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Les états majors en ordre de marche pour la primaire de la gauche et des écologistes

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FOCUS – Le calendrier s’accélère pour le Comité départemental d’organisation de la primaire (CDOP) de l’Isère, qui a présenté, ce lundi 9 janvier, son plan de bataille pour les scrutins de la primaire de la gauche et des écologistes de ces 22 et 29 janvier. Pour ces « primaires citoyennes », 119 bureaux de vote tenus par plus de 1 200 volontaires permettront aux électeurs isérois de faire leur choix parmi les sept candidats en lice.

 

 

 

Le tract qui sera diffusé avant les scrutins © Primaires Citoyennes

Le tract qui sera diffusé avant les scrutins © Primaires Citoyennes

À quinze jours du premier tour de scrutin, le Comité départemental d’organisation de la primaire (CDOP) de l’Isère a présenté les grandes lignes du dispositif mis en place pour l’élection primaire de la Belle alliance populaire, ce lundi 9 janvier, dans les locaux de la fédération du Parti socialiste de l’Isère.

 

La Belle alliance populaire ? Oui, le mouvement lancé par le Parti socialiste en vue de la prochaine élection présidentielle, pour laquelle le Conseil national du Parti socialiste a adopté le principe des Primaires citoyennes ouvertes[1], le 18 juin 2016.

 

En lice, sept candidats[2], dont quatre anciens ministres, qui se présenteront aux suffrages des électeurs isérois lors des scrutins qui se dérouleront les 22 et 29 janvier prochains.

 

 

 

119 bureaux de vote mobiliseront plus de 1 200 personnes

 

 

« C’est bien la primaire de la gauche et des écologistes, ce n’est pas la primaire du Parti socialiste », tient d’emblée à préciser Christophe Bouvier, le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de l’Isère, avant de décrire le dispositif qui sous-tend cette élection. De fait, ce n’est pas moins de 119 bureaux de vote répartis sur tout le territoire de l’Isère qui seront ouverts aux électeurs durant huit jours, mobilisant ainsi plus de 1 200 personnes afin d’assurer leur bonne gestion.

 

Christophe Bouvier, le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de l’Isère. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Christophe Bouvier, le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de l’Isère. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Il est vrai qu’il y a un peu moins de bureaux de vote que la dernière fois mais notre expérience de 2011 [la précédente élection primaire à gauche, ndlr] nous a permis de rationaliser leur localisation via un maillage complexe qui optimise les distances à parcourir pour aller voter », explique Michel Baffert, le président du CDOP.

 

Lequel espère, assurant que la mobilisation des sympathisants de la Belle alliance ne faiblit pas, « faire mieux qu’en 2011 », année où un peu plus de 55 000 électeurs s’étaient rendus dans les isoloirs. Pour parvenir à cet objectif de mobilisation, le président du CDOP compte bien sur la plateforme web nationale mise en place pour l’occasion, ainsi que sur des opérations de communications répétées via les réseaux sociaux, notamment Twitter. Ou encore des distributions de tracts informatifs – et non pas militants – dans les secteurs de l’Isère les moins irrigués par les médias.

 

 

 

Sarah Boukaala : « On sent une grande attente »

 

 

Autant de raisons pour qu’au final Michel Baffert se montre optimiste. « Nous, nous sommes prêts, confiants et ambitieux pour que ces primaires soient véritablement une réussite », déclare-t-il, sûr de lui. Un optimisme partagé par Sarah Boukaala (PRG).

 

De gauche à droite : Phlippe Charlot (Ude), Sarah Boukaala (PRG), Christophe Bouvier (PS), Michel Baffert (PS), Soizic Loquet-Naël (PS). © Joël Kermabon - Place Gre'net

De gauche à droite : Philippe Charlot (Ude), Sarah Boukaala (PRG), Christophe Bouvier (PS), Michel Baffert (PS), Soizic Loquet-Naël (PS). © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Le travail effectué dans le département par la Belle alliance populaire a très bien fonctionné. Nous sommes très loin de cette image de primaire qui serait dépassée. Bien au contraire, on sent une grande attente. […] Malgré tout ce qui est dit, l’objectif d’arriver a minima au nombre de votants des primaires de 2011 sera dépassé au niveau national », tente de convaincre la militante.

 

Sarah Boukaala, qui salue la mobilisation des militants, en est convaincue, « le premier débat de ce jeudi 12 janvier va permettre à chaque électeur de se positionner et ainsi renforcer leur engagement citoyen. »

 

 

 

Une contribution d’un euro minimum par tour de scrutin

 

 

Pour voter, comment ça marche ? Si la présentation de la carte nationale d’identité est obligatoire, la carte d’électeur est quant à elle facultative. Il faut toutefois être inscrit sur les listes électorales, sachant que les listes de référence sont celles établies en 2015. Pour ceux qui se sont inscrits en 2016, il leur faudra présenter leur récépissé d’inscription aux assesseurs.

 

tract_mode_emploi_primaires_2017-2 Pourront également voter les adhérents à l’un des partis organisateurs[1] qui auront fait la démarche de s’inscrire au préalable sur le site de la Belle alliance populaire et tous les étrangers qui auront effectué cette même démarche. Il sera néanmoins nécessaire de s’acquitter de la somme d’un euro minimum par tour de scrutin, sachant que « les pièces en cuivre ne seront pas acceptées ». Ajoutez à cela la signature d’une charte de reconnaissance des valeurs de la gauche et de l’écologie et vous serez parés.

 

Quant aux horaires d’ouverture et de fermeture des bureaux, ils seront partout les mêmes en Isère : de 9 heures à 19 heures, sans interruption. Aucune distinction ne sera faite en fonction de la taille de la localité, comme c’est le cas pour les autres élections.

 

 

 

Une gauche réellement rassemblée ?

 

 

Mais qu’en est-il de ce fameux rassemblement que la gauche appelle de tous ses vœux ? « Contrairement à ce que l’on entend trop dire, la gauche s’est bien rassemblée. Certes, pas autour d’un même candidat puisque c’est le jeu des primaires […] Mais ce n’est pas parce qu’il y a primaires qu’il y a division ! », objecte Laetitia Rabih, la secrétaire générale du Parti radical de gauche (PRG). Et ce n’est pas Sarah Boukaala qui soutient Sylvia Pinel, ex-ministre désormais à la tête du Parti radical de gauche, qui va la contredire.

 

 

 

 

Phlippe Charlot (Ude). © Joël Kermabon - Place Gre'net

Philippe Charlot (Ude). © Joël Kermabon – Place Gre’net

Pour Laetitia Rabih le constat est clair. « Pour cette primaire, toute une organisation s’est faite avec des bénévoles, avec l’ensemble des fédérations et des partis présents au sein de la Belle alliance populaire, c’est un succès ! […] Une réussite qui augure un rassemblement possible à l’issue des deux tours », se plait-elle à imaginer.

 

Quant à Philippe Charlot, représentant de l’Union des démocrate et des écologistes (Ude) et soutien du candidat Front démocrate (FD) Jean-Luc Bennahmias, c’est le rassemblement de tous les progressistes qu’il juge intéressant dans ce projet.

 

 

 

 

« Les meetings n’attirent que les gens convaincus »

 

 

Michel Baffert, le président du comité d’organisation, est à l’unisson et va même un peu plus loin. « Il s’agit de rassembler et d’avoir un temps d’élection serein, bien construit et qui montre que les primaires s’installent dans la vie politique française. C’est ça la vraie nouveauté ! », explique-t-il.

 

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© Parti socialiste

Pour autant, le comité en est persuadé, ce sont les débats – au calendrier très serré – qui feront la différence. « Nous savons maintenant que les meetings n’attirent que les gens convaincus. On ne parvient pas à faire venir les autres », regrette Christophe Bouvier. Des débats d’autant plus cruciaux que « sur sept candidats, certains ont été ministres et auront à répondre du bilan de François Hollande », souligne le secrétaire fédéral.

 

 

Joël Kermabon

 

 

[1] Les acteurs de la Belle alliance : le Parti socialiste (PS), l’Union des démocrates et des écologistes (Ude), le Front démocrate, le Parti écologiste (LPE), le Parti radical de gauche (PRG) et Génération écologie (Ge).

 

[2] Les candidats : Manuel Valls (PS), Sylvia Pinel (PRG), Arnaud Montebourg (PS) et Benoît Hamon (PS), Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate), François de Rugy (Parti écologiste) et Vincent Peillon (PS).

 

 

Qui sont les mandataires des candidats en Isère ?

 

Manuel Valls : Jacques Chiron
Vincent Peillon : Elyette Croset-Bay et Mohamed Makni
Arnaud Montebourg : Christophe Ferrari
Benoit Hamon : Soizic Loquet-Naël
Sylvia Pinel : Sarah Boukaala
Jean-Luc Bennahmias : Philippe Charlot
François de Rugy : Léo Vergier

 

 

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Commentaires 1
  1. Bonjour
    Que de rhétorique…….
    Ce n’est plus qu’un astre mort ce parti.
    En crise depuis les effondrements successifs des modèles communiste et socio-démocrate,la gauche s’est divisée entre ceux qui se sont retirés du réel et ceux qui n’ont plus d’autres idéal que de faire une carrière.
    Ce système politique n’est plus représentatifs.Il est aux mains d’une castes économiques médiatique et politique renfermee sur elle-même et parfois héréditaire.
    Grenoble est un exemple frappant. …..
    BENYOUB.A

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