Journée des Tuiles : de l’événement historique au mythe révolutionnaire

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BLOG JURIDIQUE – Samedi 6 juin 2015 a donc eu lieu la première Fête des tuiles. Il ne faut pas oublier que celle-ci était censée être une commémoration de la journée des Tuiles, événement fondateur de la Révolution française et de l’histoire grenobloise. Mais au fait, que fut vraiment la journée des Tuiles ? Historiquement, fut-ce un événement si important que cela ou n’est-ce pas au moins partiellement un mythe ? Et que penser de sa réutilisation aujourd’hui ? Amélie Stoeckle, doctorante contractuelle chargée d’enseignement en histoire du droit, nous livre son analyse historique, mais aussi contemporaine, d’un tel événement.

 

 

 

La journée des tuiles version 2015.

La jour­née des Tuiles ver­sion 2015.

« Grenoble n’est pas une ville comme les autres. Grenoble est la ville de la jour­née des Tuiles […] ». Ainsi débu­tait la pro­fes­sion de foi d’Eric Piolle, alors can­di­dat aux élec­tions muni­ci­pales de Grenoble. Ce fai­sant, le futur maire, mobi­li­sait la jour­née du 7 juin 1788, l’érigeant comme un sym­bole gre­no­blois au ser­vice de la République et de la démo­cra­tie. Estimant qu’il man­quait un élé­ment fédé­ra­teur à sa ville, Eric Piolle pro­po­sait de ras­sem­bler les Grenoblois lors d’une com­mé­mo­ra­tion en l’honneur de cette jour­née.

 

Si, pour cer­tains, ce ne fut qu’une jour­née de révolte qui, « rétros­pec­ti­ve­ment, nous appa­raît comme révo­lu­tion­naire » (1), pour d’autres elle témoigne du « rôle pilote du Dauphiné en matière révo­lu­tion­naire » (2). Pourtant, il convient de sou­li­gner que cette jour­née n’a eu que peu d’échos – voire même aucun – dans les pre­mières décen­nies du XIXe siècle, et il fal­lut attendre Michelet qui, le pre­mier, la men­tionna.

 

 

Puis, à par­tir des dif­fé­rents récits de cette jour­née, se construi­sit un mythe, c’est-à-dire « un sou­ve­nir his­to­rique idéa­lisé qui exerce une fas­ci­na­tion durable sur la conscience col­lec­tive » (3). Sa com­mé­mo­ra­tion par la ville de Grenoble est donc l’occasion de reve­nir sur la construc­tion de ce mythe, sur la façon dont dif­fé­rentes forces poli­tiques, au fil du temps, se l’approprièrent.

 

 

 

La journée des Tuiles du 7 juin 1788

 

 

La jour­née du 7 juin 1788 vit se sou­le­ver le peuple de Grenoble et de ses alen­tours, venu s’opposer à l’exil forcé de ses par­le­men­taires, et, a for­tiori à « un abso­lu­tisme royal révolu » (4). Les Parlements du royaume s’étaient en effet, au fil du temps, éri­gés en gar­dien de la « consti­tu­tion de l’État », n’hésitant pas à faire avor­ter les pro­jets de la Monarchie et, ce fai­sant, frei­ner la toute-puis­sance du sou­ve­rain. Ils se consi­dé­raient comme étant les repré­sen­tants de la nation, « une nation qui [avait], d’après eux, des inté­rêts et des droits dis­tincts de ceux du roi » (5).

 

Souhaitant, notam­ment, res­tau­rer l’autorité royale, Louis XVI publia une série d’édits le 1er mai 1788. Ces der­niers dimi­nuaient de façon dras­tique les attri­bu­tions judi­ciaires des par­le­ments et sup­pri­maient leurs droits de véri­fi­ca­tion, de remon­trance et d’enregistrement, désor­mais confiés à une Cour plé­nière. Sans grande sur­prise, les par­le­men­taires de toute la France s’indignèrent et firent part à la Monarchie de leurs remon­trances. Qu’importe ! Le roi tint un lit de jus­tice, le 8 mai, et les édits furent enre­gis­trés mili­tai­re­ment le 10 mai à Grenoble.

 

La journée des tuiles, par Alexandre Debelle.

La jour­née des Tuiles, par Alexandre Debelle.

Cela ne clôt pas pour autant le conflit entre les cours et la monar­chie. Ainsi, les par­le­men­taires de Grenoble ren­dirent-ils un arrêt d’une viru­lence, voire d’une hos­ti­lité, à peine dis­si­mu­lée à l’encontre des auteurs des édits, qua­li­fiés de « per­tur­ba­teurs du repos public, fau­teurs du des­po­tisme, capables de la sub­ver­sion des lois et du ren­ver­se­ment de la Constitution de l’État » (6). En guise de réponse, le roi ordonna, par lettre de cachet, l’exil des par­le­men­taires gre­no­blois le 5 juin au soir. C’est ainsi que le 7 juin au matin les offi­ciers exé­cu­taient les ordres royaux.

 

Toutefois, jour de mar­ché oblige, cet évé­ne­ment ne passa pas inaperçu et, rapi­de­ment, la popu­la­tion gre­no­bloise s’embrasa. S’ensuivirent des affron­te­ments entre la popu­la­tion aidée des habi­tants des bourgs alen­tours aver­tis par le toc­sin et les gardes. Sous la pres­sion de cette foule, l’exil des par­le­men­taires fut sus­pendu.

 

Mais plus encore, cette Journée condui­sit à la réunion des trois Ordres, à l’Hôtel de Ville, le 14 juin 1788, réunion au cours de laquelle les repré­sen­tants deman­dèrent à ce que fût réunie une assem­blée repré­sen­ta­tive de la pro­vince entière. C’est ainsi que le 21 juillet 1788 se tint l’Assemblée de Vizille qui deman­dait le rap­pel du Parlement, le réta­blis­se­ment d’États pro­vin­ciaux, avec un vote par tête, et la convo­ca­tion d’États géné­raux du royaume. La Monarchie céda.

 

Que pen­ser de ces affron­te­ments ? Faudrait-il y voir une simple vague de fureur ? Ou bien l’éveil d’une conscience poli­tique ? S’il semble exa­géré de consi­dé­rer que la Révolution fran­çaise com­men­çait effec­ti­ve­ment le 7 juin 1788, il n’en demeure pas moins qu’il est dif­fi­cile d’occulter l’importance que put avoir cette jour­née. En effet, la Journée des Tuiles peut être consi­dé­rée comme l’aboutissement, l’incarnation des cri­tiques qui étaient émises à l’encontre de la Monarchie abso­lue depuis plu­sieurs décen­nies déjà. Peut-être cette jour­née per­mit-elle d’attester que ces cri­tiques n’étaient pas le simple fait de quelques esprits éclai­rés aux idéaux contes­ta­taires, mais avaient gagné toutes les franges de la popu­la­tion, inci­tant les pay­sans à répondre à l’appel du toc­sin. Ainsi « Grenoble [offrait-elle] ce jour-là une image de la nation » (7). Les contes­ta­tions ne firent que prendre corps lors de la jour­née des Tuiles, la popu­la­tion gre­no­bloise venant sou­te­nir la posi­tion anti-abso­lu­tiste et libé­rale adop­tée, depuis long­temps déjà, par son Parlement.

 

Cette jour­née était, dans l’imaginaire natio­nal, quelque peu tom­bée dans l’oubli. Lafayette y fit une brève réfé­rence lors de son voyage à Grenoble le 17 août 1829, rap­pe­lant « qu’ici flot­tèrent le pre­mier pavillon de la Liberté, le pre­mier signal de l’égalité poli­tique » (8). Il fal­lut tou­te­fois attendre la Troisième République et le cen­te­naire de la Révolution fran­çaise pour que la jour­née des Tuiles trou­vât une place sym­bo­lique dans l’imaginaire et le mythe répu­bli­cains.

 

 

 

La construction d’un mythe grenoblois au service du mythe républicain

 

 

Le 4 sep­tembre 1870, « la République comme le phé­nix renais­sant de ses cendres [s’imposa] à la France pour sau­ver la Patrie » (9). Pourtant, ses débuts furent bien dif­fi­ciles. La posi­tion à adop­ter à l’encontre de l’Allemagne – fal­lait-il pour­suivre la guerre ou bien signer un armis­tice ? – fut le pre­mier point de désac­cord entre répu­bli­cains. Bien au-delà du simple camp répu­bli­cain, c’est la France entière qui remit en cause l’équilibre sou­haité. Les élec­tions du 8 février 1871 en témoignent, dans la mesure où les monar­chistes en sor­tirent lar­ge­ment vain­queurs (10). « La République [tout juste pro­cla­mée] était ainsi remise en ques­tion. Sa pro­cla­ma­tion, le 4 sep­tembre, avait moins résulté de la force du Parti répu­bli­cain que de l’évanouissement du pou­voir impé­rial. C’était en somme une République par défaut qui était née. » (11)

 

Assemblée des trois ordres du Dauphiné en 1788 à la Salle du jeu de Paume au château de Vizille.

Assemblée des trois ordres du Dauphiné en 1788 à la Salle du jeu de Paume au châ­teau de Vizille.

 

 

Pourtant, elle per­dura jusqu’en 1940. Il faut y voir le suc­cès du dyna­misme répu­bli­cain, et « c’est dans l’idéologie du régime […] qu’il faut aller le cher­cher » (12). En effet, le suc­cès du régime tint, pour une large part, dans les sym­boles qu’il incarna et dans les idéaux qu’il sut mobi­li­ser. La Troisième République par­vint à créer une « mys­tique col­lec­tive que ni la Quatrième, ni […] la Cinquième n’ont été capables d’inspirer aux citoyens fran­çais » (13). Cette mys­tique col­lec­tive fit figure de « ciment idéo­lo­gique » per­met­tant de fédé­rer les citoyens autour de leur République. Les répu­bli­cains sur­ent en effet mobi­li­ser des sym­boles afin qu’ils incar­nassent l’idéologie répu­bli­caine.

 

Au pre­mier chef de ces sym­boles, se trou­vait la Révolution fran­çaise. La République se récla­mait, en effet, fille de cette Révolution qui, non seule­ment, était « le point d’ancrage de la France moderne, mais [éga­le­ment] l’origine de la Troisième République » (14) ; cette Révolution qui « [avait] tracé au monde la voie de son éman­ci­pa­tion » (15). Aussi, n’est-il pas sur­pre­nant que les répu­bli­cains – ou du moins une par­tie d’entre eux (16) – dési­rassent célé­brer en grandes pompes le cen­te­naire de la Révolution, lequel était conçu comme un vaste mou­ve­ment fédé­ra­teur des­tiné à ren­for­cer la légi­ti­mité d’une République encore fra­gile (17), à « faire par­ta­ger au peuple des convic­tions » (18).

 

Si la Révolution devait être l’objet d’une com­mé­mo­ra­tion natio­nale, laquelle prit la forme de l’exposition uni­ver­selle de 1889 dédiée à la Révolution fran­çaise, les Dauphinois enten­daient que fût mis en lumière le rôle pré­cur­seur de cette ancienne pro­vince. Ainsi le conseil géné­ral décida-t-il de la tenue d’une célé­bra­tion de la révo­lu­tion dau­phi­noise :
« Considérant qu’il appar­tient au dépar­te­ment de l’Isère de prendre l’initiative des fêtes du Centenaire de la Révolution […], le conseil géné­ral émet le vœu que le pré­lude des fêtes du Centenaire ait lieu à Vizille en 1888 avec tout l’éclat conve­nable. » (19)

 

Il fut alors décidé que la révo­lu­tion dau­phi­noise serait com­mé­mo­rée le 20 juillet 1888 à Vizille. Avant même cette date, un ban­quet en son hon­neur se tint à Paris, le 9 juin 1888. Les dis­cours qui y furent pro­non­cés ne laissent que peu de doutes quant à la filia­tion évi­dente entre la révo­lu­tion dau­phi­noise et la Révolution fran­çaise que fai­saient les pro­ta­go­nistes :

« Les Dauphinois de 1788 ont pré­paré et hâté 1789. Nous avons voulu, nous, leurs fils recon­nais­sants que le Centenaire de 1788 fût le pro­logue et comme l’ouverture du Centenaire de notre immor­telle et glo­rieuse Révolution fran­çaise. » (20)
« La jour­née des Tuiles a été la pre­mière pro­tes­ta­tion du Dauphiné s’armant de ses pré­ro­ga­tives contre les pré­ten­tions du pou­voir absolu. La Révolution y a com­mencé au nom du droit, car ce que la Cour appe­lait une rébel­lion, c’était Grenoble défen­dant la léga­lité contre l’arbitraire et la force […]. » (21)

 

Mais, plus encore, ils per­mirent de répondre au vœu des répu­bli­cains, celui qui avait motivé la com­mé­mo­ra­tion du Centenaire : l’exaltation de la nation, de la Patrie et des sen­ti­ments répu­bli­cains :
« Ce que vous trou­ve­rez chez nous, Monsieur le Président de la République, car le Dauphiné a la pro­messe de votre voyage, c’est un pays pro­fon­dé­ment et défi­ni­ti­ve­ment répu­bli­cain, ayant com­pris depuis long­temps que la République était le terme dési­rable et néces­saire de l’évolution glo­rieu­se­ment com­men­cée en 1788 et 1789. »
« Ce que vont récla­mer les grandes voix qui reten­tissent à Grenoble, à Vizille, à Romans, ce sont les prin­cipes qui ont fondé le gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif en France et qui doivent néces­sai­re­ment un jour trou­ver leur consé­cra­tion défi­ni­tive dans la forme répu­bli­caine. » (22)

 

La révo­lu­tion dau­phi­noise fut ainsi mise à l’honneur. Si l’inauguration de la Fontaine des Trois-Ordres – inau­gu­rée 1897 en pré­sence de Félix Faure – ou encore le tirage d’un timbre pos­tal ren­dant hom­mage au 7 juin 1888 à l’occasion de son bicen­te­naire purent por­ter témoi­gnage de l’importance de cette jour­née, force est de consta­ter qu’elle n’avait plus été saluée par une com­mé­mo­ra­tion jusqu’à l’élection d’Eric Piolle à la mai­rie de Grenoble.

 

 

 

La remobilisation du mythe grenoblois

 

 

« Afin d’associer toute la popu­la­tion et de créer un évé­ne­ment fes­tif, popu­laire et fédé­ra­teur, une fête de la jour­née des Tuiles sera orga­ni­sée en concer­ta­tion avec le milieu édu­ca­tif, asso­cia­tif et cultu­rel : une fête pour la démo­cra­tie du monde entier, dont le thème sera fixé chaque année par les créa­teurs. »

 

Défilé des géants lors de la fête des tuiles 2015 sur le cours Jean Jaurès à Grenoble. © Séverine Cattiaux - placegrenet.fr

Défilé des géants lors de la Fête des tuiles 2015 sur le cours Jean-Jaurès à Grenoble. © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

 

Telle était la pro­po­si­tion 18 du pro­gramme d’Eric Piolle qui sut mobi­li­ser ce mythe gre­no­blois, lui redon­nant ainsi toute sa valeur sym­bo­lique, et espé­rant recréer autour de lui un mou­ve­ment fédé­ra­teur. Son clip de cam­pagne avait cette voca­tion. Y étaient mobi­li­sés tous les élé­ments attes­tant de l’attitude pro­gres­siste de la ville de Grenoble qui fut, la pre­mière, pro­cla­mée ville Compagnon de la Libération ; qui vit ouvrir le pre­mier centre de plan­ning fami­lial ; qui construi­sit le pre­mier éco-quar­tier de France. Le clip com­men­çait et se ter­mi­nait par une réfé­rence à la jour­née des Tuiles, lui redon­nant sa place de « sym­bole phare » de la ville : « Les his­to­riens sont pra­ti­que­ment tous d’accord pour dire qu’à Grenoble en 1788 com­men­çait la Révolution fran­çaise » (22).

 

Le maire de Grenoble, en célé­brant la jour­née des Tuiles, nour­ris­sait les mêmes ambi­tions que les hommes de 1888 ; celle de fédé­rer les Grenoblois autour de la chose publique et de réunir les citoyens dans leur diver­sité. La ville de Grenoble a plei­ne­ment contri­bué à la per­pé­tua­tion de ce mythe que fut, et qui reste donc, la jour­née des Tuiles, en jouant ce rôle essen­tiel qu’est celui de la « cour­roie de trans­mis­sion » (23).

 

Défilé des géants lors de la fête des tuiles 2015 sur le cours Jean Jaurès à Grenoble. © Séverine Cattiaux - placegrenet.fr

Défilé des géants lors de la Fête des tuiles 2015 sur le cours Jean-Jaurès à Grenoble. © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

Si « cer­tains acteurs sociaux ou ins­ti­tu­tion­nels, mais aussi cer­tains grands mythes jouent un rôle actif dans la dis­sé­mi­na­tion de l’idéal répu­bli­cain » (24), fort est à parier que la jour­née du 6 juin 2015, et donc la mai­rie de Grenoble, ont par­ti­cipé à la dif­fu­sion de ce mythe qu’est la Révolution dau­phi­noise et, avec elle, la Révolution fran­çaise.

 

Elle a en effet ras­sem­blé, autour des valeurs incar­nées par ces deux évé­ne­ments, des dizaines de mil­liers de per­sonnes. En fai­sant « écho à un évè­ne­ment mar­quant de la mémoire com­mune, la Fête des Tuiles [fai­sait] le pari de voir les Grenobloises et les Grenoblois se ras­sem­bler, le temps d’une jour­née, pour célé­brer la citoyen­neté mélan­gée et insou­mise, dans une ville où la République est bien plus qu’une idée que l’on redé­couvre dans les moments de crise : une réa­lité que cha­cun par­tage et construit au quo­ti­dien ». Il s’agissait ainsi de rendre aux Grenoblois une jour­née qui leur appar­tient.

 

 

Amélie Stoeckle

Doctorante contrac­tuelle char­gée d’en­sei­gne­ment en his­toire du droit
Université Grenoble-Alpes

 

 

NOTES

 

(1) : Jean SGARD, Les trente récits de la Journée des Tuiles, Grenoble : Presses uni­ver­si­taires de Grenoble, 1988, p. 5.
(2) : Gérard CHIANEA, « Institutions dau­phi­noises, pré-révo­lu­tion et iden­tité pro­vin­ciale », in Les débuts de la Révolution fran­çaise en Dauphiné, 1788 – 1791, Grenoble : Presses uni­ver­si­taires de Grenoble, 1988, p. 34.
(3) : Sudhir HAZAREESINGH, « L’imaginaire répu­bli­cain en France, de la Révolution fran­çaise à Charles de Gaulle », Revue his­to­rique, 2011/3 (n°659), p. 639.
(4) : Gérard VIALLET, « La jour­née des Tuiles, acci­dent de l’histoire ou pre­mière mani­fes­ta­tion poli­tique popu­laire à la veille de 1789 ? », in Les débuts de la Révolution fran­çaise en Dauphiné, 1788 – 1791, Grenoble : Presses uni­ver­si­taires de Grenoble, 1988, p. 63.
(5) : Gérard CHIANEA, « Institutions dau­phi­noises, pré-révo­lu­tion et iden­tité pro­vin­ciale », in Les débuts de la Révolution fran­çaise en Dauphiné, 1788 – 1791, Grenoble : Presses uni­ver­si­taires de Grenoble, 1988, p. 40
(6) : Gérard VIALLET, « La jour­née des Tuiles, acci­dent de l’histoire ou pre­mière mani­fes­ta­tion poli­tique popu­laire à la veille de 1789 ? », in Les débuts de la Révolution fran­çaise en Dauphiné, 1788 – 1791, Grenoble : Presses uni­ver­si­taires de Grenoble, 1988, p. 69 – 70.
(7) Jean SGARD, Les trente récits de la Journée des Tuiles, Grenoble : Presses uni­ver­si­taires de Grenoble, 1988, p. 8.
(8) : Cité in Gérard VIALLET, « La jour­née des Tuiles, acci­dent de l’histoire ou pre­mière mani­fes­ta­tion poli­tique popu­laire à la veille de 1789 ? », in Les débuts de la Révolution fran­çaise en Dauphiné, 1788 – 1791, Grenoble : Presses uni­ver­si­taires de Grenoble, 1988, p. 63
(9) : Jean-Pierre AZEMA, Michel WINOCK, La Troisième République, Paris : Calmann-Lévy, 1986, p. 54.
(10) : Les monar­chistes obtinrent en effet 400 dépu­tés ; les répu­bli­cains 150 seule­ment.
(11) : Jean-Pierre AZEMA, Michel WINOCK, La Troisième République, Paris : Calmann-Lévy, 1986, p. 67.
(12) : Jean-Pierre AZEMA, Michel WINOCK, La Troisième République, Paris : Calmann-Lévy, 1986, p. 157.
(13) : Jean-Pierre AZEMA, Michel WINOCK in Philippe NIETO, Le cen­te­naire de la Révolution dau­phi­noise, Vizille, un mythe répu­bli­cain, Grenoble : Presses uni­ver­si­taires de Grenoble, 1988, p. 120.
(14) : Philippe NIETO, Le cen­te­naire de la Révolution dau­phi­noise, Vizille, un mythe répu­bli­cain, Grenoble : Presses uni­ver­si­taires de Grenoble, 1988, p. 61.
(15) : Gilbert ZAKSAS in Débats de l’Assemblée natio­nale consti­tuante, Paris, Impr. des jour­naux offi­ciels, 1946, p. 606.
(16) : Il convient de pré­ci­ser qu’une fois encore les répu­bli­cains étaient divi­sés. Les oppor­tu­nistes sou­hai­taient que la Révolution fût célé­brer de manière triom­phale ; les autres étaient par­ti­sans d’une fête a minima.
(17) : La Troisième République était, à cette date, ébran­lée par la crise bou­lan­giste.
(18) : Philippe NIETO, Le cen­te­naire de la Révolution dau­phi­noise, Vizille, un mythe répu­bli­cain, Grenoble : Presses uni­ver­si­taires de Grenoble, 1988, p. 121.
(19) : Décision du conseil géné­ral de l’Isère en date du 19 août 1886 in Philippe NIETO, Le cen­te­naire de la Révolution dau­phi­noise, Vizille, un mythe répu­bli­cain, Grenoble : Presses uni­ver­si­taires de Grenoble, 1988, p. 61.
(20) : Discours de Casimir Perier.
(21) : Discours de Félix Roux.
(22) : Discours de Casimir Perier.
(23) : Clip de cam­pagne de M. Eric Piolle

(24) : Sudhir HAZAREESINGH, « L’imaginaire répu­bli­cain en France, de la Révolution fran­çaise à Charles de Gaulle », Revue his­to­rique, 2011/3 (n°659), p. 648.
(25) : Sudhir HAZAREESINGH, « L’imaginaire répu­bli­cain en France, de la Révolution fran­çaise à Charles de Gaulle », Revue his­to­rique, 2011/3 (n°659), p. 648.

 

 

 

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