Polémique : l’ardoise contestée de la Fête des Tuiles

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DÉCRYPTAGE – Le 6 juin 2015, la municipalité Piolle lançait en grandes pompes  la première Fête des tuiles à Grenoble. Budget annoncé : environ 150.000 euros. Au terme de nombreuses et laborieuses démarches pour en obtenir le détail final, Olivier Dodinot, kinésithérapeute à Mens, le publiait sur son blog le 2 décembre dernier. Et là, surprise, puisqu’au total, pas moins de 351.553 euros auraient été dépensés.

 

 

 

Olivier Dodinot. © Olivier Dodinot

Olivier Dodinot. © Olivier Dodinot

« Ils ont sup­primé une fête à 150.000 euros [Quartiers d’hi­ver, ndlr] pour la rem­pla­cer par une autre à 351.000 euros, tout en fai­sant pas­ser le mes­sage que c’é­tait à 150.000. Donc je pense qu’il y a trom­pe­rie sur la mar­chan­dise ! »

 

L’attaque est directe. Olivier Dodinot, kiné­si­thé­ra­peute à Mens, n’est pas très tendre avec l’é­quipe muni­ci­pale gre­no­bloise.

 

En cause, le coût réel de la Fête des tuiles qui s’est dérou­lée à Grenoble le 6 juin 2015 en regard du bud­get ini­tia­le­ment annoncé par la muni­ci­pa­lité.

 

La dif­fé­rence est de taille et les dif­fi­cul­tés ren­con­trées par le Mensois pour en obte­nir le détail avant de le publier sur son blog ne sont sans doute pas pour rien dans la sévé­rité de l’es­to­cade.

 

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Commentaires 5
  1. Je fai­sais par­tie de ceux qui avaient trouvé cet évé­ne­ment bien réa­lisé, allant même à dire que pour une somme de 150k€ c’é­tait une belle réus­site. Je suis tom­bée de haut.

    Il y a deux pro­blèmes le fond et la forme.

    - Sur la forme, pour­quoi la ville de Grenoble n’a pas joué la trans­pa­rence, on ne peut pas décré­ter être favo­rable à l’ou­ver­ture des don­nées et frei­ner la trans­mis­sion d’in­for­ma­tions finan­cières qui inté­ressent la fis­ca­lité des gre­no­blois.
    Deuxième élé­ment il n’au­rait mieux pas fallu com­mu­ni­quer des chiffres, car en tant qu’élu on se décré­bi­lise d’au­tant plus que dans la durée il y aura des pro­blèmes de confiance sur d’autres éve­ne­ments équi­va­lents.

    - Sur le fond, il ne faut pas jouer avec des éve­ne­ments qui fédé­rent, mais qui visent aussi à nour­rir une image de proxi­mité ou élec­to­ra­liste à n’im­porte quel prix. Et là c’est grave.
    Car la publi­cité faite par les élus gre­no­blois autour de cet évé­ne­ment a été forte, riche, etc…en rap­pe­lant trop sou­vent la mai­trise bud­gé­taire…

    Globalement, l’é­vé­ne­ment était bien orga­nisé, il est là enta­ché par des faits mal­heu­reux, on ne triche pas avec l’af­fi­chage de l’argent public, je n’aime per­son­nel­le­ment vrai­ment pas ça.

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  2. Bon sang mais c’est bien sur : pour une fête qui coute 351 553, on ne parle que des 150 000 euros de pres­ta­tions artis­tiques, le reste ne compte pas, n’existe pas, c’est du vent, du vir­tuel que le contri­buable n’aura pas à payer. Et quand on fait une école, on ne déclare offi­ciel­le­ment au grand public que le prix des fon­da­tions, les manants n’a pas à connaître le reste, les détails ! Dans quel monde vivent ces poli­ti­ciens de paco­tille ? Imagine t’on son bou­lan­ger n’af­fi­cher que le prix de la farine sur sa baguette ? Pour ensuite vous la vendre au tarif plein ! Et sur sa feuille d’im­pôt, le Grenoblois va t’il voir une somme indi­qué puis un mon­tant 3.5 fois supé­rieur débité sur son compte ? Amusant, l’en­ga­ge­ment numéro 7 de la liste Piolle, éva­luer avec sérieux les poli­tiques publiques :http://unevillepourtous.fr/files/2014/02/ProjetGrenobleUneVillePourTous.pdf

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  3. Merci à l’é­quipe de Place Gre’net d’a­voir reca­dré les choses et cla­ri­fié cette polé­mique en papier cré­pon. C’est mal­adroit, mal expli­qué, mal com­mu­ni­qué de la part de la mai­rie, mais ça rentre dans les clous.
    Je serais curieux d’a­voir une ana­lyse comp­table com­plète des fes­ti­vi­tés com­pa­rables sur les der­nières années…

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    • Pardon ! je ne crois pas que l’on puisse dédoua­ner les élus à tra­vers des logiques de comp­ta­bi­lité aussi sim­ple­ment. La fis­ca­lité s’or­ga­nise, il existe des régles dans la compta publique – , comme d’ailleurs dans la compta pri­vée -, sans l’é­vé­ne­ment ces dépenses annexes auraient été évi­tées, ce n’est pas cor­rect pour les admi­nis­trés, et ce n’est pas cohé­rent avec les obli­ga­tions comp­tables exi­gées par le Trésor et par la Préfécture sur les dépenses locales. La jour­nées des tuiles aura couté comp­ta­ble­ment 350k€ c’est un fait.

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    • je ne vois ce que recadre l’é­quipe de pla­ce­gre­nette. Lorsque que l’on a un pro­jet, qui doit pas­ser dans une déli­bé­ra­tion, on fait un bud­get pré­vi­sion­nel en détaillant tous les cha­pitres finan­ciers, donc la tota­lité des coûts. Vous avez vu quelque part q’un orga­nisme ins­ti­tu­tion­nel ou pas prête ou finance un pro­jet s’il n’y a pas un bud­get pré­vi­sion­nel détaillé. Or cela n’a pas été le cas. après véri­fi­ca­tion du bilan finan­cier de 351 k€, il manque les coûts du net­toyage de la veille, et du len­de­main. La fac­ture doit être encore plus éle­vée. On a sup­primé le finan­ce­ment annuel aux Musiciens du Louvre qui fai­sait un tra­vail remar­quable auprès des publics les plus éloi­gnés de la musique clas­sique alors que la muni­ci­pa­lité pou­vait dimi­nuer rai­son­na­ble­ment sans sup­pri­mer le bud­get total et la ville dépense presque la tota­lité du bud­get des musi­ciens du Louvre pour faire une faîte des tuiles qui a fédéré toute la ville de Grenoble en une jour­née ? Vous pre­nez les gre­no­blois pour des idiots ? J’habite à l’aigle et j’ai pu voir le peu de public mais beau­coup d’ac­teurs qui déam­bu­laient juste en fin d’a­près midi ce qui est légè­re­ment dif­fé­rent, mais beau­coup de désa­gré­ments pour les rive­rains. sta­tion­ne­ment inter­dit pen­dant deux jours, cir­cu­la­tion idem etc.

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