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La startup Troccauris va-t-elle révolutionner le troc avec un coquillage ?

sep article

EN BREF – Le cauris, ce coquillage qui sert encore de monnaie d’échange dans le monde, va-t-il révolutionner le troc en France ? A Grenoble, trois jeunes entrepreneurs ont eu l’idée de créer une plate-forme d’échanges d’objets couplée à une monnaie virtuelle. 

 

 

 

Vendre sur le net, tout le monde connaît. Échanger sur le net ? La pratique a ses adeptes mais aussi ses limites. Leurs études tout juste terminées, trois étudiants grenoblois testent depuis trois mois une autre forme de troc, couplée à une monnaie virtuelle, le cauris, ce coquillage qui sert encore de monnaie d’échange dans plusieurs pays du monde.

 

Ils en ont tiré le nom de leur startup, incubée à Grenoble école de management : Troccauris. Sur leur plate-forme d’échanges, une grosse centaine de biens sont candidats au troc. On y trouve à peu près de tout : meubles, assiettes, télévisions, vélos… qui s’échangent ou se monnaient en cauris.

 

Jérôme Guilmain et Audrey Bouvier, fondateurs de Troccauris, plate-forme web d'échanges d'objets. Credit Troccauris

Jérôme Guilmain et Audrey Bouvier, fondateurs de Troccauris, plate-forme web d’échanges d’objets.

 

« Le simple troc est assez limité en raison de la différence de valeurs entre objets, explique Audrey Bouvier. Le principe de Troccauris est d’échanger à plusieurs et de compenser la différence de valeur ».

Ainsi, si deux biens n’ont pas la même valeur, le propriétaire du bien le plus “important” recevra, en complément, des cauris qui lui permettront d’acquérir, par la suite, un autre objet sur le site.

 

 

 

Bientôt une seconde version du site

 

 

Lauréat en 2014 du prix Pepite, concours national dédié aux étudiants-entrepreneurs, Troccauris se développe doucement. Une dizaine d’échanges ont ainsi déjà eu lieu. Et la petite équipe, à la faveur d’une campagne de financement participatif sur KissKissBankBank qui a permis de réunir 4.000 euros, travaille d’ores et déjà sur la seconde version du site.

 

« On a atteint le premier pallier. Notre objectif serait aujourd’hui de collecter 10.000 euros », continue Audrey Bouvier. Pour mieux accompagner l’internaute, améliorer le design mais aussi proposer la livraison, voire intégrer des comptes « Premium ». Deux nouveaux services qui permettraient à la petite équipe, qui ne prélève pas de commission sur les ventes, de se rémunérer.

 

 

Patricia Cerinsek

 

 

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