Gem Swimming Cup à Fontaine : 75 nageurs de grandes écoles mobilisés pour Paris 2024

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FOCUS – Le centre nautique Lino-Refuggi de Fontaine a accueilli, samedi 11 mars, la Gem Swimming Cup 2017, compétition de natation entre grandes écoles françaises, principalement de commerce. 75 nageurs ont ainsi concouru lors de ce rendez-vous « au rayonnement national », selon David Smétanine, nonuple médaillé paralympique parrain de l’événement. L’occasion d’une mobilisation pour la candidature de Paris à l’organisation des JO 2024.

 

 

 

Les étudiants issus de huit grandes écoles se sont affrontés lors de la Gem swimming cup le 11 mars 2017 à Fontaine. © Laurent Genin

Les étu­diants issus de huit grandes écoles se sont affron­tés sur des épreuves de nata­tion lors de la Gem swim­ming cup le 11 mars à Fontaine. © Laurent Genin

75 nageurs et nageuses issus de huit grandes écoles fran­çaises étaient réunis samedi 11 mars au centre nau­tique Lino-Refuggi de Fontaine. Organisée par Ici com­mence l’océan (ICO), en par­te­na­riat avec la Fédération fran­çaise de nata­tion, la Gem Swimming Cup se pré­sente comme « la Coupe de France étu­diante de nata­tion ».

 

« Je par­raine cette com­pé­ti­tion depuis 2014. C’est l’épreuve réfé­rence pour l’association ICO de Grenoble école de mana­ge­ment », explique David Smétanine, neuf fois médaillé aux Jeux para­lym­piques. « Ce sont des nageurs de for­ma­tion, qui sont en clubs et qui nagent à bon niveau. Ils viennent prin­ci­pa­le­ment de busi­ness schools, mais pour la pre­mière fois, l’École des arts et métiers (l’Ensam, à Paris, ndlr) est pré­sente. C’est un plus. »

 

 

Une compétition labellisée candidature de Paris aux JO

 

Le ren­dez-vous revê­tait cette année un carac­tère par­ti­cu­lier. « Paris 2024 a accepté, à tra­vers ma per­sonne puisque je suis membre du comité des ath­lètes, de label­li­ser cette com­pé­ti­tion pour qu’elle soit aussi un élé­ment essen­tiel de la par­ti­ci­pa­tion soli­daire autour de la can­di­da­ture », pré­cise David Smétanine.

 

Geste de ralliement des participants de la Gem swimming cup à la candidature de Paris pour l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2024. © Laurent Genin

Geste de ral­lie­ment des par­ti­ci­pants de la Gem swim­ming cup à la can­di­da­ture de Paris pour l’or­ga­ni­sa­tion des Jeux olym­piques et para­lym­piques 2024. © Laurent Genin

 

Ce sou­tien à la can­di­da­ture de la France à l’organisation des Jeux olym­piques et para­lym­piques de 2024 s’est maté­ria­lisé par une photo des nageurs avec le geste de ral­lie­ment à Paris : un tri­angle formé avec les mains qui rap­pelle la tour Eiffel et signi­fie Paris dans la langue des signes.

 

« Cette photo va être relayée par les écoles de com­merce et aussi par la can­di­da­ture de Paris pour mon­trer que tout le monde s’implique. C’est une can­di­da­ture por­tée par Paris mais qui concerne la France entière [en cas de suc­cès, Marseille accueille­rait les épreuves de voile par exemple, ndlr]. Le rayon­ne­ment éco­no­mique à tra­vers la can­di­da­ture est impor­tant », juge David Smétanine.

 

 

L’un des rares équipements à construire : le centre aquatique

 

 

Le nageur han­di­sport sou­ligne que le comité Paris 2024 n’est pas dans l’op­tique de dépen­ser l’argent sans comp­ter. « C’est un bud­get de 6,5−7 mil­liards d’euros, bien maî­trisé. On n’a pas tous les équi­pe­ments à construire », rap­pelle David Smétanine.

 

Les étudiants qui ont participé à la Gem swimming cup ont affiché leur soutien à la candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2024. A droite, quatre membres de Grenoble école de management. © Laurent Genin

David Smétanine, à gauche, et des étu­diants dont ceux de Grenoble école de mana­ge­ment, à droite, effec­tuent un tri­angle avec leurs mains qui signi­fie Paris dans la langue des signes. © Laurent Genin

80 % existent déjà et 15 % vont être réno­vés. Reste sur­tout à bâtir le futur centre aqua­tique, à Aubervilliers, « vrai­ment néces­saire pour la France avec le niveau que l’on a en nata­tion », dixit le cham­pion gre­no­blois.

 

« Il pour­rait accueillir après les Jeux, des Coupes du monde, des cham­pion­nats d’Europe et du monde, pour­quoi pas. » Se pose en effet la ques­tion du deve­nir de la nou­velle infra­struc­ture, une fois les Jeux ter­mi­nés.

 

Cet élé­ment a été pris en compte pour le vil­lage olym­pique de Saint-Denis-Pleyel, en Seine-Saint-Denis, où loge­raient les spor­tifs. « Le vil­lage, c’est 5 000 loge­ments ins­crits dans le pro­gramme de loge­ments de la Ville de Paris et du Grand Paris », pré­cise David Smétanine.

 

Le 13 sep­tembre pro­chain, à Lima (Pérou), Paris saura si elle est dési­gnée ville hôte des Jeux 2024 par le Comité inter­na­tio­nal olym­pique (CIO). Après le retrait, il y a quelques semaines, de Budapest (Hongrie), sa der­nière concur­rente se nomme Los Angeles.

 

Laurent Genin

 

 

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