École démocratique : Le Pays voironnais accueillera bientôt L’Atelier des Possibles

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FOCUS – En janvier 2017, l’école démocratique L’Atelier des Possibles ouvrira ses portes à Saint-Blaise-du-Buis en Pays voironnais. Le principe : les enfants apprennent, à leur rythme, ce qu’ils souhaitent en fonction de leurs centres d’intérêt. Un projet éducatif basé sur les apprentissages autonomes et se voulant une alternative au système traditionnel. Rencontre avec Catherine Silvestre Tello et Clémentine Castellani, membres de l’association L’Atelier des Possibles.

 

 

 

Membres de l'association Eudec. DR

Membres de l’as­so­cia­tion Eudec. DR

Créer « un espace où il n’y a pas de classes d’âge, [où] entre 3 et 18 ans les enfants peuvent apprendre à leur rythme ce qu’ils ont envie d’apprendre en fonc­tion de leurs centres d’intérêts ». 

 

Tel est l’ob­jec­tif de l’école démo­cra­tique L’Atelier des Possibles créée par l’asso­cia­tion épo­nyme et qui ouvrira ses portes le 3 jan­vier 2017 à Saint-Blaise-du-Buis, en Pays voi­ron­nais.

 

Ce pro­jet édu­ca­tif s’ins­pire de la phi­lo­so­phie Sudbury née aux États-Unis dans les années 1960 et basée sur les appren­tis­sages auto­nomes. En Europe, le mou­ve­ment se déve­loppe grâce à l’as­so­cia­tion Eudec (Communauté euro­péenne pour l’é­du­ca­tion démo­cra­tique) et sa filiale fran­çaise Eudec France. Il existe à ce jour plus de 350 écoles de ce type dans le monde. En Isère, outre L’Atelier des Possibles, un pro­jet d’é­cole démo­cra­tique est en construc­tion : L’E.C.O.L.E du Grésivaudan, éga­le­ment ins­pi­rée du modèle Sudbury.

 

 

 

Proposer « autant de pédagogies que d’enfants »

 

 

Quelle dif­fé­rence avec d’autres écoles non conven­tion­nelles telles que Montessori ? Ces écoles pro­posent « une péda­go­gie », répond Clémentine Castellani, membre de l’as­so­cia­tion L’Atelier des Possibles, alors qu’au sein d’une école démo­cra­tique il existe « autant de péda­go­gies que d’enfants ».

 

De gauche à droite : Clémentine Castellani, Catherine Silvestre Tello et Vincent Pinon. © Alexandra Moullec

De gauche à droite : Clémentine Castellani, Catherine Silvestre Tello et Vincent Pinon. © Alexandra Moullec

Et d’a­jou­ter : « Depuis un an, je me ques­tionne sur le sys­tème clas­sique qui ne cor­res­pon­dait pas à ce que je vou­lais. » Après avoir songé à l’instruction fami­liale, l’intéressée a fina­le­ment reculé, esti­mant « trop lourd à por­ter que l’instruction repose uni­que­ment sur les parents ».

 

« Il y a une demande d’autre chose que le sys­tème clas­sique », affirme Clémentine Castellani. Un constat confirmé au fil des réunions d’in­for­ma­tion orga­ni­sées par L’Atelier des Possibles. Catherine Silvestre Tello, éga­le­ment membre de l’as­so­cia­tion, estime quant à elle « qu’il n’y a pas besoin de for­ma­li­ser l’apprentissage ».

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