le protocole de cession de l’ancien Centre de recherche du service de santé des armées (CRSSA). Ce sont 2,8 hectares qui vont abriter le Cadran solaire : des logements familiaux et sociaux, des résidences étudiantes et des centres de recherche.

 

 

 

Deux panneaux électriques éventrés gardent une longue allée de béton au bout de laquelle une arche de verre attend le visiteur. Sur chaque côté, des bâtiments couleur pêche, aux escaliers montants et balcons à balustrades, surveillés par des arbres dégarnis que le lierre a gagnés. Dans des recoins touffus, des lézards s’éparpillent en bruissant parmi des colonies de pyrrhocores, ces “gendarmes” aux masques noirs sur dos rouges…

 

Un décor de film d'épouvante pour des locaux vides mais très bien conservés © Florent Mathieu - Place Gre'net

Un décor de film d’épouvante pour des locaux vides mais très bien conservés © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

On l’aura compris, le décor a de quoi ravir les amateurs de cinéma d’épouvante. Il s’agit pourtant du Centre de recherche du service de santé des armées (CRSSA), qui a quitté l’avenue du Maquis du Grésivaudan de La Tronche en 2014 et dont les bâtiments demeurent vides depuis. Sous bonne surveillance, ainsi qu’en témoigne leur état impeccable : nul squatteur, ni même graffeur, n’a pu s’y faufiler.

 

 

 

2,8 hectares inutilisés depuis plusieurs années

 

 

Au total, c’est une surface de 2,8 hectares qui est ainsi inutilisée, au cœur de La Tronche, à proximité de l’hôpital et d’un arrêt de tram. Plus pour longtemps, cependant. Thierry Repentin, Délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat, était présent ce 13 mars pour signer un protocole de cession de « ces biens devenus inutiles à l’État, mais utiles aux collectivités locales, aux promoteurs et aux bailleurs sociaux ». Nom de code de l’opération ? Cadran solaire.

 

[…]

 

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Commentaires 1
  1. Tiens, ne nous refait-on pas le coup des équipements intégrés ?

    La livraison d’un projet pareil, ce n’est pas pour bientôt, comptez au bas mot 5 à 7 ans. Concertation, vidage des inévitables recours, dépollution (et oui, NBC) etc.

    Sans compter qu’avec l’alternance qui s’annonce, l’État pourra parfaitement et en toute légalité revenir sur sa décision si la décote est jugée trop importante (cette décote n’est qu’une manière de subventionner du logement social, ne l’oublions pas) au regard du projet proposé car la politique de immobilière de l’Etat vise à la réduction des coûts et au désendettement…

    Ce qui a été signé n’est pas une cession mais un protocole d’accord comparable à une sorte de promesse de vente sous condition que la Métro propose un projet cohérent qui atteigne (a) les objectifs de mixité sociale et (b) préserve les intérêts de l’État qui ne peut pas céder son patrimoine immobilier sans que la décote soit strictement équivalente à la valeur réelle de l’économie de financement du logement social qu’il réalise…

    Tous ce type d’accord comportant une partie de troc sont généralement à proscrire car (a) ils sont juridiquement et financièrement très durs à gérer et (b) il est plus simple de signer une promesse de vente, que la Métro développe son projet et une fois ce projet dans les clous, de vendre à la valeur vénale et dans le même temps reverser le financement en fonction de la nature du projet.

    Mais nous sommes en France, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

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