ARaymond : le projet qui donne des boutons aux riverains

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DÉCRYPTAGE – Installée depuis 150 ans dans le quartier Berriat à Grenoble, l’entreprise ARaymond – à l’origine du bouton-pression – a revendu une partie de son terrain, suite à la délocalisation de sa production à Saint-Egrève. Si l’entreprise historique conserve son siège social récemment rénové et son musée le long de la ligne de tram A, elle a décidé de construire, avec la société Eiffage, de nouvelles habitations sur sa partie sud. Un projet qui suscite la controverse…

 

 

 

Vue d'architecte des futurs immeubles d'habitation sur l'ancien site de production ARaymond à Grenoble. © Patriarche & Co

Vue d’architecte des futurs immeubles d’habitation sur l’ancien site de production ARaymond.     © Patriarche & Co

 

Six nouveaux immeubles et 600 riverains de plus… Le réaménagement de l’ancien site de production d’ARaymond inquiète sérieusement les riverains et l’union de quartier Berriat Saint-Bruno Europole. En cause, le manque de places dans les écoles du secteur, l’ajout de 300 nouveaux véhicules, et un manque de logements sociaux qui pourrait « embourgeoiser le quartier ». La densité de population sera même supérieure au projet de l’Esplanade annulé par la municipalité d’Éric Piolle, ne manque pas de souligner l’union de quartier.

 

Pour l’heure, les travaux n’ont pas commencé. Deux permis de construire ont été déposés et un troisième devrait arriver prochainement. Mais l’union de quartier a décidé de se mobiliser avec une pétition papier et en ligne, qui a recueilli entre 700 et 800 signatures au total pour le moment.

 

Pour décrypter ce dossier, Place Gre’net a rencontré Bruno de Lescure, président de l’union de quartier Berriat Saint-Bruno Europole, et Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme à Grenoble. Confrontation de leurs points de vue sur le projet ARaymond.

 

 

 

LA DENSITÉ DE POPULATION

 

 

Le projet d’habitations ARaymond est estimé à 230 logements par hectare, soit 30 % de plus que celui de l’Esplanade abandonné. L’intégration du projet au quartier est-elle viable ?

 

Bruno de Lescure, président de l'union de quartier Chorier Berriat Europole. © Ludovic Chataing - placegrenet.fr

Bruno de Lescure

 

Le problème c’est la densité et non pas spécialement les hauteurs. Il faut qu’on nous explique comment on fait pour mettre 300 logements, soit 600 personnes de plus. Si on fait le calcul, cela fait 20 % d’enfants sur l’ensemble. Où va-t-on les mettre ?

 

La densité génère beaucoup de choses. On n’est pas contre le projet. Si celui-ci est réduit d’un tiers, quelque part, on sera d’accord. Pour faire simple, si sur les six barres deux sont enlevées, ce sera bon.

 

Vincent Fristot adjoint à l’urbanisme et au logement, en charge de la transition énergétique et nouveau président de GEG. © Sara Saidi - placegrenet.fr

Vincent Fristot

 

Il faut voir comment cela s’insère dans le site. Il faut relativiser les choses, sans pour autant négliger l’impact. On a réduit de 2000 m² la surface plancher, ainsi que les hauteurs sur les rues Commandant Debelle et du Drac. Il y a eu des améliorations sur cette opération.

 

Nous étions dans le cadre de la réglementation du Plan local d’urbanisme (PLU). L’entreprise ARaymond a pris la précaution d’éviter des modifications du PLU. On avait un acte d’urbanisme de 2012 qui figeait les règles d’urbanisme.

 

Le chiffre de 500 à 600 personnes, selon l’occupation des logements, est plausible. Il y a des familles, mais aussi des seniors puisqu’une résidence pour personnes âgées est prévue. Mais le permis de construire n’a pas encore été déposé.

 

Permis de démolir et d'aménager sur l'ancien site de production ARaymond à Grenoble. © Ludovic Chataing - placegrenet.fr

Permis de démolir et d’aménager sur l’ancien site de production ARaymond. © Ludovic Chataing – placegrenet.fr

 

 

LES LOGEMENTS SOCIAUX

 

 

Autre inquiétude de l’union de quartier et des riverains : la question des logements sociaux. Ils sont à 14 % dans ce secteur, en-dessous de la moyenne grenobloise située à 19,5 %.

 

Bruno de Lescure, président de l'union de quartier Chorier Berriat Europole. © Ludovic Chataing - placegrenet.fr

 

Bruno de Lescure

 

La population du quartier ne doit pas changer. Il faut qu’il y ait plus de logements sociaux, qu’on ne se retrouve pas avec un embourgeoisement global du quartier. Cette dimension-là est aussi importante.

 

Vincent Fristot adjoint à l’urbanisme et au logement, en charge de la transition énergétique et nouveau président de GEG. © Sara Saidi - placegrenet.fr

Vincent Fristot

 

Le PLU prévoit des obligations de 20 % de logements sociaux. Cela pourrait être plus. Malheureusement, quand nous avons changé le PLU en décembre 2014, nous n’avons pas pu trop augmenter ce taux sur ce secteur-là car nous étions limités, dans le cadre d’une modification dite “légère” du PLU.

 

Il était important d’imprimer des orientations politiques sur le PLU avant que ce ne soit une compétence de la Métro [ce qui est le cas depuis le 1er janvier 2015, ndlr]. On a poussé un peu le taux de logements sociaux sur certaines opérations : 40 % pour les constructions neuves de la Zac Presqu’île, 40 % sur l’opération de l’Esplanade, et entre 30 et 40 % sur la Zac Flaubert. Pour le site d’ARaymond, nous ne pouvions pas monter davantage qu’à 20 %.

 

 

➔ Le Plan local d’urbanisme (PLU), document de référence pour des projets d’urbanisme et d’aménagement, pose les règles générales d’utilisation du sol sur un territoire défini. Dans le cas présent, il est question de hauteur des immeubles par rapport aux largeurs des rues, mais aussi de la part de logements sociaux.

 

D’après les deux permis de construire affichés dans la rue, il est prévu très exactement 10 logements sociaux sur 52, d’une part, et 19 logements locatifs sociaux sur 90, d’autre part. Soit 20,42 % de logements sociaux.

 

Plaque ARaymond à l'entrée du site de Grenoble. © Ludovic Chataing - placegrenet.fr

Plaque ARaymond à l’entrée du site de Grenoble. © Ludovic Chataing – placegrenet.fr

 

 

CONSTRUCTION D’UNE ÉCOLE SUR LE SITE ARAYMOND

 

 

La mairie souhaite créer une nouvelle école à Grenoble. Pourtant, le site d’ARaymond n’a pas été retenu parmi les projets…

 

Bruno de Lescure, président de l'union de quartier Chorier Berriat Europole. © Ludovic Chataing - placegrenet.fr

Bruno de Lescure

 

L’argument majeur contre la construction d’une école est que les terrains sont pollués. Une directive prévoit en effet qu’on ne peut pas faire une école sur un terrain aussi pollué. Mais ce n’est qu’une directive, elle n’impose pas réglementairement à la Ville de faire comme ça. Il va falloir qu’on nous explique la différence entre un gamin qui joue dans la cour de l’école, et un autre qui joue dans une cour d’immeuble, sur le même terrain et dans les mêmes conditions.

 

Le plus gros, c’est qu’à terme, il n’y aura plus de sols puisque des parkings souterrains sont prévus. En-dessous, c’est la nappe phréatique. Nous, l’union de quartier, affirmons que la position est très intéressante géographiquement [pour une école, ndlr]. Certains parents disent que non. J’ai participé à une réunion de positionnement pour la nouvelle école. Au départ, il y avait cinq scenarii, mais le projet ARaymond n’a pas été inclus dans la réunion. Pour moi, tout cela n’a pas été étudié correctement. Il n’y a pas eu de vraies comparaisons avec les autres projets.

 

Vincent Fristot adjoint à l’urbanisme et au logement, en charge de la transition énergétique et nouveau président de GEG. © Sara Saidi - placegrenet.fr

Vincent Fristot

 

Je me suis posé la question d’une école sur le site ARaymond, l’été dernier. Il se trouve que je suis riverain. Les services de la Ville m’ont ensuite dit que le site était répertorié comme pollué dans les bases nationales de l’Ademe. Et pour faire une école sur ces sites, il faut le justifier en disant qu’on n’a pas d’autres possibilités de construire ailleurs.

 

Les règles administratives sont beaucoup plus strictes pour les écoles. C’est la Dreal, un service de l’État, qui reçoit des dossiers de demande de dépollution d’Eiffage pour le compte d’ARaymond. Elle doit prouver que la qualité des terrains est satisfaisante, une fois ceux-ci dépollués. Ce ne sont pas les compétences de la Ville.

 

Il est vrai que Berriat est un secteur tendu en matière d’école. La Ville a des projets sur la maternelle Diderot et sur l’ancienne école Berriat. Il y a aussi d’autres pistes au niveau du secteur. Fabien Malbet, adjoint à l’école et au patrimoine scolaire, travaille sur le dossier.

 

 

➔ Une nouvelle école ne pourra être livrée avant trois ou quatre ans, d’après Vincent Fristot. La directive évoquée par Bruno de Lescure est probablement la circulaire interministérielle datant de février 2007, disponible sur le site sante.gouv.fr. Celle-ci met en avant le principe de précaution.

 

Une carte des écoles sur le secteur Chorier Berriat. © Ludovic Chataing - placegrenet.fr

Une carte des écoles sur le secteur Chorier Berriat. © Ludovic Chataing – placegrenet.fr

 

 

DE NOUVEAUX BOUCHONS EN PERSPECTIVE À BERRIAT ?

 

 

Le projet actuel prévoit, à terme, un parking souterrain de 300 places. Ne faut-il pas  craindre un risque de saturation automobile dans le quartier ?

 

Bruno de Lescure, président de l'union de quartier Chorier Berriat Europole. © Ludovic Chataing - placegrenet.fr

Bruno de Lescure

 

Il y a déjà des bouchons sur le cours Berriat, c’est clair. Mais le problème, ce serait qu’il y ait 100 à 150 véhicules qui sortent le matin. Ce serait un bazar sans nom. Le problème c’est que le cours est déjà saturé. Ce sont 300 véhicules qui viendraient en plus. Visiblement, ils ont décidé d’arborer les trottoirs, ce qui n’est pas une mauvaise chose. On verra bien combien de places vont sauter. A voir.

 

Vincent Fristot adjoint à l’urbanisme et au logement, en charge de la transition énergétique et nouveau président de GEG. © Sara Saidi - placegrenet.fr

Vincent Fristot

 

Le PLU impose des locaux à vélos et des dispositions qui visent à privilégier d’autres modes que la voiture. Nous ne sommes plus au XXe siècle. Dans le quartier Caserne de Bonne, il y a en moyenne cinq fois plus de vélos que dans la ville car les opérations d’urbanisme intègrent, dès l’origine, des facilités pour des modes doux de déplacements. C’est un quartier très favorable pour l’usage du vélo, dans la continuité de la Presqu’île scientifique.

 

Pour autant, on ne résout pas tout avec ça. Conformément au dispositif du PLU, il est nécessaire de construire un parking. Nous allons très prochainement rencontrer les riverains pour évoquer cette question.

 

 

➔ D’après les plans d’architectes, l’implantation d’arbres ne devrait pas affecter les places de parking, rue du Drac. En revanche, ce serait le cas rue Marx Dormoy.

 

Affiche dans le quartier Berriat incitant à signer la pétition contre le projet ARaymond. © Ludovic Chataing - placegrenet.fr

Affiche dans le quartier Berriat incitant à signer la pétition contre le projet ARaymond. © Ludovic Chataing – placegrenet.fr

 


RACHAT DU TERRAIN PAR LA VILLE

 

 

Dans certains cas, lors d’une vente de terrain, la mairie peut utiliser son droit de préemption. C’est-à-dire racheter le terrain à son compte pour d’éventuels projets. Un choix qui n’a pas été fait ici.

 

Bruno de Lescure, président de l'union de quartier Chorier Berriat Europole. © Ludovic Chataing - placegrenet.fr

Bruno de Lescure

 

La Ville a refusé de préempter. La vente ne peut avoir lieu qu’après la demande de permis de construire. Le demandeur peut exiger une réponse sous trois mois. Donc la Ville disposait de ce délai pour répondre. Elle attendait la rétrocession des 3 mètres de trottoirs.

 

ARaymond a dit : “Moi, de toute façon, je ne gagne pas d’argent, je vais vendre mon terrain”. Je leur ai dit : “Que vous vendiez le terrain à la Ville ou à Eiffage, vous vous en foutez, ce sera exactement le même prix. Si vous le vendez à la Ville, ce sera sur la base de la constructibilité des terrains”. Que la vente aille à X, Y ou Z, ARaymond s’en fout. En revanche, la Ville peut dire que c’est trop cher.

 

Vincent Fristot adjoint à l’urbanisme et au logement, en charge de la transition énergétique et nouveau président de GEG. © Sara Saidi - placegrenet.fr

Vincent Fristot

Le fait que la ville achète doit être compatible avec des objectifs d’intérêt public. La Ville achète pour disposer de foncier, dans le cadre d’une école par exemple ou d’un équipement sportif. Or, il n’y a pas de projets particuliers sur ce site.

 

Je me souviens avoir fait des préemptions, dans le cadre de la vente d’un immeuble à une société d’investissement. Il se trouve que l’immeuble pouvait être réhabilité en logement social. Dans ce cas-là, ce sont des opérations intéressantes et on fait jouer le droit de préemption de la Ville. Il faut un projet solide. Nous ne sommes pas dans ce cadre-là avec ARaymond. Le problème, c’est le coût important de la dépollution. Il aurait fallu quelques millions d’euros pour faire un nouveau parc.

 

 

➔ Le droit de préemption est aussi appelé Déclaration d’intention d’aliéner (DIA).

 

L'ancienne usine ARaymond. © Ludovic Chataing - placegrenet.fr

L’ancienne usine ARaymond. © Ludovic Chataing – placegrenet.fr

 

 

TERRAIN D’ENTENTE

 

 

Quels sont les points positifs du projet ?

 

Vincent Fristot adjoint à l’urbanisme et au logement, en charge de la transition énergétique et nouveau président de GEG. © Sara Saidi - placegrenet.fr

Vincent Fristot

 

On s’inscrit dans une opération qui permet de sortir d’une certaine friche. Le site d’ARaymond a déménagé la partie production, avec une diminution des risques environnementaux pour le voisinage. La volonté d’ARaymond de conserver une activité tertiaire est intéressante du point de vue de la mixité, avec la présence de bureaux et de logements. C’est intéressant également du point de vue des transports, car la proximité de l’arrêt Berriat – Le Magasin permet d’avoir une très bonne desserte en tramway du quartier.

 

Bruno de Lescure, président de l'union de quartier Chorier Berriat Europole. © Ludovic Chataing - placegrenet.fr

Bruno de Lescure

 

Le seul bon côté, c’est que c’est un endroit du cours Berriat qui est dévitalisé. S’il y a 300 ou 400 personnes de plus, c’est un plus pour les commerces de proximité. Cela rendra plus vivant le quartier. Voilà pourquoi nous disons, depuis le début, que nous ne sommes pas contre tout projet, mais contre ce projet précis.

 

 

 


UN CONFLIT À LONG TERME ?

 

 

Plusieurs réunions, le 10 octobre 2014 et le 27 février 2015, ont déjà permis d’engager la discussion entre les trois principaux acteurs : ARaymond – Eiffage, la ville de Grenoble et les riverains représentés par l’union de quartier. Cette dernière se prépare à utiliser tous les recours de justice possibles pour ralentir le projet.

 

Bruno de Lescure, président de l'union de quartier Chorier Berriat Europole. © Ludovic Chataing - placegrenet.fr

Bruno de Lescure

 

On est dans une stratégie débile, mais on n’a pas le choix. En juillet 2014, ARaymond a présenté la deuxième version du projet. A la fin, Vincent Fristot a dit : “On va tenir compte de tout ce que vous avez dit”. Je lui ai répondu : “Quand est-ce qu’on se revoit ?”. Il m’a répondu : “On se revoit pas”. Ils ont effectivement fait baisser les périphériques mais c’est insuffisant.

 

Vincent Fristot adjoint à l’urbanisme et au logement, en charge de la transition énergétique et nouveau président de GEG. © Sara Saidi - placegrenet.fr

Vincent Fristot

 

On espère que la raison l’emportera de part et d’autre. On peut discuter, mais il y a plusieurs parties dans le dossier et il faut que ce dossier ne s’enlise pas. J’ai su qu’il y avait récemment eu une rencontre entre ARaymond et l’union de quartier. Nous avons répondu positivement pour recevoir les requérants concernant les questions liées aux espaces publics et à la circulation. Ce dossier représente une évolution importante pour le quartier. C’est forcément dans la discussion et le dialogue que les choses aboutiront.

 

 

En octobre 2014, la ville de Grenoble a dû faire face à la colère des employés de GEG. Si des discussions ont eu lieu, depuis, la majorité n’est pas pour autant revenue sur sa décision finale. En sera-t-il de même pour le “dossier” ARaymond ? Affaire à suivre…

 

 

Ludovic Chataing

 

 

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Commentaires 10
  1. De mon côté, j’habite déja rue Marx Dormoy, dans du privé. Je paye mes factures EDF les yeux de la tête car au RDC + électrique…en attente d’un logement social je suis POUR ce projet qui en construit de nouveaux. Je tiens également à préciser qu’il y en a marre de toujours penser qu’aux familles et aux enfants, il y a les autres aussi qui n’ont pas d’enfants, souvent ceux qui ont le moins d’aides. Des écoles il y en a déjà pas mal à mon goût dans le quartier et si il en manque réellement ce n’est pas la faute d’ARaymond, il faut régler ça avec la Ville.

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  2. Sur l’argumentaire de l’école, le positionnement de l’école sur ce site concentrerait la plupart des écoles du secteur 1 sur le même périmètre et dans l’axe Vallier-Ampere-Anthoard pénalisant les familles qui vivent au nord ouest du quartier (secteur Diderot). D’un point de vue géographique les anciens locaux du Greta auraient été plus intéressants. Le pb sur le secteur c’est qu’il faut aller vite car en 2017 les sureffectifs seront là et la solution de mettre des algérois à Ampère n’est pas souhaitable
    Par ailleurs si la solution sur A Raymond n’a pas effectivement étudié par les services ce que l’on peut regretter, il a été mis au vote lors de la réunion et n’a pas été retenu par les participants cf http://anthoard.blogspot.fr/2015/03/cr-reunion-de-prospective-scolaire.html
    La solution qui a les faveurs des parents et des directeurs d’école est donc l’agrandissement de Diderot pour faire une primaire pour la plus gde joie des parents qui ne feront plus les aller retours avec leurs enfants à Anthoard (1km) et la création d’une maternelle dans les locaux de l’école privée saint Bruno faisant un groupe scolaire homogène avec Berriat et Anthoard.
    Reste le problème de la densification du quartier avec ce projet à décoréller du pb d’école qui sera là avec ou pas ce projet…
    Laurent Ripoll (je réponds en mon nom propre)
    Parent d’élèves Anthoard
    Ex membre du CCS 1
    Membre du collectif école et college de proximité

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    • La correction automatique joue de mauvais tour. Je voulais dire algéco pas algérois bien évidemment.

      Laurent Ripoll

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    • eh oui il faut bien que les promoteurs fassent leur beurre même au détriment des riverains, depuis que sylvia pinel a lancé sa loi pinel en 2015, les ventes de logements neufs ont explosés donc il faut s’attendre à voir d’autres projets de ce type sortir de terre…

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  3. Mais au fait, de qui l’union de quartier est-elle représentative ?
    Je ne suis pas sûr qu’elle soit représentative des habitants du quartier, ni même des riverains de la rue Marx Dormoy et de la Place Saint-Bruno.
    J’ai peur que Place Grenet se soit fait légèrement instrumenter. Décidément, entre le Daubé, Le Postillon et Place Grenet, l’info locale ne semble pas à la hauteur des enjeux citoyens de l’agglo grenobloise.

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    • Merci pour votre réaction. Si le titre de l’article – court par définition – est un peu général, l’article précise bien que la pétition a été lancée par l’union de quartier et qu’il s’agit d’opposer les arguments de celle-ci à ceux de Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme à Grenoble. A aucun moment, il n’est dit que la totalité des habitants partage l’opinion de leur union de quartier. D’où l’intérêt des commentaires pour élargir le débat. 🙂

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    • Bonjour,
      Le quartier s’est structuré pour effectivement lancer une pétition et plus globalement une discussion autour de ce projet de rénovation urbaine.
      Ce que décrit précisément d’ailleurs l’article. En tant que riveraine, il s’agit pour nous de faire valoir les différentes options pour satisfaire la création de logements, dans un cadre respectueux du développement durable avec un parc public si possible, et surtout (sujet de nombreuses discussions) de la création d’une école.

      Sur les points aujourd’hui proposés par la Ville, nous sommes en complète contradiction avec les engagements de campagne…l’article le pointe factuellement sans faire l’amalgame entre l’ensemble des habitants et l’union de quartier.

      Et l’union de quartier est isolée, elle ne représente évidemment pas tous les habitants, mais a le mérite de vouloir de la concertation (chère aux prétendues promesses de campagne), or dans les faits il n’y a AUCUNE concertation sur la genèse du projet.

      A ma connaissance il n’existe aucun autre groupe structuré intéressé par la future vie de son quartier à Berriat, alors les entendre serait déjà en soi une preuve d’ouverture, quitte du coup à organiser une véritable concertation élargie aux habitants du quartier par la municipalité…(nous en sommes très loin malheureusement, l’adjoint a fermé sa porte pour réétudier le dossier, il écoute sans jamais ne prendre de décision, il reçoit l’union de quartier dans un échange cordial sans suite).

      Il me semble justement que Gre’net offre un espace de discussions avec les commentaires, et a le mérite d’être centré sur notre territoire, je le trouve justement assez objectif notamment politiquement ce qui évite la diversion et le lobby d’autres médias.

      Le postillon est un journal orienté, son objectivité et sa transvervalité d’idées à l’inverse de Gre’net ne sont pas représentatives de la pluralité par essence même, en revanche la presse alternative doit trouver sa place dans une métropole comme Grenoble et même si je ne partage que très peu des formulations du canard, il a le mérite d’exister dans une période où la liberté de la presse est parfois contestée.

      Quant au Dauphiné, il est trop généraliste pour apporter la précision sur un quartier, ou un éclairage politique précis…

      Cette diversité d’offres rédactionnelle, complétée par d’autres médias (nationaux ou non), est une richesse, conserver son propre regard critique est fondamental. Pour ma part, certains m’accusent d’être trop à gauche, d’autres d’être devenue anti-piolle, ce type de critiques apparait par les commentaires, il ne peut être que local car centré sur un territoire: seul Gre’net (un peu rue89) me l’offre et me permet justement de revoir parfois certains de mes jugements par des arguments contradictoires.

      sep article
  4. Je suis habitante du quartier…
    La première réunion a été une présentation publique du projet comme elle a lieu dans quasi toutes les les villes.
    Devant le sourire angélique de l’adjoint au Maire j’ai cru jusqu’à la fin de la réunion que la prétendue concertation citoyenne sur les projets allait s’appliquer, à la cloture de cette réunion de présentation…la réponse plutôt surprenante a été « on ne se verra plus », belle concertation.

    Dès lors, le collectif du quartier a rappelé les des promesses de campagne oubliées, comme l’école tant attendue de ce côté de Berriat, comme le nombre de logements réduit pour mettre en place un parc public, et effectivement comme le dit l’article la question du stationnement.

    Toujours les mêmes problèmes comme à l’esplanade, la concertation n’existe pas ou elle arrive trop tard, une fois que tout est ficelé, une fois que les acteurs privés sont dans la danse…et on perd tous du temps, riverains, commune, entreprises…

    Finalement, ARaymond avec Eiffage ont provoqué une nouvelle réunion en février cette année. Le projet de nouveau présenté (non concerté) n’avait quasi pas évolué, pire il était cette fois maquetté.

    Ce que j’observe finalement:
    – la concertation citoyenne pour CONSTRUIRE ET METTRE en place un projet dans ces toutes premières phases n’a pas lieu, le projet arrive ficelé,
    – les travaux sont confiés d’emblée à des acteurs privés sans tenir compte de l’attractivité éventuelle de mettre en place des espaces verts publics, (les arguments écologiques se retournent contre l’aménageur, je crois rêver !)
    – évidemment je ne suis pas du tout favorable aux recours, mais je crains que d’autres dans le collectif l’utiliseront (là encore, c’est l’arroseur arrosé, un nouveau recours s’annonce donc)

    Conclusion pour un riverain:
    les promesses électorales ne sont encore pas respectées:
    – pas de co-construction citoyenne sur la refonte même d’une partie du quartier,
    – pas de dé-densification des batiments lorsqu’un projet citoyen propose justement une alternative en créant un parc,
    – des discussions interminables sur la possibilité de créer une école.

    Pire la ville va vivre probablement un recours, son arme favorite qui va se retourner dans ce projet d’amenagement.

    Au final: toujours les mêmes résultats pour le quartier.
    Pas de logements neufs, pas d’espace vert, pas de boulot, pas de…
    Un projet qui cafouille, qui prend du temps, des recours, etc… bref Grenoble.
    Sauf que cette fois la partie adverse ce sont les citoyens.

    La méthode ne va pas, elle se retourne même contre la majorité, c’est surréaliste

    Dans le collectif du quartier, la déception a laissé place à la colère, attendons de voir les nouveaux arguments autour de l’école…
    Mettre en place une logique de concertation c’est faire du tirage au sort pour désigner des représentants dans les quartiers, plutôt que de retenir des gens acquis à la cause de la majorité, sans quoi des blocs d’idées vont se renforcer les uns contre les autres, et renforcer l’opposition citoyenne plutôt que la développer, au risque de voir naître des collectifs d’opposants en face des groupes mis en place par la ville.

    L’autosatisfaction de l’équipe semble décidément bien sourde aux problèmes qui surgissent.
    Il ne faudra effectivement que la décision concernant l’école et les espaces verts ne tardent pas trop (la notion du temps n’est aussi pas la même, on entend parler de 3 ans maintenant !).

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  5. heueueu … si vous pouviez m’expliquer ce que vient faire la référence à la colère des salariés de GEG ici … C’est complètement hors sujet, sauf si le sujet est une énième pique anti-municipalité Piolle !!!
    Il est quand même à remarquer que la municipalité prend en compte les besoins des futurs nouveaux habitants du quartier, notamment en matière d’école. Si on construit et que les enfants ne trouvent pas de place dans les écoles, il n’y aurait pas de manifestations de parents en colère ? et ils auraient raison.
    Les permis de construire sont donc peut être un peu plus compliqués qu’une simple signature au bas d’un document … Mais Il ne faudrait pas trop trainer quand même …

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  6. Je ne comprend pas pourquoi le sujet porte à controverse, certes, il va y avoir de nouveaux logements, plus de places de parkings. Mais vous préférez voir votre quartier se ghettoiser
    ou s’embourgeoiser ? Personnellement j’ai fait mon choix. Pus il existe des lois de défiscalisation comme le dispositif Duflot ou la loi Pinel qui permet aux foyers les plus modestes d’obtenir plus facilement un logement, notamment à la loi Pinel . Cela impose aux investisseurs de louer les biens à des foyers plus modestes. Cela ne ghettoïse pas les quartiers, cela ne les embourgeoise pas non plus.

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